Un an au Japon, épisode XIII

Coucou du mardi!


J’espère que vous allez tous bien Happy


Ici la rentrée de fille chérie s’est bien passée, on espère que ça continue jusqu’à la fin de l’année!


Aller c’est parti pour un dernier épisode sur mon année au Japon…


Le temps des adieux



D’une fois de retour des vacances, les souvenirs s’emmêlent un peu beaucoup.

Parce que je n’ai plus rien écrit jusqu’au départ, les pièces du puzzle se trouvent dans les photos, dans tous les petits souvenirs que j’ai amassé, dans le carnet de souvenir rempli par tous mes camarades de classe - même les garçons! - les puri-kura - ces petites photos auto-collantes qui étaient le summum de la mode quand j’y étais - que je faisais à tout bout de champ et collectionnais…

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Et vu la quantité d’affaires que j’ai ramené, je vous dis pas la complexité du puzzle - j’arrive d’ailleurs pas à remettre la main sur le dernier film de mon année… celui où il y a une photo de moi devant le Mt. Fuji ( mouais dire Mt- Fujiyama c’est une redondance, dans l’optique ou yama veut dire montagne Winking ) Mais si je retrouve ces photos, je vous les mettrais Happy


Avec le recul je peux le dire, j’étais allègrement atteinte de ce syndrome que j’ai retrouvé et compris une fois adulte lors de mes expatriations: la non-envie absolue de rentrer. Et quelque part ne plus écrire c’était tenter d’échapper au temps qui passe inexorablement.


A l’époque c’était moins clair dans ma tête, déjà parce qu’à 17 ans dur de croire que les adultes qui se sont fendus d’une explication paternaliste sur les phases émotionnelles d’un échange d’étudiant en immersion ( qui sont essentiellement les mêmes phases que pour un expat’ ) puissent avoir raison sur quelque chose qui te concerne. Après tout tu as 17 ans, tu es le maître du monde - ou du moins tu rêves de le devenir- et tu sais tout mieux que tout le monde.

Et puis, indépendamment de cette méfiance de l’adulte, il y a cette réalité qui fait qu’aucune tabelle d’explications sur des phases normales de comportement ne te prépare à le vivre. Et les sentiments que tu ressens sont souvent impossibles à faire rentrer dans cette description stérile et paternaliste qu’on t’a fourni.

Personne ne te parle des nuits et des nuits de cauchemars où ton subconscient invente mille et une méthode pour ne PAS rentrer - j’en ai parlé un peu lors du dernier billet, c’était très violent, et le fait que j’ai failli bien malgré moi être exaucée aidait pas mes conflits de loyauté - Comment se regarder en face quand on rêve la nuit de la mort de ses parents comme échappatoire à une séparation qu’on voit comme insurmontable?

Mais voilà après un an en immersion, j’étais pas pressée de rentrer, au contraire. Je sais que c’est pas le cas de tout le monde. Mais pour moi, rentrer a été un authentique cataclysme, j’avais fait des gros efforts pour me construire une vie, j’avais des amies, mon club d’Aikido, mes petites habitudes, je faisais des progrès de géant en japonais, et même si j’avais des critiques et des moments de blues, j’étais bien dans la vie que je m’étais construite.

Le fait est qu’étant étrangère au Japon, j’avais de base un statut d’ovni, et que ce statut tout en contradiction, où je pouvais sans sourciller passer du fait d’être trop mature pour mon âge, à faire un trip sur Hello Kitty et trouver ça trop mimi, était plus proche d’exprimer l’intégralité de moi - qui ai toujours oscillé entre l’excentricité et la normalité, un peu à vouloir le meilleur de tous les mondes - que ce que je l’avais jamais été.

Le départ c’était une page de ma vie qui se refermait à jamais, parce que même si j’y retournais un jour, j’avais conscience du fait que plus jamais je ne retrouverais cet effet d’immersion.

Dans les souvenirs qui pointent dans ces dernières semaines…

Il y a la neige - qui ne passe pas toutes les années à Okazaki- qui a fait son apparition et qui a encore pas si mal tenu dans le jardin.

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Il y a la collection des cartes de voeux de Nouvel An. Les japonais couplent Nouvel An avec Nouvel An Chinois, ce qui fait qu’à Nouvel An on fait tous les rituels pour chasser les mauvais esprits de la maison, et surtout on s’envoie les cartes de voeux. 1999 c’était l’année du lapin - comme 2011 d’ailleurs Happy - et même si aucune de mes cartes n’a gagné à la loterie organisée par la poste - Les cartes sont numérotées, on les dépose à la poste à l’avance et la poste les distribue pour la nouvelle année puis elle tient une loterie et certaines cartes gagnent des lots. - elles sont toujours précieusement dans mes affaires.

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Il y a le résumé de mon année qu’on m’a demandé de faire pour le livre annuel de l’AFS.

J’y ai mis toute mon âme dans ce texte, et c’est la première apparition sur quelque chose de tangible et durable de ma grenouille

C’est un texte que j’ai écrit seule, et qu’essentiellement il n’y a pas eu besoin de corriger. J’avoue par contre, ayant pas beaucoup pratiqué sur la dernière décennie, que je rame pour relire ce que j’avais écrit!

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Il y a la journée que j’ai faite seule à Nagoya, en séchant l’école, à quelques jours de mon départ. J’ai fait l’école buissonnière avec l’accord de mes parents, mais j’avoue qu’avec le recul je suis quand même hallucinée qu’ils m’aient laissé partir SEULE en train pour une journée dans la 3eme plus grande ville du Japon, à la recherche d’un magasin de mangas que j’avais vu de loin lors d’une expédition en famille.

Ceci dit, ils avaient pas tort de me faire confiance, dans l’optique où j’ai fait le shopping que j’avais dit que je ferais et rien d’autre, que je me suis pas perdue et que j’ai tenu mes heures de couvre-feu. Depuis le temps ils avaient pris l’habitude de mon indépendance ( quant à moi, quand on pense aux vapeurs que ça m’avait donné de me retrouver seule à Berne un peu plus d’un 1 an plus tôt, on va dire que j’avais pris confiance en moi)


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- ici dans la famille du frère d’Okasan, et ci-dessous comme en tête de billet, une photo de la fête de l’Aikido… je vous avais dit que j’avais des photos pas politiquement correctes Happy -

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-avec une copine de classe pour le dernier karaoké auquel j’ai participé-

J’ai eu le coeur brisé d’apprendre que je devrais quitter ma famille avant le Japon, j’aurais aimé rester avec eux jusqu’à la dernière minute. Ma dernière nuit à l’hôtel à Tokyo avant le départ, avec plein d’autres jeunes AFS, je l’ai passée dans ma chambre et ma douleur, tandis que d’autres sortaient faire la foire et profiter de Tokyo by night.

Le vol retour c’était tout un poème… mettez 4 suisses-allemands et une suisse-romande ensemble, et la langue qui nous semblait la plus simple à parler c’était le japonais! Toutes nos familles respectives nous ont accueilli en grande pompe alors que nous entre la fatigue, le décalage horaire et la tristesse… on ne voulait rien de tout ça.

Le retour à la vie suisse a été très rude.

Déjà il a fallu gérer le décalage horaire, et puis il a surtout fallu gérer le décalage culturel.

Je me sentais pas du tout chez moi dans cette Suisse que je retrouvais. J’avais perdu l’habitude d’entendre du français autour de moi, mon langage corporel avait changé: façon de marcher, je faisais des courbettes au téléphone - à vrai dire pas qu’au téléphone - et je regardais clairement différemment mon pays:

à la reprise de l’école je me souviens d’avoir été estomaquée par ces salles immenses et désertes, par le manque de politesse des élèves qui passaient leur temps à intervenir pendant les leçons, par le fait qu’on nous demandait de réfléchir par nous-mêmes au lieu de nous donner un cours à apprendre par coeur, et qu’effectivement quand le prof demandait une réponse, un « je sais pas » allait pas le satisfaire!

A la maison c’était pas plus simple: entre mes frères et soeur qui avaient grandi et étaient plus ceux que j’avais laissé, mes relations avec mes parents dont j’étais plus sûre tous les jours de comprendre les mécanismes et ce que je devais dire… j’étais complètement perdue et malgré une langue commune, je me retrouvais parfois autant perdue à tenter de deviner ce qu’ils voulaient vraiment de moi. Leur douleur quand je parlais d’appeler MA famille pour leur dire que j’étais bien arrivée se heurtait à ma peine d’avoir quitté le Japon et c’était juste irréconciliable.

J’étais prise entre deux feux, entre deux mondes, et je ne savais plus du tout comment tout faire coexister. Ce sentiment que j’avais avant mon départ de ne jamais pouvoir être complètement moi-même avec tout le monde, était de retour puissance 10: je ne me sentais à ma place nulle part.

Au final, après quelques mois - je pense qu’il m’en a fallu presque 6 mois en tout pour faire ce chemin- j’ai fait un choix conscient: j’ai refermé la porte du Japon.

Pour me réintégrer et me projeter dans un avenir en Suisse, il a fallu que je sabre dans le vif. J’ai laissé s’espacer les lettres, perdu les contacts avec beaucoup de monde au Japon… tout simplement parce que continuer c’était m’accrocher à une page de ma vie qui était morte. J’ai cessé d’en parler - j’étais de base assez excentrique sans en rajouter - et placer le Japon- j’ai cessé les contacts. Parce que garder un contact vivace et soutenu m’empêchait de faire un deuil nécessaire.

D’autres ont fait un autre choix que le mien, je sais que sur ma volée au Japon, au moins un a serré les dents le nombre d’années nécessaires pour y retourner dès qu’il était suffisamment avancé dans son université pour obtenir un erasmus.

J’ai fini par me refaire à la Suisse, gommer les traces de la japonaise en moi.

Elle reste présente dans mon amour des sushis, dans le fait que de temps en temps j’ai une crise et j’écoute mes disques, dans le fait que j’aime toujours mes mangas, dans mes expéditions punitives au McDO ( j’ai pas toujours été au régime Winking ) au Japon un menu Big Mac était un moyen de gérer le blues de la Suisse, après mon retour - vu que les sushis c’était pas encore ça juste après mon retour - le Big Mac a changé de camp et est devenu un moyen de gérer la nostalgie du Japon!

La japonaise reste aussi présente dans certains des choix que nous avons fait plus tard: cette année d’échange m’a donné les moyens d’encourager avec le sourire Superchéri quand ses recherches d’un nouveau travail ont ouvert la porte de la mobilité. Quelque part je savais ce qui m’attendais à l’aller et au retour, je l’avais déjà fait, donc je n’avais guère de doute que je pourrais à nouveau y arriver.

Cette année influence aussi la façon dont je gère mes étés, et ce que je tente de transmettre à Heidi, qu’elle arrive à développer un attachement, quelques racines aussi pour ce pays qui est le sien selon son passeport.

Mes japonais?

Ils sont venus en Suisse l’été suivant mon retour, ça a permis de mettre du baume au coeur de mes parents, à défaut de comprendre complètement mon attachement, ils ont pu les voir, passer du temps avec eux et ne plus les voir seulement comme ces gens qui leur avaient un peu volé leur fille.

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Ils n’ont pas de mes nouvelles régulièrement… c’est plutôt au lance-pierre, parce que les contacter c’est souvent ouvrir la porte à une boîte de Pandore, celle de ma douleur d’être partie - mais quand je pense à eux, c’est toujours avec le même amour - ça aussi ça aide pas, parce que malgré les années mes conflits de loyauté restent - mais pour autant que je le sache ils vont bien Happy

Une de mes soeurs est mariée, la plus jeune, tandis que l’autre suit l’autre voie japonaise ouverte à une femme: elle fait carrière. Une femme japonaise a en moyenne plus de liberté qu’un homme: alors que l’homme se doit dès sa sortie de l’université de se mettre au travail sérieusement. Une femme a quelques années ou elle peut vivre comme elle l’entend. Mais quand vient gentiment l’âge de se poser, elle a deux choix: une famille ou une carrière, elle ne va pas pouvoir faire les deux.

Ils ont un chat: Mumu. Ça, ça m’a fait rire pendant des heures de l’apprendre: pendant TOUTE mon année chez eux, je les ai tanné sur le fait qu’avoir un chat c’était chouette etc. et on me répliquait inlassablement que chat et tatami ne font pas bon ménage, etc.

Je pars et ils prennent un chat Happy

En 2009, je suis allée les voir avec Heidi sous le bras, puis mes soeurs sont venues à Hong Kong pour quelques jours. Mais ça ce sera une histoire pour une autre fois peut-être Happy

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Voilà je referme cette page sur le Japon… j’espère que vous avez eu autant de plaisir à la lire que j’ai eu à l’écrire!

Bonne journée et à la prochaine pour de nouvelles aventures




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Un an au Japon, épisode XII

Coucou du lundi!



Côté vie de tous les jours, c’était la rentrée scolaire ce matin, pour la dernière ligne droite de l’année. On espère que les heures passées à faire des maths durant ces vacances auront portés leurs fruits.

En attendant pour moi c’est surtout une chance de reprendre des rythmes de travail plus régulier, au vu de la structure que les horaires d’école imposent à mon quotidien - si seulement j’arrive à me motiver parce que le fond de tendinite que j’ai entre la nuque et les épaules c’est pas terros pour envisager les heures sur le clavier!- je vous livre donc le douzième épisode de la série sur le Japon.

Bonne lecture et bonne journée!



Les deux gros trucs qui se sont passés en décembre...



Comme je le disais en forme de teaser dans l’épisode précédent, mon mois de décembre a plus particulièrement été le théâtre de deux événements.

Le premier mi-décembre a failli avoir des conséquences tragiques.


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Trainassage au lit ce matin... j’en profite quand je peux... faut dire que tant que c’est devenu mon habitude le matin de ne pas sortir plus que le volume de mon corps nécessaire pour atteindre le bouton d’allumage du chauffage, de me ré-enfourner sous le duvet ( enfin les deux duvets) et attendre que la température de la chambre soit décente pour me lever... Et le dimanche... je fais pas l’effort d’étendre le bras... le plus longtemps possible!!

Journée tranquille... jusqu’en milieu d’après-midi... départ pour la fête de Noël de l’Aikido!! On a de nouveau passé une super fête... Bien rigolé, même si j’ai essentiellement pas bu... moins besoin de mentir comme ça. Ceci dit, ils m’ont laissé y aller... faut donc bien croire qu’ils m’ont cru la première fois...

En début de soirée, une petite frayeur... je rentre... plus de tapis chauffant sous la table sur salon... il a court-circuité... flamme et compagnie... heureusement Aki était juste à côté et a pu tirer la prise tout de suite...

Bon par contre du coup Otosan et Okasan ont peur d’en racheter un... et on se les gèle au salon... même s’ils ont approché le chauffage portable en contrepartie.

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L’événement du jour... putain j’arrive pas à réaliser... est en fait un événement de la veille... j’ai des frissons rien que d’y penser... d’autant plus que ça a failli être la réalisation d’un rêve que j’ai parfois ces temps...

Aujourd’hui j’ai eu un téléphone de la Suisse... maman voulait me prévenir, pas que je m’inquiète... l’appartement a brûlé... dimanche matin à 7h00 heure suisse... donc presque à la même heure que le tapis du salon a pris feu ici...

La télévision de maman a implosé, elle a été réveillée par les flammes, il a fallu sortir tout le monde de l’appartement, appeler les pompiers depuis chez les voisins. ils ont eu de la chance il n’y a que des dégâts matériels, mais l’appartement est inutilisable, probablement pour plusieurs semaines. Beaucoup de choses vont devoir partir à la poubelle... j’avoue que du coup j’ai la trouille pour mes affaires... que vais-je retrouver en rentrant?

Elle va me redonner des nouvelles sur les prochains temps, mais une chose de sûre... plus d’emails ou moins facilement, vu que l’ordinateur a fait partie des trucs qui ont brûlé.

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J’ai passé une bonne partie de la journée à ressasser le téléphone d’hier avec ma mère. Le truc qui passe le plus mal, c’est la culpabilité de me dire que j’en ai rêvé... qu’il leur arrive quelque chose et que je reste à tout jamais. C’est un fantasme irréaliste, je le sais, on me laisserait pas rester pour autant...

Mais c’est surtout la réalisation culpabilisante que j’ai bien failli être exaucée. Je me sens du coup comme une merde.... le risque inhérent à souhaiter quelque chose, même inconsciemment, je suppose.



Et oui, le 13 décembre 1998, il s’en est fallu de peu pour que je perde au moins ma maman - voire carrément le reste de ma famille - flippant hein! Ça a été d’autant plus dur de gérer mes envies de ne pas revenir, qui s’exprimaient assez graphiquement la nuit.

L’incendie est une de ces pièces de nos vies respectives - entre ma famille et moi- qui reste complètement disjointe. Ils ont perdu les photos de ce qu’ils ont vécu durant mon année d’absence - c’est heureusement les seules archives photos qu’ils ont perdu- Ils ont vécu des semaines en meublé, je suis la seule à ne pas avoir vécu ces semaines de près, les semaines où ils étaient entassés les uns sur les autres, en mode de camping.

Je vivais dans ma souffrance - celle de partir bientôt -, eux dans la leur, et d’autant plus que la communication était plus compliquée du fait de la perte de l’ordinateur familial, ces dernières semaines avant mon retour, on s’est soudain retrouvés plus que jamais à des années-lumières.

Ma mère se battait avec la régie, les assurances pour faire en sorte que les travaux de rénovation soient effectués le plus rapidement possible...

Elle a mis une énergie impressionnante dans le fait de rétablir ma chambre, un truc que je ne suis pas sûre d’avoir apprécié à sa juste valeur lors de mon retour.

A mon retour mi-février j’étais la seule dont la chambre avait l’air quasi exactement de ce qu’elle était avant, aux murs blancs près, parce qu’évidemment tous mes posters avaient été perdu dans l’histoire!

Le second gros truc de mon mois de décembre est heureusement plus joyeux: c’est nos vacances en famille en Malaisie - plus précisément à Langkawi - puis à Singapour.



1227-30 Langkawi

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Des vraies vacances à la japonaise… incluant les séances photos à la sortie de l’avion, et les visites qui s’enchainent!

On avait un programme dense évidemment: ferme de crocodiles, marchés, parc naturel marin - où on avait nourri les fameux requins roses, traduire les requins de récifs à pointe noire, qui proches de la surface à la lumière du soleil ont effectivement une tendance à avoir l’air rose, dans la mêlée il y a un requin qui m’est passé entre les jambes, je dois dire que 14 ans après je m’en souviens encore comme si c’était hier… -

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On courait du matin au soir, d’une activité à l’autre, et j’étais sur les genoux - j’étais pas la seule ceci dit, sauf que le japonais est entrainé: il dort dès qu’il peut dans les transports, ce qui était pas mon cas! -

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Mais dans mes souvenirs les plus intenses, y’a ces moments de stupéfaction absolue des européens que je croisais et qui se demandaient ce que je fichais au milieu de japonais.

Les plantations d’Hévéa:

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la visite de la maison traditionnelle:

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Mon moment de trip absolu face au Birchermüesli du buffet petit-déjeuner. Je me suis re-servie trois fois, mes japonais ont vaillamment goûté et m’ont regardé avec la même perplexité empreinte de dégoût que la plupart des occidentaux face à du natto!

C’est ma première rencontre avec des macaques à longue queue - et je vous assure qu’ils étaient nettement plus timides à l’époque que ce qu’ils ne le sont de nos jours- lors de la visite du pregnant maiden lake - qui n’avait pas tous les aménagements actuels -

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Et la baignade dans le lac dont j’ai allègrement profité!

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C’est le coup de soleil de ma vie pour cause de différence de taille de maillot de bain: 3cm de peau toute blanche, et donc moins protégée de ce soleil des tropiques que je testais pour la première fois, qui a gardé par la suite sa teinte pendant près de 2 ans.

C’est nourrir ces bébés requins pointe noire - à l’époque ça m’avait bien plus fasciné que le snorkeling et observer des poissons-clowns dont je ne savais pas encore que ce que c’était.

Je crois que mon coup de coeur pour Bornéo presque 10 ans plus tard a pris racine dans ce Langkawi aujourd’hui disparu, Bornéo ressemble pas mal au Langkawi que j’avais vu: les marchés bigarrés, beaucoup de maisons traditionnelles, peu de développement encore - par rapport à aujourd’hui -

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1230- 11 Singapour...

Un pèle-mêle des deux jours vu qu’écrit après coup...

Comme la Malaisie, je suis la seconde de la famille à visiter le pays... Dad y avait été avant moi en business trip, enfin sauf que lui avait surtout vu l’aéroport en transit!

On arrive à Singapour en business, on a été reclassé... trop la classe, la première fois de ma vie que je vole en business class... y’a quasi de la place pour mettre 2 moi!

Premières impressions de Singapour une métropole mais tellement verte... il fait pas spécialement beau, mais il y a des arbres partout... le mélange de la forêt vierge et de la ville. on a un hôtel pas trop loin de Orchard Road, LA rue de Singapour... les Champs-Elysées ou la rue du Rhône locale.

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- au pied de Shaw House, en train justement de profiter d’une pause shopping dans ce qui n’était pas encore un MacCafé, et oui je lis un des livres mentionnés ci-dessous-

On a quelques visites au programme: on visite un grossiste en bijou... je craque complètement sur une paire de boucles d’oreille en or... je négocie finalement de me faire avancer l’argent par Otosan et je le rembourse avec l’argent qui me reste de côté en rentrant au Japon. Un grossiste de sac à main en peau de crocodile. On fait quelques visites en ville, notamment le Merlion... symbole de Singapour et le jardin botanique, qui abrite une des plus belles collections d’orchidées au monde.

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Vu la passion d’Okasan pour les fleurs, le National Orchid Garden c’est un arrêt obligatoire, et il faut bien reconnaître que c’est splendide.

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Mais mon moment de paradis à moi... c’est le passage en librairie... la plus grande librairie que j’ai jamais vu... un rayonnage entier de livres à l’eau de rose... ils ont quasi tous mes auteurs préférés complètement en stock... J’achète 3 livres... une orgie!

J’avais jamais un bouquin de cette taille en anglais... qu’à cela ne tienne... je vais les lire et les relire jusqu’à les comprendre... de toute façon après bientôt 11 mois sans un passage dans une vraie librairie... que le fait de pouvoir acheter quelque chose dans une langue que je peux au moins déchiffrer.... c’est juste un orgasme à l’état pur.

En plus... j’obtiens dans les moments shopping des moments de liberté... va savoir pourquoi... je crois que personne ne partage ma soif des rayonnages de bouquins en anglais... je me balade toute seule pendant un moment, on se retrouve à l’hôtel.

Le 31 décembre est tout aussi atypique que l’a été Noël... on est tellement étourdis de fatigue qu’on se branche sur NHK, qu’on se souhaite la nouvelle année à minuit heure du Japon... et qu’on s’effondre pour dormir... il est donc 23h, heure locale.


Un des trucs super marrants avec mon séjour, c’est que j’ai un souvenir précis du Marriott, de Wheelock House et de Shaw House, mais aucun de Ngee Ann City - alors que selon toute vraisemblance j’ai marché devant aussi!


Autre exemple: je me souviens visuellement du télécabine - on le devine en arrière-plan de la photo- qui relie Mt. Faber à Sentosa MAIS j’ai aucun souvenir du Mt. Faber, alors que visiblement j’y étais:

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- C’est fou comme Sentosa a changé hein!, ceci dit le papa Merlion était déjà là, dixit Heidi soulagée après avoir étudié la photo!-

Ces 2 jours à Singapour, c’est une part de mon attachement à la cité du Lion, à vivre ici je suis plus proche d’un part de mon passé, un peu comme si une boucle s’était refermée quelque part...

La suite au prochain épisode... l’heure de se dire adieu...

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Un an au Japon, épisode XI

Coucou du jeudi!


Les vacances battent toujours leur plein mais il fait relativement souvent MOCHE - traduire gris et pluvieux mais sans la température qui va avec en Suisse quand on voit ce genre de temps- donc c’est une bonne excuse pour laisser fille chérie s’éclater à démonter sa chambre euh jouer calmement avec ses jouets!

Et de s’époumoner sur Jennifer Lopez dans sa chambre - porte fermée - avec sa meilleure copine: j’ai nommé Lovely Nounou que j’hésite entre à jalouser pour cette relation quasi BFF avec ma fille ou à proposer pour la prochaine vague de béatification justement pour cette relation quasi-BFF avec ma fille.

Et du coup je m’occupe de l’épisode suivant de cette année au Japon…


Séjour éclair à Kyoto



Juste après mon retour d’Iida, je pars avec Okasan pour Kyoto. Je sèche l’école pour ça, vu que techniquement nous y sommes allées un jeudi-vendredi!

Faut croire que j’étais clairement pas la seule à sentir monter la pression du départ!


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Nous sommes parties Okasan et moi relativement tôt en direction de Kyoto, en train... parait que c’est la galère en voiture. Je soupçonne aussi Okasan de ne toute façon pas vraiment vouloir vérifier ça, elle est nettement moins à l’aise au volant qu’Otosan.

On restera dans une petite auberge dans la vieille ville de Kyoto, dans la lizière du quartier de Gion, où sont les Geiko.

Une petite leçon d’histoire, de vocabulaire et malheureusement - enfin pour certains qui ont toujours cet air exalté quand on parle de Geisha - de remise en question de certaines images d’Epinal s’impose…

Gion ( prononcer Guionne grosso modo) est un quartier qui historiquement s’est développé dans le but d’accueillir les voyageurs et les pèlerins qui se rendaient aux temples. Petit à petit il a évolué pour devenir le plus grand et le plus reconnu des quartiers de Geisha du Japon.

Mais attention, même si leur côté secret, nos regards et fantasmes d’occidentaux et quelques romans bien ficelés ont tendance à nous le faire croire, une Geisha n’est pas une prostituée…

L’association qu’on a tendance à faire en occident, vient selon toute vraisemblance des GI américains, qui évidemment ne voyant pas trop la différence, ont pris l’explication des prostituées se décrivant comme des Geisha girls pour argent comptant ( alors que légalement les Geisha n’avaient pas le droit de se prostituer et vice versa pour les prostituées, les deux métiers étaient strictement séparés et réglementés)

C’est une artiste, une fille qui a passé par des années d’entrainement intensif pour tous les arts - musique traditionnelle, danse, cérémonie du thé, etc. - et à Kyoto on ne parle pas de Geisha…

Il y a les Geikos - enfant de l’art littéralement- qui sont confirmées et portent un costume discret, sans le maquillage blanc qu’on associe nous avec les Geishas - Elles le restent aussi longtemps qu’elles ne veulent pas se marier. Une Geiko se doit d’être célibataire - même si elle est tout à fait libre d’avoir une vie amoureuse - et si elle veut se marier elle doit quitter la profession.

Et leurs apprenties, les Maikos ( prononcer mayuko plutôt). Autrefois elles étaient souvent vendues dans l’enfance aux maisons, aujourd’hui elles commencent leurs apprentissages entre 15 et 18 ans selon les régions du Japon.

On ignore leur nombre exact, on sait juste que c’est une profession devenue rare dans le Japon moderne. La demande a baissé, de même que l’enthousiasme pour une profession ou les sacrifices et les exigences très élevées: être Geiko demande la même discipline et endurance que n’importe quel sport ou art de haut niveau.

Pour en lire plus… wikipedia bien sûr Winking - les articles en anglais étant bien entendu plus complets et plus précis que ceux en français!

Ils disent merci bizarre ici: Okini...

Mais Gion c’est juste fantastique: on a l’impression, à part pour les hordes de touristes, de quitter le Japon moderne.

Première activité du jour, on a été visité le temple au pavillon d’Or,
Kinkaku-ji.

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Et là j’ai vraiment compris pourquoi est-ce qu’Okasan voulait me montrer Kyoto maintenant. L’avalanche de couleurs des feuilles d’automne, au milieu de ces jardins zen... c’est une symphonie... je sais pas comment dire autrement... superbe... Et les jardins zen, tu t’y prends comme tu veux mais impossible de rater une photo là-bas, la difficulté c’est juste de ne pas avoir 36 touristes sur ta photo... parce que du monde il y en a!

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Le pavillon d’Or est beau, mais je dois avouer qu’il me fait pas autant d’effet que le jardin... je ne me lasse pas de ces couleurs!


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Okasan m’emmène ensuite dans la forêt de bambous... Mon dieu... les bambous font 50 bons mètres de haut, épais comme des troncs d’arbres, je suis sans voix... J’aurais jamais imaginé qu’un bambou devienne aussi grand! Elle me montre que si sur un lac ou un étang on fait un ricochet... on peut aussi en faire dans une forêt de bambous géants... c’est du plus bel effet.

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En cours d’aprem, on retourne dans l’auberge... et la seconde partie de la journée commence... elles me transforment en Maiko... vu que c’est comme ça qu’on dit pour une apprentie geisha.... qui sont d’ailleurs les seules habillées aussi voyantes, extravagantes...


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Y’en a bien pour une heure, entre le maquillage et les multiples couches à d’habits à empiler... difficile de me reconnaître à la fin de l’opération! On me sort ensuite devant l’auberge et un petit tour dans la rue avoisinante pour quelques photos en situations... je dois faire de tous petits pas, en rentrant bien les pieds vers l’intérieur... paraît que c’est comme ça qu’on a la bonne démarche!

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Après reste plus qu’à reprendre apparence humaine, et on va se promener dans Gion... avec l’espoir secret d’en croiser des vraies de Maiko, en route pour leur soirée de travail... et ce sera chose faite... aperçu furtif au détour d’une rue... seul le souvenir en restera... après tout je me sentais voyeuse de tenter la photo...

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Le lendemain, on est allé à Nara, une ville proche... la toute première capitale fixe du Japon si j’ai bien suivi ce qu’Okasan m’a expliqué. De nouveau des tonnes de touristes, des arbres de mille couleurs ( mais ça comme la veille je m’en lasse pas!)

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A part les nuées de cerfs qui vadrouillent librement dans le parc et le temple... le plus impressionnant c’est clairement la statue de Buddha, le daibutsu... il est juste gigantesque... et le temple qui le contient d’autant plus... Ai tenté de faire quelques photos ou on prend la différence de perspective... on verra ce que ça donne.

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Sinon j’ai acheté des souvenirs... le plus beau c’est j’ai trouvé un set à saké érotique pour dad’ à défaut des petits verres habituels... Okasan était un peu embarrassée... mais je suis sûre que dad’ sera mort de rire quand il le recevra!

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Ensuite on s’est gentiment mises sur le chemin du retour... déjà!

En tout cas c’était un superbe moment... j’adoore Okasan et Otosan de m’avoir permis de faire cette visite!!



On arrive gentiment au mois de décembre, le froid se fait de plus en plus intense.

Mes copines de classe sont juste atterrées par mon manque de résistance au dit-froid ( mes diverses tactiques pour le contrer je vous en parlé dans l’épisode 9, les font rire sans fin), après tout je viens de Suisse!! Ouais peut-être bien que je viens de Suisse!!! Mais on a le chauffage central nous!!

Le départ se fait aussi sentir, et dans cette urgence de TOUT faire, on se retrouve avec mes parents d’accueil à 100%.

Otosan voit soudain mon envie d’accumuler le plus grand nombre possible de CD avant mon départ non plus comme une dépense inutile de mon argent, mais comme une volonté de conserver un lien:

Il a enfin compris mon obsession de rentrer avec un max’ de CD et il m’a proposé une solution qui satisfait ses normes d’économie... Il me fait des copies de tous les disques qu’il emprunte!

C’est bien le Japon ça, d’avoir encore des discothèques... je me souviens vaguement que Dad empruntait des disques quand j’étais toute petite, mais ça fait longtemps qu’on ne trouve plus ce genre de choses en Suisse.

Du coup j’ai l’album de Kiroro... et il m’a promis de me faire tous les autres albums qui m’intéressent dans ceux qu’il emprunte d’ici à mon départ!!!


Entre l’Aïkido - dont je fais aussi la soirée de Noël, faut croire que mes mensonges sur ma non-consommation d’alcool ont porté leur fruits vu que ma famille d’accueil m’a laissé y aller - les visites chez des amies dont Kanako - qui va partir avec l’AFS et que j’ai rencontré pour la première fois au camp d’été et revu plusieurs fois depuis

Les diverses rencontres de Noël de l’AFS avec ma marraine, avec le chapter de Nagoya - fête où l’on tire tous une tronche des mauvais jours. On est tous en train de compter les jours, renvoyer nos affaires excédentaires, le seul réconfort est dans le fait qu’on partage tous la même souffrance.

L’ambiance est un poil surréaliste, je peine à voir l’avent qui se déroule et Noël qui approche. Je prends conscience du fait qu’ici ça ne signifie pas grand chose.

Je peine à garder un journal soutenu, comme si raconter chaque jour qui passe c’est leur donner une consistance plus réelle.

Décembre sera toutefois marqué par deux événements… ce sera le prochain billet!


Bonne fin de journée et à la prochaine!

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Un an au Japon, épisode X

Coucou du jeudi!


Du côté des vacances, c’est logo en extra le mardi

La logo et Heidi s’attaquent à ces questions épineuses et mystérieuses que sont les retenues et les sens d’addition et de soustractions Happy

Moi de mon côté, ça a été un bon exercice: la traduction de manuel de math j’avais jamais tenté auparavant! Du coup j’ai enrichi mon vocabulaire… vous saviez-vous comment on signalait une soustraction avec retenue? Cadeau bonus , c’est : Substract with regrouping Happy

On est en train de se poser la question de savoir si on pourrait quand même obtenir des tiers temps et des aménagements pour soulager Heidi.

Le problème d’avoir une enfant dys’ qui sans arrive à maintenir des résultats dans la norme et qui est donc considérée comme n’étant pas à problèmes.

Mardi on a passé l’après-midi chez des amies. Commentaire d’Heidi à notre départ «  Ah mais c’était super chouette, vous avez papoté tout le temps sa maman et toi, du coup vous nous avez laissé tranquille! »

Depuis par contre on se retrouve avec une triste mine… on est un peu tous mal fichus. D’ailleurs je pense filer me remettre au chaud - si si, je meurs de froid dans mes 28 degrés et rêve de mon gros duvet- dès que j’ai fini ce billet, en souffrance depuis presque 3 jours!

Aller on plonge dans le vif du sujet avec la suite du séjour au Japon… j’ai passé toute la soirée du lundi à scanner frénétiquement les photos qui illustrent ce billet, tout simplement parce que j’ai réalisé que c’est pas mes photos et j’en ai que les tirages donné en copie par ma famille-d’une-semaine.

Je vous raconte tout ça, c’était en fait pour faire une amorce sur la tronche de Superchéri qui débarque, me trouve assise au pied de mon bureau en train de changer les photos manuellement, tout en rechargeant quelques pages internet pour passer le temps.

Et bugge complètement «  Mais POURQUOI tu scannes pas les négatifs?? »

Bin parce que c’est pas mes photos, je ne les ai pas…

«  Non mais c’est ton problème hein, tu fais comme tu veux, mais c’est dommage de scanner les tirages et pas les négatifs! »

Je saiiiiiiis, mais quitte à me répéter je les ai pas les négatifs! C’est PAS mes photos, j’ai que les tirages en double qu’on m’a offert en partant!

Je vous rassure, à la deuxième fois il a enfin compris ce que je lui disais de base… à sa décharge des fois j’ai la flemme et je scanne la photo alors que j’ai le négatif, juste parce que ça va prendre plus de temps d’aller dénicher le négatif!





Une semaine à Nagano



On continue la série avec le déracinement dans le déracinement. Comme pour la plupart des événements particulier de mon année, j’avais écrit au fur et à mesure dessus, et je vous remets en grande partie le texte originel. A noter que Okasan & Otosan ici sont ceux de la famille-d’une-semaine, pas ceux de ma famille habituelle.

Comme ça n’étonnera peut-être pas mes lecteurs, lectrices qui partagent mon fuseau horaire, après 7 mois au Japon j’avais pris l’habitude du fait que pour un asiatique c’est un titre, et qu’appeler des inconnus papa et maman, autant ça semble étrange pour des européens, autant ça trouve sa logique en tant que titre et marque de respect dans un monde asiatique.

Quand on parle en Japonais on va très rarement utiliser les pronoms, à part dans une relation très proche, ou au complet opposé si on veut insulter la personne.

Même si la phrase «  tu vas faire les courses? » existe techniquement on ne va pas l’utiliser, à part si on parle à son conjoint, la plupart du temps on va plutôt utiliser le prénom suivi de - san ou -chan, ou alors son titre, pour quelque chose qui techniquement en traduction littérale va donner quelque chose comme « okasan va-t-elle faire les courses? »

J’avoue que c’est un des concepts qu’il m’a fallu du temps à appréhender avec ma mentalité d’européenne, ces hiérarchies de titre, en fonction de la séniorité et le fait qu’appeler n’importe quelle vieille dame croisée dans la rue « Grand-Mère » avait la même valeur que de la vouvoyer et de lui donner du madame dans ma langue maternelle.







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Ou journal de bord de ma semaine à
Iida, Nagano, première...

Euh alors ce matin il y avait Ayaka, vu qu’elle dormait chez nous. Une tonne de personnes dans le train - faut bien un samedi matin à 9h00, surtout si les deux premières voitures sont réservées! - heureusement que j’avais ma musique, sinon je serais probablement devenue folle, je tourne limite claustrophobe avec le temps.

D’ailleurs il y avait tellement de monde que la pauvre Wan-chan est arrivée plus de 20 minutes de retard, et comme l’étudiant AFS qui nous chaperonnait était stress, il a fait en sorte qu’on le perde de vue... on est arrivées avec 10 minutes de retard au bus... qui heureusement nous avait attendu!

Sinon arrivée ici ( après un trajet consacré à l’étude de mirai he avec Wan-chan) j’ai rencontré ma famille d’une semaine... ils ont l’air chou comme tout, je les aime beaucoup. Leur fille Naho part au USA l’été prochain... je lui souhaite bon courage.

Après avoir été posé mes affaires, on a été faire un peu de mini-golf, on a été chercher de l’eau à une source réputée... Les paysages ici sont splendides... ça me rappelle le Valais.

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On a mangé un vachement bon souper, pas devant la télé -rires- ça faisait vachement longtemps! Et après ça j’ai montré toutes les photos que j’avais apporté ( une tonne). Après le bain j’ai découvert quelle était ma
忘れ物 ( wasuremono, mon objet oubliéWinking pour ce voyage: mon appareil dentaire... Puis-je me permettre de rester une semaine sans? Dois-je le faire mettre à la poste en express? Enfin on verra demain... et en attendant ça semble être la seule “catastrophe”

p.s. cette journée, c’était l’occasion de constater que quoi que j’en pense, je me débrouille pas si mal pour me faire comprendre!

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Levée le matin vers 8h00... à cause d’un besoin pressant ( d’un côté ça m’a fait chier de me réveiller si tôt, mais purée heureusement que j’ai émergéWinking Je me suis ensuite un rien assoupie au salon jusqu’au déjeuner, les 3/4 enfoncée sous la table ( chauffante)

- Comme quoi j’étais poétique à l’époque-

Après ça, comme c’était le festival des
7-5-3, on a été au temple du coin et pris des photos.

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Retour maison, pour re- poser Naho qui devait étudier et qui en plus était pas emballée par l’activité, puis on est reparti faire une descente de rivière en bateau. C’était marrant... et pas effrayant du tout même si tout le monde était pas de cet avis. Il y avait une tonne d’oiseaux, du héron cendré au milan en passant par des corbeaux,etc.

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Après ça, sur le chemin du retour on a été voir le musée dévoué à l’art de la ville d’Iida, le Mizuhiki, superbe.... surtout le dragon doré ( qu’évidemment on avait pas le droit de photographier)

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Petit moment de repos à la maison, avant d’aller au
カラオケ ( ahhh le karaokéWinking... on devait être une dizaine de personnes, dont Olivia et Gita...

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on a reçu une série de cadeaux typiquement japonais ( j’ai eu un second foulard à Bento) et j’ai chanté 未来へ, My heart will go on, ainsi qu’un certain nombre d’autres chansons ou je me suis greffée. Après une série de puri-kura ( un rien trop sombre... mais bon!) on a vite été sur le chemin du retour, en s’échangeant adresses, photos parmi et que l’on se reverra un de ces quatre c’est promis.... Bon en attendant, je dois 100 yens à Gita et Olivia, faudra pas que j’oublie!

Bon sur ce...je suis crevée, lessivée, j’ai le rhume et mal à tête... bref il est plus que temps d’aller dormir....

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Premier jour d’école...

Lever à 7h00 et petit-déjeuner copieux, heureusement d’ailleurs qu’Otosan et Okasan partaient alors que nous étions toujours en train de manger, parce que sinon on m’aurait resservi d’office!

Après ça enfilage d’uniforme, qui n’en est plus un étant donné que je serais la seule dans l’école à le porter... mais enfin bon pour le premier jour on nous avait recommandé de faire bonne impression! Environ une quinzaine de minute de marche pour aller à l’école... dans le brouillard et avec les nuées de vapeurs sortant de la bouche... faisait froid!

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L’école est splendide... Naho avait raison: y’a des parquets presque partout, bref c’est nettement plus joli Oka nishi. Et puis ma théorie sur l’uniforme se vérifie... de la classe presque toutes les filles étaient en pantalon, et je n’ai pas aperçu de jupes courtes, pas vu non plus le moindre téléphone, ni de trucs du genre exposés si visiblement qu’à Nishi. L’ambiance était sympa et à la fin de la première heure, j’avais déjà la moitié des garçons qui me parlaient...

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Autrement le prof de math s’est présenté en anglais- ce qui a déclenché des tornades de rires- celui d’old japanese s’est excusé de ne pouvoir à cause des tests prochains faire une leçon plus intéressante ( en plus il est lucide... il sait dans le fond qu’il n’y a pas que moi qui ne comprend rien.... que c’est un peu pareil pour pour les autres!) J’ai aussi eu une heure de dessin... j’aurais le temps de continuer pendant le club.

Ah sinon, ici il n’y a que 5 heures de toute la journée, mais des heures complètes... intéressant. Pour la dernière heure... j’ai pas bien compris ce que c’était mais on a fait un jeu... alors comme j’avais le garçon derrière moi qui m’expliquait et que j’avais droit au papier du cours... j’ai gagné une fois!!

Après ça nettoyage, aussi assidu qu’à Nishi mais toutefois ici c’est pas avec le prof, c’est une signature qu’il faut aller réclamer!

Les cours finis, j’ai été un moment au club, Naho voulant demander quelque chose au prof de math. Ensuite direction bibliothèque, mais on est rentré quand on a vu que la petite bibliothèque était fermée!

Depuis notre retour à la maison Naho est en train d’étudier ( elle y est depuis un moment maintenant!) Moi je suis restée devant la télé et j’ai continué la lettre aux parents, commencée pendant la leçon d’old japanese.

Le repas du soir était délicieux ( après nos détectives du lundi). En ce moment je suis prête pour aller au lit.. et profite d’écouter un peu de Glay au salon ( d’ailleurs j’arrive à yuuwaku juste maintenant!)

Le bilan de cette première journée... JE NE VEUX PLUS RENTRER... et je ne plaisante qu’à moitié!

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Okasan n’était pas rentrée de la nuit, et pour moi réveil en sursaut à 6h30... pour un aller aux toilettes, ça a failli tourner à l’accident! Après le petit-déjeuner, aller à l’école, sans uniforme svp: je portais mes jeans rouges et mon sweater gris.

J’ai suivi les deux premières heures avec les autres, puis en troisième année pour l’heure d’oral d’anglais avec le Ben-sensei dont j’avais entendu parler déjà depuis que j’ai mis les pieds à Iida! Avec juste avant une heure de gym, de basket pour être plus précise... si je suis toujours aussi nulle au tir au panier, je me débrouillais pas si mal dans les petits jeux qu’elle nous a fait faire avant!

Pour l’heure des 3eme, on a d’abord écouté ceux qui avaient un speech à faire... un m’a particulièrement intéressé: une analogie entre la révolution Meiji où les jeunes ont changé leur vie et aujourd’hui où les vieux gouvernent à nouveau, que feront les jeunes, oseront-ils se dresser si c’est nécessaire?

Après on avait ma petite présentation, et des questions, surtout de la part de Ben... la dernière était une vraie colle: qu’est-ce que je pense des étudiants japonais?

Enfin après les cours, on a eu le test du mardi... j’ai été étonnée, j’avais eu le temps de lire le livre, j’ai eu 18 points... le truc c’est pas pour les parties en anglais que j’ai été étonnée mais il y avait un passage en japonais et par déduction j’ai retrouvé les bonnes paires!

Retour à la maison, Okasan était là. J’ai écouté de la musique jusqu’au dîner tout en papotant! Après ça... re-papotage jusqu’à presque 11h45... puis bain.

Bon je vais me coucher... juste après cette dernière constatation existentielle profonde... il me semble que je perds un peu de poids, mais malheureusement pour l’instant malgré les efforts que je fais la peau de mon visage reste désespérément boutonneuse et sèche... faudra vraiment que je m’offre l'esthéticienne en rentrant en Suisse.

Dans la nuit il y a des météores ( ou une comète, pas bien sûre de ma traduction) qui passent) peut-être qu’on se lèvera pour les voir!

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( Bon j’avoue on est le 20) Ils se sont embrassés!!! C’était même le final de l’épisode de cette semaine de Tabloid! Bon... ceci dit... peut-être que ce serait mieux de revenir à un récit plus chronologique...

-Mouais je vous avais parlé de mon addiction aux dramas japonais, celui de Tabloid est forcément celui qui m’a laissé le plus grand souvenir, en gros c’est une jeune journaliste qui tente de prouver l’innocence d’un homme en prison pour meurtre, MAIS vu qui faisait le générique, il était hors de question d’en louper un épisode. Avant de partir à Iida j’étais pas sûre d’arriver à les voir et donc j’avais laissé une liste exhaustive des dramas que ma famille devait enregistrer pour moi Happy -

En ce mercredi, comme il faisait froid, on a eu droit royalement à 3 heures de chauffage! Sinon pas de club à cause du cours d’anglais de Naho. On est donc rentré et Okasan a voituré Naho avant d’aller avec moi aux bains thermaux.


Précision importante pour ceux qui n’ont jamais entendu parler des bains thermaux japonais: on y va en tenue d’Eve - respectivement d’Adam- raison pour laquelle la majeure partie des bains ne sont pas mixtes. Pour les plus pudiques, on peut rester enroulé dans sa serviette de bain ( celle qu’on a pris dans la pile à disposition après s’être récuré, parce qu qu’on se lave, comme pour le bain de la maison dans des stations de douche AVANT de rentrer dans le bain, on se sèche plus ou moins et ensuite on entre dans l’eau)


Dans le fond, j’y avais déjà été pendant ma course d’école... c’est vrai que c’est pas si effrayant... après tout je suis jeune... pas trop mal foutue, pourquoi j’irais m’angoisser? Je suis restée dans l’eau jusqu’à avoir la tête qui tourne! Naho, elle, n’y est encore jamais allée...

Après ça retour à la maison, c’était Tabloid. Donc le procès a été revisé, avec l’enquête présentée... le doute a été admis, il a été libéré. Lui et la journaliste se posent la question pendant tout l’épisode s’ils vont s’appeler... Finalement à la fin de l’épisode il vient... scène classique au possible... toute la rédaction présente... ils s’embrassent après quelques hésitations. Reste la question du meurtre toujours irrésolu maintenant....


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Jeudi déjà... il faisait beau mais froid... paraît que j’avais aussi froid que ça parce que j’avais un peu de fièvre, rhume oblige... moralité on m’a refilé un remède de grand-mère version ici: bain aux herbes... Faut quand même reconnaître que c’est efficace... aujourd’hui (20 donc) je me sens d’attaque!

Je crois que c’était l’un des seuls événements très marquants de la journée... ah non... on a pris des puri-kura avec les copines. Et était-ce mercredi ou jeudi, je m’en rappelle plus mais on a eu l’heure de grammaire anglaise... avec un prof comme je n’en avais jamais vu auparavant... drôle... mais à Genève il aurait déjà fini à Belle-Idée!!!!


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Mon avant-dernier jour déjà... Première heure, l’oral des 3eme années... après un débat sur les méthodes d’enseignement, vers la fin de l’heure j’ai fait aligner tout le monde en rang d’oignon et clic! Une des filles est venue me demander, en anglais, si elle pouvait avoir une copie des photos... c’était chou, donc j’ai pris son adresse, et je les lui enverrai!

Après ça, pèle-mêle, science, math, bijutsu (arts) et un dessin que je n’ai pas pu finir! Je suis rentrée avec Naho, juste après la fin, vu qu’elle avait une fois de plus sa leçon d’anglais. On est parti avant et on a fait des puri-kura à UNY, 4 pour être précise. Après ça, l’achat du What’s In de décembre qui a plein de Glay dedans.. je suis rentrée seule, pendant qu’elle allait à sa leçon.

Après ça... 20h00... Glay dans music station avec Be With You... une semaine avant sa sortie, comme pour Soul love et séduction... alors alors qui sera numéro un la semaine prochaine?!?! Pour l’instant c’est toujours V6 et over, tiens d’ailleurs à ce propos, j’ai enchainé avec pu pu pu ( le drama dont la chanson est le générique) C’est très drôle et tellement dramatique à la fois... parler de rébellion face à leurs pères, de ne pas se plier à ce qu’on attend d’eux...


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Bon... bin... une première “dernier jour d’école”... repèt’ générale en fait... J’ai fait faire un photo avec toute la classe... quel cirque pour faire aligner tous les garçons!

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Après ça lunch, poursuite de quelques profs et finalement visite chez le principal, en coup de vent, avec Otosan & Okasan.

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Naho est rentrée et on est parti à trois à la poursuite de l’omiyage perdu... donc.. plein de petits trucs, dont la plupart sont partis en poste express, pour cause de manque de place dans ma valise...

La petite soeur d’Okasan et sa fille Aya-chan, son père sont venus au karaoké avec nous. J’ai chanté à ne plus savoir qu’en faire, ce qui me permet gentiment mais sûrement de localiser parmi mes chansons préférées, lesquelles conviennent le mieux à ma voix! Après on a encore été boire un verre de bière avant que chacun se sépare.

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De retour à la maison, j’ai encore papoté avec Okasan et Otosan, qui s’en est assoupi! J’ai eu une bonne semaine, il faudrait quand même que je dorme un peu. Mes bagages sont presque terminés... cette semaine a passé si vite! ça me donne une idée de la vitesse à laquelle vont s’écouler les dernières semaines qui me restent au Japon.

J’ai reçu d’Otosan et Okasan une écharpe mauve Vivienne Westwood, elle est adorable! Vous pouvez être sûrs que je la porte demain.

Sinon j’ai changé les piles de mon appareil photo, heureusement que j’avais eu la prévoyance d’en prendre avec, ( je deviens pire qu’une japonaise parfois) vu que les autres ont trépassé!

En une semaine j’ai eu aussi le temps de repenser aux paroles d’Otosan, qui m’ont tant blessée juste avant mon départ pour Nagano, aux tensions qui restent autour de l’argent. Je me dis que si l’argent reste un problème, il n’a sans doute jamais voulu me blesser à ce point. La distance aura au moins permis d’atténuer l’immense amertume que j’avais il y a quelques jours...


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Réveil vers 9h00 et très long petit-déjeuner, après ça bouclage de mes bagages ( que d’ailleurs heu-reu-sement qu’Otosan avait envoyé un grand paquet la veille avec leurs cadeaux pour ma famille et une partie de mes affaires) et on a fait route vers un verger ou on peut ramasser des pommes, comme dernières activité, tout en faisant des photos à tour de bras, mes, nos dernières photos ensemble...

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On a goûté les fruits une fois le ramassage terminé, et on nous a offert des mini-pommes... il faudra absolument que j’en mange une, paraît qu’elles sont super bonnes!

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En repartant, j’ai fait ma catastrophe du jour: j’ai ouvert la portière de la voiture sans regarder alors qu’un motocycliste passait... heureusement sa main était seulement erraflée, et je me doute qu’il va avoir quelques bleus vu la chute qu’il a fait... Putain c’était quand même un sacré choc... heureusement comme c’était plutôt un happy end, pas de blessures sérieuses, pas de dégâts matériels, Otosan et Okasan l’ont bien pris... j’en ai tremblé un sacré moment après.

- tout ça dans ma hâte de me faire photographier devant ce paysage-là: -

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Après ça une petite demi-heure à la maison à papoter, avant d’aller finalement rejoindre le bus ou notre chaperon AFS nous attendait, étant donné qu’il voulait s’assurer que nous rentrions tous...

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J’en ai pleuré... pendant une dizaine de minutes au moins, jusqu’à ce que ma voisine me fasse la conversation pour me distraire! Les autres, enfin la plupart, me disaient de ne pas pleurer... mais ils avaient tous les yeux rouges et gonflés!

Retour à la maison... Pendant le trajet en bus et en train, Galicia ne se sentait pas bien, donc comme elle habite aussi à Okazaki et que sa famille d’accueil ne venait pas la chercher, j’ai proposé de la faire raccompagner... bon il y a eu une petite erreur de compréhension au téléphone, donc il a fallu que j’appelle deux fois pour avoir ma voiture, mais finalement ça m’a fait tellement plus plaisir de retrouver mes parents d’accueil que je ne le pensais... Et je pense que c’était réciproque... que je leur ai manqué quand même un peu ( sans vouloir me vanter -rires- je mets de l’ambiance), même Obachan avait un grand sourire en me voyant passer la porte!

Ce soir-là j’ai téléphoné en Suisse... j’avais un peu le blues...

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Un an au Japon, épisode IX

Coucou d’un lundi de vacances scolaires!




Bon bin, les vacances tant attendues par Heidi sont là, l’occasion pour elle de récupérer - on l’espère- de cette fatigue qu’elle traine depuis l’épisode mycoplasme.

M’enfin sauf que là, elle a de nouveau le rhume, c’est un poil désespérant.

Les batailles pour la faire manger - elle n’a pour le moment pas récupéré son appétit d’avant le traitement antibiotique - histoire qu’elle ait assez d’énergie. Là je tente un remède de médecine chinoise pour voir si ça fait repartir son appétit.

Heureusement qu’elle ne perd pas son sens de l’humour légendaire ( traduire que lorsque je me suis effondrée de rire à sa déclaration elle a été fortement vexée) :

« QUOI! Tu veux toujours que je me brosse les cheveux le matin pour les démêler alors qu’ils sont tout court maintenant! »

Bin oui…


Je m’installe derrière l’ordinateur un moment version parcours du combattant, à écrire entre deux interruptions, pour vous livrer l’épisode 9 de ma série sur le Japon. Note que au final j’ai été aidé dans le fait que Lovely Nounou me l’a prise avec pour aller faire ses courses à elle Happy


Bonne lecture!


Typhon & autres aventures




En octobre, l’air de rien 7 mois de mon aventure se sont déjà écoulés, et je prends conscience d’être en train d’arriver dans la dernière ligne droite.


Et chose étonnante cette année, les typhons de l’année seront plutôt tardif.


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La saison des typhons au Japon s’étend de Mai à Septembre normalement. Chaque année une moyenne de 7 typhons vont toucher les côtes japonaises, pour la majeure partie d’entre eux vers le sud du Japon - plus précisément la région de l’île d’Okinawa -

Les japonais ont un système d’alerte bien au point - un peu comme à Hong Kong- et contrairement au reste du monde, qui généralement attribue des prénoms aux tempêtes, ils numérotent leurs typhons pour les différencier. En moyenne les typhons qui arrivent sur le Japon tard dans la saison sont plus violents.

Ça n’a pas manqué: mi-septembre on a eu une fermeture de l’école, et mi-octobre on en a encore eu un. Le plus gros est passé de nuit, j’avoue que personnellement cette nuit-là j’ai eu de la peine à fermer l’oeil.

Tout ça pour qu’en plus je doive me lever pour aller à l’école: le typhon a eu le mauvais goût de s’en aller pour le matin après m’avoir gâché ma nuit!

L’avantage là-dedans c’est que ça m’a sacrément immunisé pour le jour où je me suis retrouvée à Hong Kong avec ses pluies noires et ses typhons Happy

Début octobre je fais enfin le speech qu’on m’avait annoncé que je devrais faire pour présenter mon pays - en images s’il vous plait, je suis très contente d’avoir suivi la suggestion de ma mère et d’avoir fourragé dans les photos de mon papa avant de partir… j’ai des photos de la statue de Guillaume Tell, de Lucerne, des glaciers… pour le plus grand plaisir de mes auditeurs.

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Toute l’école est là ce jour-là - 1200 élèves en face de moi heureusement que j’ai encore pas trop le trac! - et dans la foulée je suis invitée par une école d’enfants sourds pour refaire mon discours, avec la traductrice en temps réel - je suis nettement plus intimidée cette fois-là!

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Ma famille d’accueil - avec laquelle il y a quelques tensions quand on parle de santé, où de la quantité de travail scolaire que je fournis… toute ressemblance avec mon autre famille n’étant probablement pas une coïncidence, mais à laquelle je suis très attachée… - organise des vacances en Malaisie et à Singapour pour Noël, et ils me prendront avec! Je

Le premier effet concret: il nous faut aller à Toyohashi à l’immigration demander un re-entry permit. En effet le Japon ne pratique pas la libre circulation dans le cadre d’un visa valable. Si tu as un visa de travail, d’étudiant, tu dois demander un permis de re-entrée pour sortir du Japon SANS perdre ton visa ( alors que Hong Kong, ou Singapour, le visa reste valable même si on entre et sort du territoire)

On y passe une demi-journée!

Vers la fin du mois d’octobre, il y a une démonstration d’Aïkido, et les passages de ceintures. Ma famille d’accueil vient assister à la démonstration et j’ai même obtenu de pouvoir rejoindre la fête qui avait lieu après coup.


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Le jour J... ça faisait un sacré temps que tout le monde stressait à ce propos! Moi j’ai été assez tarte pour oublier mon tee-shirt... la première fois que ça m’arrive... le stress... heureusement Otosan et Okasan voulaient faire quelques photos, moralité ils étaient encore là quand j’ai réalisé l’oubli, retour à la maison en catastrophe, repêchage du tee-shirt et retour là-bas.

Je ne dirais qu’une chose... 1. les gamins étaient bruyants 2. ça fait mal aux jambes putain!!! ( Ahh zut... ça fait deux...) Je me suis échappée pour la fin en allant faire des photos. Après on avait une “party” au Okazaki New Grand Hotel... c’était ça le plus chouette de la journée...

J’ai pas compris comment mais K. -sensei s’est débrouillé pour arriver avant nous ( nous, traduire Jason, notre aimable conducteur et moi; ah tiens il reste des noms que je connais pas) Après quelque chose comme 20 minutes... tout le monde était bourré, vu la tendance locale à resservir dès que le verre est à moitié vide. Bon perso j’ai été raisonnable... pas trop bu... vis-à-vis de ceux du dojo pas de soucis, mais de retour à la maison ça aurait pu mal passer... Oublions pas qu’ici j’ai pas l’âge légal pour boire de l’alcool... même si personne ne le réalise au dojo!

Enfin donc, du moment où tout le monde était bourré, l’ambiance était super sympa.... j’ai fait quelques photos... il ne me reste plus qu’à me demander si après coup c’est vraiment une bonne idée de les montrer... parce que si perso j’avais toute ma tête... d’autres étaient moins frais. Bref attendons de voir le résultat, avant de paniquer.

Pour la petite histoire, ma famille d’accueil m’a effectivement passé à la question en voyant les photos pour savoir si j’avais bu, j’avoue que je leur ai affirmé que non en les regardant droit dans les yeux!

Bon en même temps, j’avais pas bu grand chose!


Dans ma boulimie de lecture - sachant que je n’ai en aucun cas le niveau pour lire des livres en japonais, je me suis spécialisée dans les mangas, et j’ai réussi à me faire inclure dans une partie des circuits d’échange de ma classe - je croche sur Kenshin le vagabond qui de base avait été prévu comme un manga pour garçons et que des tonnes de filles lisent à la plus grande surprise de son auteur.



Enfin tout ça, ça a entrainé à l’école une grande technique sur le “sexe” des collections... Jump, Shonen, etc. sont de bases des collections prévues à l’intention des garçons, tandis que Margaret, flower, etc. sont des collec’s de filles. Ceci dit... certains mangas loupent leur public cible.... Kenshin par exemple... y’a beaucoup beaucoup de filles qui le lisent.

Bon je suis certaine qu’il y a des garçons qui regardent aussi du côté des filles, même s’ils s’en défendent!! Enfin je suppose que c’est plus facile pour les filles de regarder ouvertement de l’autre côté que le contraire. Du coup j’ai une théorie... la moitié des publications Jump sont romantiques et dégoulinantes à souhait, tout en ayant la touche d’action nécessaire ( à moins que ce ne soit le contraire -rires-). Ma théorie c’est donc que que les collections Jump sont une collection de garçons qui ont envie de lire les mêmes histoires que celles qui plaisent aux filles, qu’ils puissent les lire en toute tranquilité! Théorie à méditer, non?



C’est des discussions du genre, qui font que de temps en temps mon prof principal - que j’adore, il est drôle, réformateur autant que faire se peut dans une école japonaise qui ne laisse que peu de place à l’innovation - me dit que je suis étrange pour une fille de mon âge, je pense trop, et des trucs trop élaborés!


Fin octobre, je prends contact avec ma famille d’une semaine - ah oui parce que maintenant j’ai une famille, une famille d’un an et une famille d’une semaine! toujours dans les efforts de l’AFS Japon pour permettre aux jeunes de voir un peu plus du pays même si leur famille d’accueil ne peut pas faire beaucoup de choses avec eux, nous partons en échange une semaine dans d’autres familles dans le district de Nagano - je suis relativement fière de moi parce que j’arrive à leur écrire une lettre de 4 pages pour me présenter. Je passerais une semaine dans cette autre famille à mi-novembre.

Ils ont une fille, qui est à quelques mois de partir aux USA avec l’AFS, et je vais passer une semaine sans uniforme d’école! Nagano est connu apparemment pour être plus « laxiste » - selon les mots de certains ou plus « réformateur » selon d’autres - en ce qui concerne l’école!


Début novembre je reçois la date que je redoutais… celle de la date exacte de mon départ, on va dire que je le prends moyennement bien - ça peut sembler étonnant alors que je passais pas mal de temps sur les derniers mois à me plaindre de mes soucis de santé, à me fritter pour des broutilles avec mes parents d’accueil. Mais à vrai dire les conflits que j’ai avec eux, ne sont que des versions extrêmement édulcorées que ce que je vivais avec mes parents avant mon départ. Et puis je peine à me projeter dans ce que sera ma vie une fois de retour en Suisse, j’appréhende de plus en plus mon retour, et tout ce qu’il va falloir laisser derrière moi en partant.

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07/02/99... ou encore 07021999... cette série de chiffres c’est un peu ma condamnation... je cesserais de vivre... cette vie-ci du moins. Une autre date similaire , il y a bientôt une année, le 17/03/98... celle-là aussi avait marqué en quelque sorte une mort... un éveil aussi, une renaissance sous une autre forme. Aujourd’hui cette nouvelle existence s’est épanouie et elle appréhende à chaque minute sa disparition, ce jour ou elle deviendra souvenirs et poussières.
La personne que je suis aujourd’hui ne sera plus dès ce 07/02/99.... me direz-vous, qu’importe, on est jamais le même deux jours d’affilée dans notre vie, chaque jour nous changeant en nous enrichissant de nouvelles expériences... N’empêche que ces six chiffres mis bout à bout, cela sonne parfois vraiment comme une condamnation... comme si d’un seul coup on se rendait compte qu’on allait mourir, que celle qu’on est est condamnée à disparaître prochainement. Et après, qu’y aura-t-il? Pour le moment, de mon point de vue actuel, du blanc, du vide... demain une nouvelle page, un nouveau chapitre à entamer...



Mouais j’avais le sens du mélodrame à 17 ans Happy Mais ça correspond à un vrai sentiment, une authentique angoisse du départ. Je ne me réjouis absolument pas de rentrer!


Et pourtant j’aurais de quoi avoir envie: au Japon si l’été est tropical et étouffant, l’hiver là où je suis vaut un hiver genevois le tout SANS chauffage central!!!!

Au Japon alors qu’une bonne partie du Japon descend en dessous en zéro pendant de longues semaines, l’isolation est inexistante, le chauffage central très rare, on continue à utiliser des techniques traditionnelles à la sauce moderne pour gérer le froid.

Le bain à 44°C du soir prend ainsi tout son sens! Et c’est pas pour rien que les japonais sont à la pointe du développement des sous-vêtements qui gardent la chaleur, et autres habits en polaire en tout genre!

A la maison chaque pièce a un petit chauffage d’appoint à gaz - ce qui signifie en pratique vu les risques que le chauffage ne peut rester allumé que lorsqu’on est dans la pièce ET éveillé- Au Salon, la table basse est maintenant posée sur un tapis chauffant.

Dans la chambre d’Obachan ( ma grand-mère) sa table est ornée en plus d’une grosse couverture sous laquelle elle peut mettre ses jambes, Naoko et Akiko dont les chambres sont trop petites pour y mettre des chauffages à gaz sans courir de risque, ont également ça.

Pour vous donner une idée, ça ressemble à ça - ça c’est le modèle d’Ikea Japon- :

kotatsu


A la maison je deviens une spécialiste pour faire des choses en étant emmitouflée le plus possible dans mon futon, je reste au salon - qui avec le tapis chauffant et un chauffage d’appoint est une des pièces les plus tempérées de la maison - pour travailler et le matin je suis devenue redoutable pour allumer mon chauffage en ne sortant presque pas de mon lit - le temps qu’il démarre un peu et que la température de ma pièce devienne un peu moins agressive.

L’école c’est pas mieux: on a les mêmes chauffages à gaz, les quelques élèves proches des deux chauffages meurent de chaud et tous les autres meurent de froid. Au vu de l’uniforme d’hiver - qui ne prévoit ni pull ni collants épais je vous le rappelle, on en reste aux chaussettes blanches et pas moyen pour moi d’enfreindre les règles d’habillements! En tant qu’étudiante d’échange, je suis une des rares à avoir la jupe à la longueur réglementaire, je représente l’école!

Moralité je dois redoubler d’ingéniosité pour lutter contre le froid qui me ravage - non parce que contrairement à mes copines de classe dont certaines ne voient aucun inconvénient à avoir les jambes écarlates à cause du froid - moi je meurs à petit feu habillée avec les jambes à l’air.

Je contourne les règles en partant du principe que tout ce qui ne se voit pas est tolérable. J’ai des collants fins couleur chair sous mes chaussettes, et je sacrifie un de mes leggings que je coupe juste en dessus du genou, qui me sert de sous-couche épaisse sous ma jupe et j’enfile facilement deux à 3 sous-pulls sous ma chemise.

A ce jour, je ne me rappelle pas avoir autant souffert du froid de ma vie que cet hiver-là.

Sur ce, je vous laisse… et rendez-vous sur les prochains épisodes, pour ma semaine à Nagano, un petit bonus inattendu qui est une escapade à Kyoto en solo avec ma mère d’accueil - pour laquelle je me suis officiellement faite porter pâle! - avant la Malaisie et Singapour en fin d’année…

Bonne fin de journée!


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Un an au Japon, épisode VIII

Coucou du dimanche!


Elle court, elle court la meri… et du coup elle peine à vous accoucher de ce huitième épisode de son année au Japon…

D’une part parce que le quotidien prend beaucoup de place

Heidi avait son camp au zoo - jeudi et vendredi- et comme toujours face à l’inconnu elle était ravagée d’angoisses et donc plutôt épuisante.

Pêle-mêle il a fallu les nuits à dormir dans son sac de couchage pour s’entrainer, le fait qu’elle finissait systématiquement dans notre chambre, lui répéter 150 000 fois que non elle avait pas le droit de jouer avec sa lampe de poche - histoire d’avoir toujours de piles le moment venu- dormir avec Koala dans notre chambre la nuit dernière, parce que tu comprends Koala elle a jamais été séparée de moi encore, alors si tu la laisses seule la nuit elle va pas réussir à dormir, essuyer les larmes face à ce drame existentiel profond qu’était le problème du doudou - sachant que chez Heidi ils se comptent en multiples et qu’elle n’en avait droit qu’à un-

La fois ou elle faisait pic et pic et colegram ( enfin elle le fait en anglais, mais c’est l’idée) entre Kalou et Koala et qu’à la fin de chaque truc elle redoublait de larmes parce que c’était toujours Kalou qui sortait gagnante et donc que c’était vraiment le signe qu’elle pouvait pas se passer de Kalou mais c’était tellement dur pour Koala, alors qu’elle manipulait sans le moindre doute possible l’issue de la chanson vu qu’elle arrivait sur Kalou quelle que soit la peluche dont elle était partie… reste parmi les moments d’anthologie

M’enfin comme elle l’expliquait elle-même elle avait pris sa décision et voulait y aller, c’est juste qu’elle se faisait du souci.

Du souci elle en a eu jusqu’à la dernière seconde - elle a hyperventilé pendant tout le trajet taxi pour la monter à l’école- et une fois au milieu de ses copines et sachant que le maître avait pris la charge de sa nourriture, hop c’était fini, elle s’est retournée sans un au-revoir et est partie avec ses copines.

La dernière image que j’ai eu d’elle, elle riait aux éclats.

Le camp s’est bien passé, elle est juste rentrée avec la preuve douloureuse que ses cheveux n’ont pas survécu au traitement antibiotique, ils sont devenus secs et cassants, chaque nuit elle crée des dreadlocks, J’ai passé deux heures vendredi à récupérer celle qu’elle a fait pendant sa nuit au zoo, histoire de ne pas couper plus que nécessaire.

Donc samedi il a fallu lui briser le coeur, et lui couper les cheveux… de ses cheveux aux fesses, il ne reste que des cheveux aux épaules. Ça lui va super bien aussi, c’était nécessaire, mais c’est un vrai deuil, à grand coup de pleurs de devoir sacrifier sa chevelure qui avait ENFIN atteint la longueur rêvée… et de d’un poil de rage parce qu’une de ses copines lui disait de se couper les cheveux «  et maintenant elle va croire qu’elle a gagné et que je me suis coupé les cheveux pour elle! » C’est compliqué l’enfance parfois…


Sinon moi, je continue de ramer physiquement, je me bats pour ne pas perdre de terrain - je maintiens la natation notamment- mais faut bien avouer que je me suis faite regarder avec des yeux de merlan frits par les copines de classe de fille chérie l’autre jour vu que je me baladais sur 3 pattes, ça fait que quand je me pose derrière l’écran, j’ai plus forcément l’énergie de faire un texte inédit, et que du copier-coller d’archives est un travail plus abordable.

Et puis - et quelque part c’est là la raison principale - je peine à réécrire ce billet disparu, parce qu’il touchait à des choses douloureuses…

Après quelques billets qui parlaient des événements magiques de mon été, j’abordais non seulement les hauts mais aussi des bas…

Un écho un peu douloureux dans une période où je rame…


L’été se termine très polarisé entre les hauts et les bas, ce qui ne fera que s’amplifier durant l’automne…


Un peu comme s’il y avait deux séjours:



Celui où ma marraine AFS me prenait le week-end pour aller dans sa famille et au barbecue organisé par ses collègues de travail.

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Me retrouver à manger des nouilles au barbecue, regarder les plus jeunes pêcher des petits poissons - qu’ils rejettent au moment de partir- au filet.

En plus Mizuno parlait bien anglais: elle était marraine parce qu’ancienne AFS, aux états-unis, donc un plus grand débit de parole que d’habitude, vu qu’elle pouvait s’y retrouver dans mon japanglais quand c’était nécessaire.

Celui où il y avait le festival de fin d’été à l’école, chaque classe organisait des animations, et c’est notre classe qui a remporté la palme de la meilleure animation pour les secondes années! On avait ouvert un Noodle Shop Happy

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- on avait bien entendu mangé dans notre udon shop ce jour-là -

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parmi les autres stands: l’Ikebana, l’art de l’arrangement floral

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La cérémonie du thé...


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Les cerfs-volants…

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Une autre classe avait mis au point un parcours de type cité des sciences…

bref, c’était super intéressant, et ça avait occupé une bonne partie des vacances d’été de ceux qui étaient les plus impliqués dans les projets respectifs de chaque classe.

Lequel festival terminait par un concert… avec un vrai groupe! De ces moments choc des cultures, c’est pas en Suisse qu’on verrait des animations pareilles.

Les anniversaires de mes soeurs d’accueil, elles ont les deux eu droit à un joli gâteau maison du même acabit que le mien Happy

97 Joyeux anniversaire à Nao-chan... mais le truc c’est que le temps que je me lève ce matin, elle avait déjà disparu... j’ai donc du attendre le soir pour le lui souhaiter.

917 Aki est rentrée à quelque chose comme 20h00... et encore parce qu’Okasan avait sonné le rappel via le natel ( moi je trouve définitivement que c’est un piège ces bestioles) Elle a eu gateau et photo et quand je lui ai remis mon cadeau... il lui a fallu 3 minutes pour se remettre de son fou-rire!


L’anniversaire aussi d’une copine AFS, qui nous avait tous invités - les étudiants des environs - pour fêter ça. Je suis arrivée un peu plus de 40 minutes en avance à la gare terminus... Phillip un rien après moi! J’étais habillée avec ma longue jupe blanche vaporeuse... et avec mes jolies chaussures à lacets ( tachées de sang depuis le concert... mais ça se voit pas trop)

On avait tous apportés un cadeau, bien qu’Olivia ai assuré ne pas en avoir besoin... le plus drôle c’était celui de Phillip... un bric-à-brac pas possible... et une carte cadeau du McDo en remplacement de celle du 7 août à Nagoya. C’était sympa comme tout.... j’ai bouffé à ne plus savoir qu’en faire... tandis que Wanchan nous regardait... vu qu’elle avait des restrictions religieuses.

On est rentré tard... et c’est moi qui ai guidé les filles dans la gare, jusqu’au changement Meitetsu pour Lotte et moi, JR pour Wanchan et Gita... je suis arrivée aux environs de 20h30 à la maison.


- oui j’étais très fière de ma capacité à m’orienter en terrain « hostile », oubliez pas que même si on avait fait des progrès en déchiffrage, on restait encore à moitié analphabète face aux masses de panneaux en face de nous, et que nos familles d’accueil respectives n’étaient pas toujours très enthousiastes face à nos envies d’excursions en solo, donc que c’était parfois un stress considérable de rentrer seuls -

C’est les séquences karaoké avec Nariko - l’assistante de l’ORL.

C’est l’Aïkido où je m’éclate, les filles sont de plus ne plus nombreuses, les entrainements un vrai plaisir. Il faut dire qu’à l’Aïkido la plupart des gens n’ont pas conscience de mon âge, et me traite en adulte, ils me pensent à priori étudiante universitaire. C’est une bulle d’oxygène, dans l’optique ou il y a souvent un gros décalage entre mon coté réfléchi, introverti et la norme de mon âge ici… et qu’avoir l’esprit 17 ans j’y arrive pas tout le temps Happy

C’est aussi du coup le temps que je passe avec Allison la prof-d’anglais-d’échange de l’école. Je suis invitée chez elle avec quelques autres filles pour une projection spéciale mouchoirs de Titanic - ce qui fait que je le vois alors que j’avais juré mes grands-dieux que JAMAIS je regarderais ce machin que toutes mes copines de classe en Suisse sont allées voir et revoir, à noter que ça a pas vraiment changé, j’ai toujours pas vu Avatar exactement pour la même raison - et à force de persuasion, j’ai même réussi à obtenir la permission pour aller dormir un soir chez elle - ce qui ne se fait pas vraiment au Japon Happy


Et puis les bas, c’est essentiellement des soucis de santé…


Des allergies qui me poursuivent, qui font que tous les matins je me lève avec des séries de 15 à 20 éternuements ( dormir sur un tatami et allergie aux acariens ne font pas bon ménage, le kit de calligraphie qui moisit à cause de l’humidité et déclenche un départ de crise d’asthme quand je l’utilise non plus… )

Que je suis sans arrêt à bout de souffle, au stade ou je peine à faire la montée qui me ramène à la maison sur mon vélo et que je dois mettre pied à terre pour faire la montée en marchant.

- Ça à posteriori je vois gros comme une maison que l’essoufflement était en partie causé par ma première vraie poussée de problèmes musculaires, j’avais des coups de fatigue incompréhensibles, qui faisaient que j’avais mes quartiers à l’infirmerie de l’école, et que tous les jours ou presque quand je rentrais de l’école je finissais par faire une heure de sieste histoire de récupérer du trajet retour, mais sur le moment, évidemment on comprenait pas… comme j’avais des maux de tête, vertiges etc. on pensait à des crises de migraine étranges. On va dire que ça simplifiait pas non plus les relations avec ma famille d’accueil qui comprenait pas vraiment pourquoi je rentrais de l’école et vloum je disparaissais dormir une heure-

Des tests d’allergie confirment le problème et le fond d’asthme - à l’effort-


C’est des soucis avec la nourriture: j’accumule les indigestions, les brûlures d’estomac, je finis régulièrement avec des jours entiers ou je me nourris de riz blanc, histoire de manger quand même un peu…

La journée barbecue avec Mizuno par exemple, j’ai passé la nuit aux toilettes et pas mangé pendant 3 jours derrière.

A posteriori, vu les années de régime alimentaire, j’ai une bonne idée de ce qui se passait: mes allergies et intolérances alimentaires étaient déjà présentes depuis l’adolescence mais tenues en veille avec la façon dont j’équilibrais mon alimentation en Suisse. Le changement radical de régime alimentaire à manger à la japonaise ( plus gras, beaucoup moins de légumes et de fruits, presque aucun produit laitier - ce qui paradoxalement quand on est allergique augmente la visibilité de l’allergie, vu qu’on y est moins exposé- autant de choses qui s’accumulaient et produisaient ce désastre régulier.

Ça crée des tensions avec ma famille d’accueil, un peu perdue entre savoir ce qui est un vrai problème et éventuellement quelque chose de psychosomatique. On se retrouve aussi face à un gigantesque fossé culturel dans notre rapport à la maladie ce qui ne nous simplifie pas la vie. Ces moments où je déquille physiquement c’est les moments où j’ai le plus le mal du pays, où ma famille, ma MAMAN me manque le plus, où je rêve d’un médecin qui parle ma langue, et de ne pas me retrouver en consultation médicale à multiples à jongler entre un vocabulaire anglais qui n’est pas médical, un japonais qui l’est encore moins, et comme seule fenêtre vers le français un dictionnaire, pas idéal.

A chaque consultation - il a fallu faire le pneumologue pour les allergies respiratoires, l’hôpital pour les problèmes digestifs- on est à 3 voire 4, à tenter de se comprendre et de finir sur la même longueur d’ondes, c’est frustrant, paniquant.

Non parce qu’en japonais je me retrouve coincée avec l’équivalent de « j’ai mal au ventre » en guise de tout vocabulaire…

Ça m’épuise et me rend de mauvaise humeur, ce qui crée quelques drames supplémentaires, parce qu’en désespoir de cause j’appelle une fois ma marraine AFS pour aider au dialogue, lui expliquant que je suis fatiguée de tout ça, et vlam toute la république AFS se demande si je suis pas en train de leur péter un câble, et si je suis pas en train de leur demander de rentrer…

Téléphone arabe jusqu’en Suisse… et moralité dans les 3 jours qui suivaient j’avais ma maman au téléphone, un rien affolée à cause de l’effet téléphone arabe... elle avait eu de mes nouvelles via AFS suisse-romande, qui les avait eu de AFS Zurich, qui les tenaient de AFS Japon, qui les avaient eu de AFS Nagoya... du coup elle était persuadée que j’étais déjà hospitalisée... bref!

La pauvre elle avait passé presque 24h à pleurer, avant que mon papa la persuade de tenter l’appel direct à ma famille d’accueil.

Au final pour les soucis de digestion, je fais une gastroscopie, je termine avec un traitement contre les ulcères à prendre à chaque repas, et mes parents augmentent mon argent de poche histoire que je puisse utiliser une partie de l’argent pour acheter des fruits et des yaourts en suffisance ( plus de 10 francs suisses les 3 pommes on avait jamais vu ça! ) et retrouver une alimentation plus proche de ce que j’avais en Suisse.



A bientôt pour le prochain épisode Happy
Bonne fin de week-end!




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Un an au Japon, épisode VII

Coucou du week-end de Pâques.




Après une matinée d’hier où on est monté à Bishan Park - c’est devenu la tradition du samedi, enfin sauf que là on l’a fait vendredi, par esprit de contradiction.

C’était la première fois qu’Heidi refaisait une telle balade - il a encore fallu qu’elle rentre en bus, l’aller lui a suffit pour s’épuiser- et le chien était aux anges. Bishan Park il commence à connaître et y prendre ses aises.

On débarque dans le grand enclos et hop il disparait pour jouer…

L’occasion pour nous - Superchéri et moi donc- d’observer chiens et maîtres et de faire nos vamps

Un peu comme ça si vous visualisiez pas:




Non parce que c’est fascinant…

Y’a vraiment des gens qui ont des chiens à Singapour et pas la moindre idée de comment un chien se comporte dans la vraie vie…

Et qui même dans le dog run s’indignent quand les chiens se reniflent, interviennent quand les chiens jouent parce qu’ils jouent à la bagarre et qu’il faut jouer de manière plus douce voyons!, et j’en passe…

Des trucs plus maladroits, comme cette maitresse qui en demandant à son chien de se relever - parce qu’après tu vas être tout sale!- , alors que son chien était en pleine opération d’évitement de conflit à coup de je-me-soumets-et-je-me-couche-le-ventre-à-l’air-pour-te-le-prouver, empêchait le dit-chien de résoudre le conflit potentiel. Et le dit-chien qui a finit sur nos genoux ( on était assis sur le banc) dans un effort d’éviter les deux chiens et leurs demandes, sans pour autant désobéir à sa maitresse.


Bref.

L’enclos des chiens c’est sociologiquement fascinant…

Le reste de la journée a été tranquille, dans le silence le plus complet, vu que les travaux d’en face étaient à l’arrêt pour cause de Vendredi Saint.

Du coup on a profité de ne rien faire… jour de relâche dans les tâches des uns et des autres…

Et me revoilà pour le septième épisode de ma série sur le Japon:


Le concert de Glay




Glay fait partie des nombreux poids lourds de la musique dont on a jamais guère entendu parler en dehors de leur pays - même s’ils remplissent de belles salles de concert quand ils tournent en Asie. Un peu comme certains poids lourds de la Country des US, ou les plus grosses ventes de musique en Chine.

Mais Glay a ceci de particulier - dans un paysage musical de groupes montés de toutes pièces - d’être composés de membres qui sont ensemble depuis l’école secondaire. Ils viennent tous du même coin d’Hokkaido, et sont ensemble depuis 24 ans.

Ils chantent encore… continuent de remplir les salles… même si on sent que la voix du chanteur a souffert des années et qu’il n’a plus la flexibilité d’antan ( je vous ai mis des liens de live, récents ou non sur certains chansons Winking )

J’étais au Japon en plein dans la période où ils atteignaient les sommets. Artistes de scène, ils multipliaient les concerts avec des concerts de plus en plus dantesques dans leur proportions histoire de donner à tout le monde la chance d’avoir une place

- Pour la petite histoire, lors de la mise en vente de la tournée précédent celle à laquelle j’ai été, pendant les J.O. d’hier de 1998, juste avant mon arrivée, les fans pressés de réserver leur place pour le concert, avaient réussi à saturer le réseau de téléphone et le faire même partiellement tomber, posant des problèmes pour la couverture des J.O. -

D’ailleurs lors de l’achat du billet mi-mai, mes amies m’avaient bien prévenu que c’était sport d’obtenir un billet. Glay, ça a été la seule fois de ma vie où je me suis mise dans la peau d’une fan-version-j’ai-16-ans-et-j’ai-le-sens-de-la-mesure-qui-va-avec, une grosse part de mon année au Japon: j’étais incollable sur l’actu, je poursuivais les magasines de musique, et je m’obstinais à les déchiffrer - avec plus ou moins de succès au fur et à mesure de l’année, c’était une accroche de conversation avec tout le monde ou presque.

On est au mois d’août…


23 Je me n’étais jamais levée aussi facilement un matin... surtout après à peine 3 heures de sommeil. J’ai trop déjeuné, ai enfilé la belle robe du mariage de ma tante, avec une chemise par-dessus... décence oblige... à moins que ce ne soit risque de coup de soleil oblige! Et j’ai tenté la coiffure du siècle... mais je m’en suis finalement tenue aux trois couettes... différence de longueur oblige!

Après une dernière touche de maquillage, j’ai fini mes préparatifs ( bouteille d’eau glacée, etc...) et j’ai crié “Okasan” dans les escaliers pour qu’elle vienne!!! Je suis arrivée un peu en avance au rendez-vous mais tout le monde était déjà là... en route pour l’aventure.

Première surprise, en sortant du super-express j’ai aperçu la prof d’anglais-d’échange... nous avons papoté un moment juste avant la sortie de la gare... elle allait à un mariage.

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Ensuite petite heure de lèche-vitrine et déjeuner ( le coca pris à ce moment a fait des miracles) puis nous avons pris le chemin du bus... près de 15 minutes de marche jusqu’au site de départ... mais c’est vrai qu’il y avait presque 400 bus donc il fallait de la place! On est arrivé au palais international des exposition de Nagoya à environ 12h30... comme les portes proprement dites n’ouvraient qu’à 15h30, ils nous avaient parqués pour du shopping dans les ailes du palais, pendant qu’à l’extérieur ces messieurs répétaient. Sons qui déclenchaient de temps à autre des vagues de cris hystériques... mais bon de toute façon personne ne voyait quoi que ce soit...

Donc pour passer le temps... passage par la boutique Glay... ah oui c’est sûr une heure et demie de queue pour y arriver... ça passe le temps! A ce moment j’ai acheté le poster, un set de cartes postales, le sac pour transporter le tout. Un des filles a dépensé, elle, plus de 10 000 yens.. dont 3000 pour le livret photos... bon faut dire qu’elles étaient belles les photos... ça m’a fait envie!

Ensuite à 15h35 ouverture des portes... c’était juste grandiose... on était installé sur le parking du hall, une bâche en plastique et des cordages délimitant chaque bloc. Le H-17 était, je pense, à environ 150-200 mètres de la scène, mais c’était encore pas trop mal placé si on pense à tous ceux qui étaient derrière nous... ou ceux qui n’avaient tout simplement pas de tickets!

Là les heures ont filé... même la demi-heure de retard... On était 55 000 personnes... dont je pense environ 5000 à 10 000 garçons ( et encore je suis généreuse dans mes estimations) Pour les filles... ça allait de 10 à 55 ans, mais une large majorité de 15-25 ans... et moi là au milieu une des rares étrangères, là seule que j’ai pu repérer en tout cas!

Enfin début du rêve.... à l’oeil nu ils avaient à peine plus que la taille de ma main... bouh... mais bon on avait des écrans géants. J’ai encore des courbatures partout... c’est dire si c’était animé. On a chanté, je pense, la moitié des chansons par coeur en choeur avec le chanteur. Et puis pendant les pauses “je papote avec le public le temps de récupérer” ( il y en a eu 3 en tout) bin les deux fois ou c’était le chanteur qui parlait.... j’ai plutôt bien compris ce qu’il a dit. Par contre pour le bassiste ( juste avant la chanson qu’il chante) j’ai encore des sacrés progrès à faire... quasi rien compris à ce qu’il disait.

Alors pour faire un résumé.... entre les passages sur la taille de l’assemblée... on avait l’honneur d’être leur plus gros public... si le fond ne pouvait les voir... il en allait de même pour eux (enfin sauf quand ils sortaient les jumelles... ce qui déclenchait une vraie crise d’hystérie collective derrière nous!) et qui nous a valu un nombre incroyable de “sumimasen” etc...

Sinon on a eu le passage de la mise en garde contre les moustiques... assorti d’une claque sur le bras et d’un “itai” qui a fait éclater de rire tout le public!

Enfin le passage nostalgie juste avant “
Pure Soul” et le speech sur les rêves de Glay... étant donné qu’ils fêtent cette année leur 10ème anniversaire... ils se sont rencontrés sur les bancs de l’école.

Oh j’y pense maintenant... au son de
Shutter Speed justement, pendant la chanson que chante le bassiste, le chanteur était derrière pour les mouvements des bras... l’effet était spectaculaire!

Ensuite pendant “Fried Chicken and Beer” présentation de tout le monde... c’est évidemment le chanteur qui s’y est collé... même pour lui-même (!) et nous a fait une réapparition en sautant sur scène... pendant que les autres faisaient leur solo, il avait disparu en douce!

Sinon dans l’ensemble tout le monde a fait les fous sur la scène... sauf le guitariste qui s’était cassé le pied quelques mois plus tôt... aurait-il été échaudé.

Au premier rappel on a eu “
Yuuwaku 誘惑”, au second “I’m in love” et une seconde présentation des membres... sauf que cette fois... quand est arrivé son tour, la chanteur a dit “boku” et a attendu que les autres le présentent!

Après le concert la course pour récupérer mon appareil photo... et celui d’Akari..

- Là je précise qu’on était dans une aire pré-digital et surtout pré-appareil photo sur tout et n’importe quoi, donc que pour contrôler la prise de vue, et se prémunir contre les images « volées » les japonais avaient une méthode simple: les appareils photos étaient confisqués, et on devait aller les récupérer après le concert à une consigne. -

perso je l’avais oubliée dans le sac ( bon d’accord j’avais peut-être inconsciemment fait exprès!) enfin bon... juste avant on a demandé à quelqu’un du bon côté de m’acheter le livret photo... JE L’AI!!!! et ensuite la séance presse-citron pour récupérer les appareils... ils nous a fallu plus d’une heure... glups... avec ça le temps qu’on arrive à Nagoya station, comme le concert avait fini plus tard que prévu il est était quasi minuit... et plus de train!!

La valse des téléphones a commencé... prévenir tous les parents et trouver une solution... finalement - heureusement- la grand-mère de Taeko habitant Nagoya pas trop loin de la guerre, nous avons terminé la nuit chez elle... on y est arrivé vers 1h du mat’!!



24 Le lendemain on a repris le train... ils ont accepté notre billet même si c’était de base pour la veille, et chacune est rentrée chez elle... je suis arrivée à 10h00 à la maison. Là récurage intensif puis gros dodo... j’ai dormi toute la journée... et pas d’Aikido... j’étais pas en condition!

La morale de ces quelques jours... ça, ça restera mon plus beau souvenir, avec la course d’école, c’était quelque chose d’unique.... promis-juré... j’essayerais de le refaire un jour...
Pour notre fin de concert... ça devait juste être a balance pour pas qu’on soit trop contente, mais quand bien même ça ne gâche rien... j’ai encore dans la tête la foule, les chansons, les souvenirs sont si vivaces c’est splendide. Et puis quand on y réfléchit.... notre mésaventure... c’est ce qui fait ce concert totalement unique, encore plus une aventure!

Enfin j’ai quand même éprouvé un pincement de jalousie... j’aurais aimé être non pas devant... mais sur la scène... voir la foule, cette ambiance délirante, de leur perspective.

Glay.... comme je l’ai dit au concert ( enfin hurléWinking... je vous aime tous.... pour toujours et à jamais.... vive Glay... continuez d’exister... et moi de mon côté je promets de tout faire pour revenir vous voir un jour

Oh pis j’ai aussi pu constater que j’avais fait des vrais progrès en japonais... il m’aura fallu 5 mois pour que ça décoince enfin... tant mieux!!

Je dois bien avouer qu’à ce jour ça reste un de mes concerts les plus grandioses… et que si par hasard ils passaient par Singapour - si si parfois ils font des dates dans le reste de l’Asie- … j’irais sans hésiter - et je trainerais peut-être même Heidi, à force de lui faire écouter elle commence à trouver bien - traduire elle ne débarque plus d’un air indigné à me demander d’enlever ma musique de m** qui lui écorche les oreilles, ce qu’elle faisait les premières fois que j’avais des crises, comme j’en ai de temps en temps, à me passer mes disques de J-pop en boucle pendant quelques jours, généralement quand Superchéri est en voyage Happy

Aller… je vous laisse sur la photo de la déco de ma chambre -faite dans le but avoué d’en garder des souvenirs - enfin ce à quoi elle ressemblait juste après le concert Happy Parce que le poster en haut à gauche c’est le fameux poster sus-mentionné que je me suis trimbalé toute la journée ou presque.

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Bonne fin de journée et Joyeuses Pâques !

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Un an au Japon, épisode VI

Coucou du jeudi!



Je vous ai fait faux bond hier, mais j’avais d’excellentes raisons: Heidi a -enfin- repris l’école!!!

Ce qui m’a valu de la monter à l’école, le temps de discuter avec l’infirmière, etc. Je suis sortie de là à 8h30, et là session rentrée escargot avec des routes saturées: il m’a fallu presque une heure pour arriver à la maison, un triste record.

Là dessus, le temps de m’occuper de quelques trucs importants et petite journée oblige, mademoiselle était de retour, en larmes parce que crevée et en hypoglycémie

- avec ce qu’elle mange ces temps, pas étonnant. On doit se battre elle et nous, je précise qu’elle joue le jeu, pour le moindre gramme qu’elle avale, l’antibiotique lui fiche en l’air la digestion, elle mange des portions comparables avec ce qu’elle mangeait à 6 mois Sad -

Un après-midi passé à rattraper le travail en retard, bosser sur le passé composé notamment,

Le gros gros bug étant le passé composé du verbe être…

Ça a tourné au pugilat, l’idée que le verbe être au passé composé utilise l’auxiliaire ( déjà qu’auxiliaire elle arrive pas à le prononcer, et me sort quasi systématiquement un mot différent) avoir…

Tu lui dis d’écrire « vous avez été » elle te dit OK et t’écrit « vous êtes été »

On y a passé le reste de la journée, ce qui a eu pour conséquence en plus qu’elle m’a fait une tête au carré parce que tu comprends maintenant qu’elle est guérie elle devrait enfin pouvoir retourner au playground! Sauf que vu sa fatigue, j’ai mis le véto, pas vraiment envie qu’elle tombe et se blesse…


Aujourd’hui c’est café-blogueuse, et espérons-le une fille un peu moins fatiguée à récupérer à 15h40. La bonne nouvelle étant que la semaine est finie et que du coup c’est pas trop grave si elle l’est.


Je vous laisse avec l’épisode suivant de mon année au Japon…



Le camp d’été AFS




Dans un peu tous les pays, l’AFS organise des sorties communes et des camps. Ça permet de se revoir, de partager nos expériences, de comparer des difficultés finalement très similaires.

Bref, c’est un excellent outil de debriefing pour s’assurer que tout le monde réalise que oui on est seul dans notre quotidien, mais qu’on est tous ensemble quand il s’agit de nos expériences de vie.

Ils ont d’ailleurs le même genre de diagramme que ceux qu’on présente aux expatriés, sur la succession des périodes de blues, et d’euphorie, etc. Je me souviens très clairement que lorsqu’on m’en avait parlé à 16 ans je les avais écouté d’une oreille en me fichant d’eux parce que moi JAMAIS…

Et que lorsque les mecs chargés d’accompagner notre expatriation - oui on est parti en 2006 la première fois, donc à l’époque ça se faisait encore de manière assez systématique, je sais pas si c’est toujours le cas - nous ont ressortis des diagrammes étonnamment semblables et nous ont expliqué les différentes phases du choc des cultures et de l’adaptation, je leur ai ri au nez aussi mais pour d’autres raisons cette fois.

Ça aurait probablement été dans la veine de naaaaan mais ne vous en faites pas, votre diagramme je le connais, je l’ai déjà vécu. En pratique, je me suis contentée de décliner le fait de fait de participer au workshop, Superchéri y était allé tout seul.

Les camps et autres sorties, c’est aussi l’occasion pour certains jeunes de faire un peu de visites,

Les familles d’accueil sont bénévoles, et elles s’engagent de base à faire partager la vie de la famille. Maintenant on est pas tous égaux - outre les questions d’affinités - vu que certaines familles arrivent à dégager beaucoup de temps - et le budget aussi- pour faire des visites spéciales, tandis que d’autres n’ont tout simplement pas le temps ou les moyens.

Ici je faisais rétrospectivement - malgré mes impressions de solitude et d’ennui - partie des chanceuses, vu que j’ai fait au moins une visite par mois.

Ma famille d’accueil m’a emmené voir pas mal de choses dans les environs, et même plus loin - vu que plus tard dans l’année, on est parti 3 jours à Kyoto ma mère d’accueil et moi, je vous en parlerais plus tard, et qu’ils m’ont pris avec eux lors des vacances de Noël en Malaisie et à Singapour - mais c’était de loin pas le cas de tout le monde.


Bref.



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Le camp d’été AFS à la sauce japonaise, c’était sans doute le plus sérieux que j’ai fait. Non parce que j’en ai fait en Suisse aussi - avant de partir, après je les ai un peu séchés assez rapidement, on se refait pas, j’ai pas plus que ça une âme grégaire et autant j’adore disséquer le phénomène, autant je me sens pas vraiment à l’aise dans ces trucs, donc que si je peux les éviter, j’évite.

Inutile de préciser qu’à 16-17 ans en plus, j’étais d’autant plus en phase avec l’esprit Kumbaya… je me sentais un peu comme Mercredi Addams qui débarque dans le camp scout…

Les jeux de groupe, les animations, et les soirées au coin du feu de camp, à fortiori avec tout le sérieux des japonais qui quand ils font quelque chose y mettent un zèle qu’on trouve pas chez des européens, point de second degré et de recul face à leurs animations, et rester sérieuse ça a été sport…

Non parce que ceux qui me connaissent - Supergranny par exemple - se représentent probablement bien l’effort à fournir pour ne pas tourner en dérision en même temps que je chante des trucs du genre:


AFS is love
AFS is brotherhood
We are here
For just one year
To make our message clear


3 août

Bon bin la veille de ce satané camp, rien à signaler de particulier... on m’a montré le chemin jusqu’à et depuis la gare d’Okazaki Est.

Autrement je suis aussi restée l’Aikido jusqu’à 21h30 et pour terminer la soirée... je me suis tressé les cheveux devant la rediff’ de Hey!Hey!Hey! ( une des nombreuses émissions musicales que je regardais ) Tout ça pour ne réussir à m’endormir qu’à 4 heures du mat’... j’avais la trouille.

4 - là je précise que sur la fin du mois de juillet, j’ai switché dans mon journal sur les dates à la japonaise, l’idéogramme est à prononcer nichi et signifie jour-

Des fois je HAIS les parents... ils m’ont mis dans le train à 8h40... j’étais donc plus qu’en avance pour le rendez-vous qui était à 10h30!!! Sinon une fois retrouvé les autres le trajet s’est fait tranquille, il y a eu karaoké, mais pas trop. J’ai discuté japonais à l’aller... vu que la seule personne à proximité de moi le parlait.

J’ai revu tout le monde, Hugo a maigri, jojo a pris 12kg... bref aucun de nous ne ressemblait exactement à qu’il était en mars. L’endroit est superbe... et bien qu’envahi par les moustiques... il est avant tout frais.... quel bonheur!!!


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On était 6 dans notre bungalow... au début je me suis demandé comment on ferait, mais finalement on a réussi à ne pas se marcher dessus... et ce pour les 3 nuits... mais bon on s’est jamais vraiment parlé pour autant... alors que de base ils avaient probablement tentés de nous mélanger pour ça! J’étais dans le groupe 7, Hugo dans le 6... c’est pas juste... Tobias, lui était avec Lotte!!

Programme du premier jour, après installation on a eu temps de temps de communication en groupe, tests d’évaluation et souper ( curry) préparés par les japonais du camp. Le soir on est resté à discuter après une leçon de danse que je n’ai pas suivi pour cause de douleur dans la jambe gauche.

Je suis allée me coucher vers minuit, mais d’après ce que je sais... certains ont fait duré leur partie de strip-poker jusqu’à 3h du mat’

2eme jour ( 5) lever à 7h30 à cause du petit-déjeuner en self-service et en quantité limitée... quand je suis arrivée il ne restait déjà plus grand chose... Les derniers n’ont eu droit qu’à du riz blanc.

On a fait près de 4km de marche jusqu’à cette satanée école... le tout parsemé d’un quizz... ou on est arrivé second... à cause d’une des filles qui a imposé la réponse selon laquelle le mot “soccer” venait de l’espagnol... tsss je te jure!

Après ça, au bingo on est arrivé second aussi, donc un classement général de 2eme suite à une première place pour les points ou on était 4 à avoir le même nombre et qu’on a tiré au sort... le cadeau? Un feu d’artifice pour le dernier soir... top délire n’est-ce pas....

Après ça on a nagé un moment, résultat une superbe allergie au soleil!

Souper barbecue et ensuite concert de tambours... alors ça c’était époustouflant! Je me suis couchée avant le départ des autres pour la montagne et une grotte à visiter... j’étais trop fatiguée... d’après Hugo j’ai rien manqué!

6... grand blanc sur ce qu’on a fait la journée... ça devait donc pas être transcendantal... pour le soir comme c’était notre dernière nuit... on a tous décidé de ne pas dormir... on a eu une belle soirée, plein de talent show, plus ou moins pitoyables sauf celui des volontaires... qui jouaient littéralement avec le feu, et le premier “si on allait à une party” hilarant!

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Encore que celui de Ryan était pas mal... surtout notre tête a moment ou ils se sont relevés et qu’on a découvert que les jambes de dessous, pourtant mimant celles d’une femme à la perfection, et que Ryan se gênait pas pour caresser suggestivement... étaient celles d’un mec!!

Après ça on a chant tous en choeur autour du camp “AFS is love, AFS is brotherhood”... j’étais celle qui massacrait l’hymne... mais c’est vrai que putain ça casse les pieds l’idéalisme petite fleur bleue que certains trainent...

Après pour la suite de la soirée, on s’est goinfré de choco, de chips... vu qu’on voulait tenir jusqu’au matin.

7 Moi j’ai voyagé d’un groupe à l’autre... pour finir vers 4 heures du matin au moment ou j’avais décidé de lâcher prise... de toute façon il pleuvait... bin dans mon bungalow que j’avais quitté une demi-heure plus tôt parce que ça s’endormait, l’ambiance était de retour... j’ai dansé jusqu’à 5h30 du matin environ puis petit à petit on s’est assoupi les uns sur les autres... on était plus de 20 dans le bungalow!!

Bon par contre le chouette truc c’est que j’étais une des premières au petit déj’ et que j’ai pu me goinfrer... ensuite bin empaquetage, nettoyage, pluie et encore pluie... conséquence on s’est retrouvé entassé dans une cabine pour l’évaluation du camp et le pique-nique. Après ça les adieux et le retour au car... c’était déjà fini.

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Arrivé à Nagoya, j’ai été saisie de la trouille intégrale de remonter dans le train seule, j’ai donc voulu revenir en même temps que Lotte, Olivia et Phillip... manque de bol ces messieurs-dames voulaient rester en ville... je suis restée un moment mais j’ai fini par craquer... j’avais une envie viscérale de rentrer et je les ai plantés devant la gare... après avoir dit au revoir.

Pour le train j’ai pas pris le bon... heureusement on m’a aiguillé sur un train plus rapide... donc je suis encore arrivée à Okazaki dans des heures raisonnables. En rentrant, douche.. je me suis aussi fait tous mes dramas en retard... kamisama, GTO et la période bleue.... ahhh j’adore ça être à la maison!!


Prochain épisode, le concert de GlayHappy

Je vous souhaite une bonne journée!


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Un an au Japon, épisode V

Coucou du mardi!



Dernier jour de la miss à la maison avant sa reprise des cours!! Ça se fête!!

Reste donc encore un jour pour me battre avec des notions comme le passé composé:

- mais maman j’ai oublié ce que c’est

- ah bin tu vois, quand tu dis j’ai oublié tu en as fait un Happy

Faudra que je trouve un moment pour aller nager, d’autant plus que j’ai craqué et acheté un nouveau maillot de bain… j’ai un troisième Speedo Happy Et oui, j’ai plus de Speedo que de maillots de bain de loisirs et vu mes marques de bronzages qui s’accentuent, je suis de toute façon pas très tentée de mettre mes maillots loisirs les rares fois où je descends à la piscine pour autre chose que de faire mes longueurs.


J’attends aussi la livraison de la nouvelle fontaine.

On a chopé le virus de la fontaine il y a quelques semaines… entre Superchéri qui au fil de ses séjours en Chine s’est transformé en authentique buveur de thé, et qui en avait ras-le-bol de faire chauffer sa bouilloire pour oublier, et la miss qui refuse de boire de l’eau si elle n’est pas gazeuse ou gelée

( compte tenu du prix de l’eau gazeuse ici et de son catastrophique bilan écologique, parce que du Perrier embouteillée à la source en bouteille de 750ml à plus de 3 dollars la bouteille… pas terrible pour le budget, sachant que fille chérie boit une bouteille quotidienne à elle toute seule!)

On s’est donc dit que la fontaine faisait sens.

J’ai juste posé un dictait: hors de question d’avoir de l’eau distillée, c’est eau minérale ou rien du tout.

Donc Superchéri - qui a fait comme d’habitude une étude de marché approfondie avant de prendre une décision - avait choisi une compagnie, on a croché au concept, et les bouteilles de 19 litres ne font pas long feu, sauf qu’ils ont foiré toutes nos livraisons - 3 à ce jour- et du coup il s’est fâché et a exigé le remboursement et a changé de compagnie.

Aujourd’hui on donc a la nouvelle compagnie qui livre la nouvelle fontaine, demain l’ancienne compagnie qui vient récupérer la vieille fontaine - et entre deux on a un marathon liquide devant nous pour vider la moitié d’une bouteille de 19 litres d’ici là Happy noooon je plaisante! -

Aller, sur ce, toutes ces discussions d’eau réfrigérée ça me fait penser aux litres de thé réfrigéré que j’ai avalé au Japon,


pendant un été étouffant…


4 juillet LA nouvelle du jour... j’ai été faire ma première leçon d’Aikido... j’adore ça, je l’ai dans le sang donc bin suite lundi. Je trouve difficilement les mots pour en parler... j’espère que l’impression résistera au temps. Donc maintenant j’ai un peu plus de 7 mois pour en apprendre un max’ et ensuite je tenterais de trouver un club en Suisse... il parait que ça existe.

C’est dans ces moments, où je me dis que je restais « hors-norme » même au Japon, avec le recul parmi mes meilleurs moments, c’est mon amitié avec Nariko, l’assistante de l’ORL - et le club d’Aïkido, entourée d’adultes et de personnes qui n’avaient pas la moindre idée que j’avais 17 ans - et me traitaient en adulte.

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5 juillet Le fou-rire du jour, j’ai chopé un documentaire sur la Suisse, plus exactement sur la Suisse primitive… après tu t’étonnes que les gens ici aient des illusions! Heidi et ses chèvres à tous les coins de rue, j’avoue que je prends un certain plaisir à leur casser leur illusions en leur expliquant qu’Heidi est un personnage de fiction, et que croire que les Suisses de la campagne vivent comme Heidi, c’est un peu comme de croire qu’en dehors de Tokyo tout le monde vit en kimono et katakana!

Avec le temps, comme ma connaissance de la façon de fonctionner des japonais augmente, je recours de plus en plus à des comparaisons quand je veux faire comprendre à propos de mon pays.

Je me souviens d’une discussion épique ou on me demandait mais pourquoi et comment la Suisse avait pu refuser de rentrer dans l’Europe. Celle-ci j’y avais droit souvent, au bout d’un moment j’avais trouvé la parade. Lancer mon interlocuteur dans une discussion hypothétique. Et si les pays d’Asie se lancent dans une grande alliance, est-ce que le Japon joint cette alliance ou fait bande à part?

Etonnamment d’une fois que j’avais posé cette question-là, plus personne ne trouvait les suisses si fous que ça d’avoir refusé d’adhérer à l’Europe!

7 juillet c’est le début des nouveaux dramas, et cette fois-ci je croche! Les Japonais ne font pas vraiment des séries à l’américaine avec des saisons à pléthore. La norme c’est plutôt l’équivalent de sagas de l’été sur nos télévisions francophones, des histoires qui vont s’étaler sur une douzaine d’épisodes.

Sur les nouveaux dramas, il y a un drama qui reste dans les annales encore maintenant, vu qu’il parlait pour la première fois très ouvertement du Sida, des maladies sexuellement transmissibles, il parlait aussi de la problématique de la prostitution étudiante - Dans les grandes villes, il n’est pas rare que les jeunes étudiantes arrondissent leurs fins de mois avec quelques passes, histoire de pouvoir se payer les derniers gadgets à la mode - dans un enrobage garanti d’accrocher toutes les jeunes filles devant leur télévision.

Inutile de préciser que j’ai fait partie du lot, que j’ai pleuré comme une madeleine à chaque épisode, et que Supergranny et Superpapi ont eu le plaisir douteux de recevoir le résumé détaillé de chaque épisode semaine après semaine Laugh

Le 18 juillet c’est le début des vacances d’été, les clubs continuent à tourner, donc entre deux otites je vais nager, mais c’est pas la grande forme.

Avec le recul on peut dire que j’étais en train de faire une des premières poussées de ma drôle-de-myasthénie, mais à l’époque les raisons pour lesquelles je finissais dans un état d’épuisement tel en arrivant à l’école après mes 40 minutes de vélo, ou au retour à la maison que tant à l’école qu’à la maison une sieste s’imposait restaient obscures. M’enfin j’avais un peu pris mes quartiers à l’infirmerie, je débarquais, je dormais une heure ou deux, et je repartais en classe… officiellement c’était pour des questions de migraine.

Pendant les vacances scolaires, le rythme est indolent - hormis mes allers au club de natation et à l’Aïkido - les journées sont longues et vides. Mes soeurs d’accueil bossent comme des folles pour leur prochaine série d’examens, et entre deux sortent décompresser avec leurs copines. Je suis souvent seule, du coup j’écris beaucoup

- sur cette période j’ai commencé, parfois fini plus d’une quinzaine de manuscrits, qui ne valent rien littérairement parlant, mais qui par contre pour certains ont des bonnes idées, c’est dans ma liste interminables de choses à faire de voir ce que je peux sauver de ce que j’ai écrit à l’époque, je les balade avec moi depuis 14 ans où que je déménage dans l’espoir d’enfin m’y attaquer-

je travaille mes traductions de chansons de Glay, j’ai trouvé un ou deux livres en anglais, que je lis à défaut de trouver du français.

C’est drôle mais à force de m’obstiner je me rends compte que je les comprends encore pas si mal que ça.

Le week-end on fait quelques expéditions, pour rendre visites aux oncles et tantes, on fait aussi des expéditions en montagne - profiter d’un peu de fraicheur.

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Là c’était la famille du frère de ma mère d’accueil, la photo en haut de billet, c’est la famille de la soeur de mon père d’accueil.

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Je ne fais pas plus long pour aujourd’hui Happy

J’ai les deux gros chapitres de l’été devant moi: le Summer Camp organisé par l’AFS et le concert de Glay qui ont chacun été toute une aventure. Ce sera les prochains épisodes Happy

La pizza de midi est prête - sans lait. sans gluten s’il vous plait - je vous laisse donc


Bonne journée!

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Un an au Japon, épisode IV

Coucou du lundi!



On commence par les nouvelles neuves d’Heidi, on va clairement vers le mieux après 5 jours d’antibiotiques, mais elle reste encore à la maison en ce début de semaine - vu qu’elle commence seulement à remonter la pente physiquement.

On se débat toujours avec les effets secondaires des antibiotiques, mais on a tenté de lâcher le primperan, le rapport coût-bénéfice du dit-médicament était pas suffisant, ça la rendait somnolente au stade où elle s’endormait l’après-midi pour une petite sieste!

On profite de son regain d’énergie pour tenter de combler un peu le retard pris à l’école - presque 3 semaines d’absence en plein CE1 ça fait mal - grâce aux fiches gentiment transmises par son professeur par email.

De mon côté, c’est un peu rude en ce moment. C’est un mois sans, je rame dans ma fatigue. Je m’obstine à aller nager, mais je peine à maintenir mes quantités. Il faut pourtant le faire, ne pas perdre le terrain durement acquis.

Mais on va pas s’appesantir, j’ai eu largement pire Happy

Et si on parlait de plus belles choses?

Un an au Japon, épisode IV - prononcer iiiivéé avec le petit air interloqué d’Heidi quand elle m’a vu écrire ça pour la première fois, les chiffres romains elle ne connait pas encore- ou….



L’été qui s’annonce




Je vous avais laissé au dernier épisode au retour de la course d’école. Epuisée, ratatinée mais heureuse… l’école dès le lendemain - à 10h40 seulement, concession à notre heure de rentrée - avec une drôle de surprise: 2 pages de questionnaire de satisfaction, à agrémenter d’une composition pour savoir qu’est-ce qu’on a apprécié, qu’est-ce qui est à améliorer. Ça on me l’avait jamais fait, mais c’est vrai qu’à 400 élèves, c’est sans doute d’avoir un retour.

Juin c’est le changement d’uniforme: on passe en manche courte et la jupe s’allège:

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Juin c’est le cap des 3 mois ici. Des soucis d’articulation, mon poignet droit est enflammé, c’est le cauchemar pour écrire, des aller-retours chez le médecin.


6 juin, un peu d’eau dans le gaz à l’école: ma gaffe de l’autre jour, c’est-à-dire avoir été surprise en train de papoter avec la bibliothécaire par mme le principal a fait que j’ai eu droit à une mise en garde. Officiellement c’est quelques profs, mais mon prof de classe sait tout aussi bien que moi de qui vient la remarque. Résultat, moi je serais un peu plus prudente à l’avenir et peut-être que je vais enfin avoir ce dont je rêve... un vrai manuel et de vrais profs... non parce que le basic text book commandé il y a plus d’un mois... franchement c’est se moquer du monde!

Je pouvais bien rêver, mais à partir de là j’ai fait plus attention sur le reste de l’année, et les visites à l’improviste de mme la principale n’ont plus jamais posé problème, elle a même été impressionnée par mon travail les fois suivantes.

C’est le désert littéraire… mes deux livres en français que je m’étais accordé tombent littéralement en miettes tellement je les ai lu et relu, du coup je me mets à l’anglais. J’ai dévoré tout le matériel en anglais de la bibliothèque - sous le regard un peu halluciné de la bibliothécaire.

Je commence par contre à bien savoir manipuler une merveille japonaise - les magasins de seconde main - ici les magasins de seconde main pour les CD, les livres et les DVDs sont légions, et ils ont souvent un choix plus large que les magasins de neuf.

Du coup je change petit à petit mes habitudes, et j’achète de plus en plus en deuxième main mes mangas, mes disques de Glay. Ou comment démultiplier en douce ce que j’achète pour le même budget.

Le mois de juin, le club de natation démarre enfin. Au Japon on fait TOUT dans le cadre de l’école. Les clubs de sport, et d’art sont rattachés aux écoles. En pratique ça veut dire qu’un élève très doué dans un sport, ou une discipline artistique va choisir l’école AUSSi en fonction de la réputation de ses clubs.

Evidemment les classiques pour les élèves AFS au Japon c’est de profiter de faire des clubs du type Ikebana - l’art d’arrangement des fleurs- ou calligraphie. Et je les ai quelque peu surpris en insistant pour rejoindre un club de sport, sachant que par ailleurs je ne peux pas participer aux compétitions - qui sont le nerf de la guerre pour les clubs de sport.

Je ne suis pas très glorieuse à la natation - d’autant plus que les autres font des longueurs avec une endurance que je n’ai pas - mais je me défends petit à petit et c’est surtout l’ambiance de groupe - on rigole bien dans les vestiaires avant et après l’entrainement.

Fin juin c’est la coupe du monde - et dans un Japon où le foot est un sport plutôt féminin dans ses supporters, et dans un pays qui porte son équipe avec enthousiasme - je me retrouve pour la première fois de ma vie à suivre un match de foot et vibrer avec toute ma famille devant le match.

je fais une première: je regarde un match de foot... et le pire c’est que je le regarde vraiment... Cris anxieux et hystériques chaque fois que les croates récupèrent la balle et s’approchent des goals... et puis pour faire bonne mesure... un Kakoiiiiii chaque fois que Nakata passe à l’écran. Pour l’instant le suspense reste entier, réponse d’ici une quarantaine de minutes, voire plus s’ils doivent aller en prolongations!

Bin finalement la chance n’est pas restée... le Japon a perdu 0-1 contre la Croatie... pour un but “coup de chance” au tiers de la seconde mi-temps. Mais nos petits chous ont bien joués... ils perdent avec les honneurs! Bon bin maintenant ouf... je peux redevenir moi... plus besoin de voir les prochains matchs!


L’aventure pour le Japon sera de courte durée… je suis à la fois déçue et soulagée, déçue pour le Japon et soulagée pour moi, parce que du coup je peux refermer cette étonnante page de supporter à l’insu de mon plein gré Happy


Le mois de juin c’est aussi tenter de vaincre à l’usure ma mère d’accueil. Via la prof d’échange - ah oui parce que l’école n’a pas que des étudiants d’échange, elle a aussi un prof d’échange. Une jeune américaine qui est venue pour améliorer l’anglais des professeurs d’anglais - oui oui elle coache les professeurs! - La prof d’échange est super copine avec une de mes profs de japonais et du coup elle s’invite souvent à la bibliothèque pendant mes leçons.

Une fois elle est venue avec la vidéo de son club d’Aikido et c’est le coup de coeur pour moi. Non seulement je veux en faire, mais je tente de convaincre mes parents d’accueil de le faire dans le club où elle va. J’ai fini par obtenir le OK fin juin, après un mois de travail au corps.


La natation par contre avait du plomb dans l’aile: j’ai commencé une série d’otites externes. Dans un premier temps on pensait à de l’eau qui stagnait dans les oreilles, mais apparemment même pas, ma propre transpiration suffisait à créer un milieu propice. Ah oui, parce que le Japon l’été venu se transforme en un authentique pays tropical: humidité à 90% et entre 30° et 35° à l’ombre… pendant de longues semaines, c’est juste étouffant.

Un abonnement chez l’ORL vu que j’en arrivais à bloquer complètement ma mâchoire, et à rester éveillée toute la nuit à cause de la douleur

- ce qui a eu comme effet secondaire que je suis tombée sur mon seul film en français de toute l’année, le 28 juin à 3 heure du mat’ ils diffusaient l’Appât, bien glauque comme film, d’autant plus quand on sait que c’est inspiré d’une histoire vraie-

30 juin aujourd’hui on est retourné chez le médecin, et j’ai effectivement commencé à infecter.... quand je pense qu’Okasan me fait des scènes pour que je retourne à l’école... apparemment j’ai pas assez mauvaise tête pour avoir aussi mal... J’ai fait quasi toute la journée sans contre-douleurs... dès 15h je poireautais devant la porte à attendre désespérément qu’Okasan rentre avec... et je pensais sérieusement à aller me taper la tête contre les murs...

Hier soir/ce matin j’ai expérimenté les programmes nocturnes de la semaine... c’est encore pire que ceux du week-end; j’ai de nouveau vu l’aurore avant que l’épuisement ne prenne le pas sur la douleur et que je ne m’endorme. Pour ces 3 derniers jours je comptabilise un total d’à peine 20 heures de sommeil et encore... je compte large! J’ai eu droit au sermon sur le fait de laisser les volets ouverts et ce bien que j’ai eu expliqué les avoir ouverts après le lever du soleil... il a fallu que je me répète deux fois avant qu’elle le comprenne... ça doit tenir au fait que moi et l’idée d’être debout à 4h30 du mat’... ça doit tout simplement être incompatible!


Un des trucs qui me fascinait ça, l’obsession de fermer les stores et les fenêtres la nuit, comme si on risquait de se faire dérober à chaque minute pendant la nuit. J’avoue que je comprenais pas bien pourquoi - d’autant plus que dans ma petite chambre, ça la transformait en authentique fourneau vu que le soleil même levant sur des stores métalliques, ça fait vite monter les températures.

L’ORL ce sera l’occasion d’une belle rencontre, vu que l’assistante de l’ORL va demander la permission à ma mère d’accueil de m’inviter au karaoké. Je vais la revoir assez souvent sur le reste de l’année, et je l’ai même revue en Suisse quand elle est venue faire l’Europe en routard lors de son voyage de noces quelques années plus tard.


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Sur les week-ends on profit souvent de faire des visites Okasan ( japonais pour maman Winking ) - et/ ou Otosan ( japonais pour papa) en fonction des disponibilités de l’une et l’autre. On est notamment allé visiter un village hors du temps situé sur le sentier qui reliait Tokyo à Kyoto - pendant des siècles c’était le plus court chemin entre les deux villes, et tout le long du chemin des petits villages rassemblés autour d’auberges.


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C’est une destination touristique prisée, hors du temps, du coup le fait que j’avais un film sépia dans mon appareil rend particulièrement bien Happy


Sur ce, faut que je retourne faire du français avec fille chérie, donc je vous laisse et la suite au prochain épisode Happy

p.s. les archives d’août 2010 sont presque complètes.

Bonne journée



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Un an au Japon, épisode III

Coucou du vendredi!


Un peu de vie quotidienne pour commencer:

La miss a quelques soucis d’effets secondaires avec les antibiotiques: elle a un gros reflux quasi constant, ce qui transforme les journées en gymkhana pour la nourrir et savoir quand on ose lui donner un peu de pansements gastriques pour la soulager.

A priori il faut compter un espacement de 3h pour oser donner un pansement gastrique sur la prise d’un médicament si on ne veut pas interagir avec la prise. On va dire que ça nous facilite pas la vie.

Et évidemment la terre entière lui en veut… la tirelire amoureusement peinte dans l’après-midi a été cassée le soir-même - heureusement elle va pouvoir être recollée vu que brisée net en deux morceaux- le chien montre quelques signes de lassitude à se faire manipuler sans états d’âme à chaque fois qu’elle est un peu moins bien et ses copines lui manquent, et son maître va encore lui dire qu’elle a beaucoup manqué

- ah bin on peut pas lui donner tort… ma prédiction de 2 mois d’absence minimum sur son CE1 est salement en train de devenir une réalité-

Mais heureusement les rayons de soleil se font un peu plus fréquents aussi: elle a eu plusieurs moments où la fièvre a baissé spontanément, c’était pas arrivé depuis dimanche dernier!

J’ai maintenu la logo du coup, ça la sort un peu de la maison.

Et moi je grogne un grand coup, parce qu’en grande sotte que je suis -parfois- j’ai oublié de sauver mes modifications au fur et à mesure et qu’une des raisons pour laquelle je poste aussi tard, c’est que j’ai pris du retard à devoir recommencer plus d’une heure de boulot faute d’avoir sauvé AVANT que ça plante ( mouais apparemment le soft est instable quand je démarre le disque dur externe en parallèle, lequel disque dur est nécessaire pour aller piocher dans les archives photos Happy )

Bref Happy


On continue le retour dans le passé…


Le mois de mai a été super riche en événements, à part le fait que je m’installais de plus en plus dans ma nouvelle vie, que du coup je pouvais retrouver de l’indépendance, un réseau de copines, et que petit à petit parfois j’arrivais à mettre mon grain de sel dans une conversation, et que je faisais quelques balbutiements en lecture suffisants pour tenter de déchiffrer un programme TV

- enfin plus précisément pour y dénicher les deux programmes qui potentiellement m’intéressaient: les émissions musicales, histoire de ne pas louper un passage de Glay, et pour y trouver les films étrangers dont les titres sont pas toujours traduit et qui sont généralement diffusés en bicanal japonais/anglais-

que j’amassais gentiment les kilos - j’en ai pris 10kg en tout lors de mon année et pour avoir pu comparer lors des assemblée AFS j’étais pas la pire- que j’étais ravagée d’acné alors que j’en avais plus, que je me faisais bouffer les jambes toutes les nuits, parce que mon tatami était envahi de puces;

le fait que des nouvelles qu’on échangeait avec la Suisse c’était toujours un moment à cheval entre le rire et les larmes, parce qu’au delà des anecdotes marrantes, filtrait le fait qu’en Suisse mes frères et soeur souffraient de mon absence;

Comme tous les mois depuis mon arrivée, je suis complètement ruinée dès les 2/3 du mois

Pour mai, entre mes disques de Glay, le billet du concert, un dictionnaire français-japonais ( j’avais déjà japonais-français) et un gros tas de mangas - l’intégrale de Cat’s eye, toute mon enfance ça - les fins de mois sont difficiles.

Et fin mai c’était surtout la course d’école. Une course d’école à la japonaise c’est quelque chose!

La 3eme semaine de mai c’est déroulée tranquillement, c’était les mid-terms exams. De ce que je peux observer, ici il n’y a pas comme en Suisse des épreuves en nombre variable selon chaque professeur vu que chacun fait sa petite cuisine, non ici c’est sessions d’examens pour tous.

Ce qui bouleverse complètement les programmes scolaires et me coince à la bibliothèque pour la matinée pendant que les autres sont en examens, non que je ne m’en plaigne. J’aime bien papoter avec bibliothécaire travailler au calme là-bas, elle m’aide beaucoup question grammaire et traduction. Et les après-midis libres, pendant que les autres sont en train de réviser, je m’enhardis à aller seule en ville.

J’ai osé aller acheter une soft-ice au thé vert - commandée en japonais s’il vous plait- et j’ai réussi à demander à la vendeuse pour le dictionnaire français-japonais.

Moi je dis, l’école ici, c’est vraiment la grande aventure... C’est transcendantal... y’a jamais une seule semaine qui soit ordinaire... Mais c’est drôle, tous les profs ici sont incrédules quand je leur dis qu’à Genève le programme n’est jamais modifié... ou presque. Enfin moi j’adore l’école version japonaise, en vérité j’y resterais bien!

Donc, je disais, le cleaning time du jour était consacré au nettoyage de la zone avoisinant l’école... on a marché pendant 20 minutes en papotant... les trois, quatre premiers ramassaient effectivement quelques détruits, mais dans l’ensemble on papotait surtout... notamment à propos d’un certain soleil de plomb

- les japonais, c’est un peu comme la petite vieille de Bref c’est l’épisode du 20 mars si vous le cherchez - parler du temps qu’il fait, c’est un élément inévitable de chaque conversation- à noter qu’il fait toujours soit trop froid, soit trop chaud-


23 mai


Il est 10 heures moins 10 et je commence à poireauter d’ici à aller retrouver les copines à 11h45 devant l’école.

Trois heures de karaoké avec Tae-chan, Mio-chan, Chi-chan, Chiemi, Mayuko et Hiromi... TOP DELIRE!!! Je me suis même lancée à chanter “誘惑”… Bon c’était pas parfait mais pas si mal pour une première... Autrement on s’est amusées comme des petites folles. Je me réjouis qu’on remette ça!

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p.s. au passage j’ai réussi à prendre une photo de Mio-chan... un challenge vu sa timidité!
 Bin sinon on a flâné en ville et j’ai réussi le record absolu de rentrer à la maison depuis Cibico en 10 minutes... ce qui fait qu’à la minute près... je suis rentrée à l’heure.

L’autre événement de ce jour-là, c’est le fait que le duel entre ma soeur d’accueil qui s’était fait des reflets roses dans les cheveux, et mes parents d’accueil qui s’étouffaient face au manquement que ça représentait au règlement scolaire s’est soldé par la défaite de ma soeur d’accueil. Elle a du re-teindre ses cheveux en noir. Une des rares fois que j’ai vu mon père d’accueil s’y mettre dans les discussions éducatives, parce que sinon en général il n’intervenait que face aux décisions d’argent.

C’était clairement lui qu’il fallait prendre avec si le but c’était de se faire une séance on dévalise les magasins Happy J’ai reçu un yukata - les kimonos légers d’été- et tout le matériel qui va avec:


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La course d’école, donc, LE moment le plus intense du mois de Mai, et l’un de plus beau souvenirs de mon année… Le plus simple c’est sans doute que je vous remette tel que ce que j’avais écrit à l’époque Happy attention pavé Happy

27 mai

Ils auraient du prévenir avant: oublier tout ce que vous avez connu avant... voici LA course d’école! Bon le réveil à 5 heures du mat’ c’était un peu rude... les “ on se met en rang, on s’assied, on s’écoute, on se relève” aussi.

On a bouffé le lunch à 10h00, cherchez l’erreur mais c’était très bon ( même les petits poissons que j’ai tout d’abord hésité à bouffer) Le shinkansen c’est pas mal du tout non plus... sauf pour un truc: on a mal aux oreilles à cause d’une majeure partie du chemin en tunnel.

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Suite à ça re-train, puis ferry, un bac comme diraient les français, direction l’île de Miyajima. C’est tout à fait charmant, les paysages sont splendides... c’est envahi de touristes, de biches et de crabes. Les biches c’était quelque chose, je n’en avais jamais vu d’aussi peu farouches et tu ne fais pas trois pas sans en trouver une. On a pris des photos , y compris les officielles classe après classe, et on a fait un petit tour des nombreux magasins. j’ai acheté un set de cartes postales... la première est déjà prête à être envoyée à la familia, signée par les copines de classe. Sinon un mini set à salé... je tenterais de le passer dans mon premier colis back home. Enfin un porte-clé pour ajouter à ma collec’! Quelle idée! Après croisière à bord du Galaxy jusqu’au Prince d’Hiroshima... les paysages entre-aperçus depuis le bateau étaient.... difficiles à décrire... mais beaux.

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Non le truc génial, hormis le fait que depuis le début, cette course d’école ressemble à une excursion de luxe... l’hôtel juste au bord de la mer a des allures de 3 étoiles, je n’avais jamais vraiment vu ça auparavant.

Le repas du soir: en entrée: mini-sandwichs, pâtes aux oeufs de saumon, un potage et en plat principal: frites, onigiri, poulet. Cerise sur le gâteau, c’est le cas de le dire, une tranche de cake au chocolat, melon et pamplemousse.

Après le seul vide de la journée... une heure et des poussières de discours sur Hiroshima... il y avait un rescapé ( 73 ans). C’est lui qui a parlé le plus et sincèrement j’ai regretté de ne pas comprendre un mot ou presque. Enfin au moins j’ai réussi à ne pas m’endormir.

Maintenant après une douche, bin je n’attends plus que d’aller au lit... à demain pour de nouvelles aventures!

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- les appels de présence à 400 élèves, c’est tout un spectacle! -

28 mai

17h30... peu avant le repas du soir.... Pour la nuit dernière... ces folles... non contentes de dormir avec une lumière en veilleuse... elles se sont réveillées une demi-heure avant la diane... parce que sinon elles avaient peur de ne pas être prête à temps. Moi ça m’a permis de m’étaler de 6 heures à 6 heures et demie!

Enfin bon, après un petit déjeuner sympathique ( bien que je n’ai toujours pas compris comment on est sensé bouffer ces saucisses and co. dégoulinantes des graisse) on a déguerpi dans des cars ( un par classe) direction Hiroshima-centre.

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- Le mémorial park d’Hiroshima et le rare bâtiment qui a survécu à la détonation, tout le reste n’était que cendres… -

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Dans la matinée on a visité le musée mémorial. Quand je suis ressortie, j’avais envie de pleurer et de vomir... pourvu que l’être humain n’oublie jamais!

Après ça on est allées manger... un petit boui-boui... le voir préparer le repas c’était assez ébouriffant! En plus on est arrivées dans les premières, donc pas besoin d’attendre une place pour s’asseoir.


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Direction ensuite, le musée of art of Hiroshima... mais pas pour le visiter, hein... juste un check-point! Comme on avait fait quelques détours magasins, on a pas eu le temps de visiter après le château d’Hiroshima... on a juste pris quelques photos depuis l’extérieur.

Après re-bus, avec une drôle de surprise.... je n’avais jamais vu auparavant une version avec karaoké incorporé... on a donc chanté sur la route, route, route, tralali tralala... enfin sur l’autoroute!

Pause pipi vers 15 heures et vers 16h30 arrivée à un observatoire... vue sur la mer, dans un paysage qui me rappelait un paysage romain.. en arrière-plan la mer, des îles, des bateaux et un pont suspendu à deux étages ( train, voitures) long de 4 kilomètres... SPLENDIDE!

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Arrivée à l’hôtel à 17 heures et des poussières... cette fois-ci style japonais, mais tout aussi luxueux... le repas était délicieux... moi je dis, ce n’est pas une course d’école mais une expédition touristique de luxe.

J’ai fini mon repas la dernière, preuve que je commence à m’habituer au timing de 20 minutes par repas minimum. Au repas de midi, quelqu’un m’avait dit que je mangeais vite... euh franchement Mio-chan avait fini en même temps que moi... et moi je ne dis en général pas un mot du repas... ça aide à finir toujours la première!

Sinon côté jambes, enfin douleur, je survis assez bien, la variante locale du brufen est efficace.

On va bientôt partir pour des activités de classe ( il est 19h15) et ensuite ce sera l’heure du bain... en salle de bain japonaise s’il vous plait... je me demande à quoi ça ressemblera.

Récit peut-être tout à l’heure... sinon demain...

Même jour, après le bain

Les activités de classe, ça vaut le détour... moi qui pensait avoir tout vu question jeux stupides avec AFS.. et bien non... une classe de japonais peut faire pire! On a d’abord joué à attraper le doigt de l’autre. Ensuite on devait se mettre par groupe dont le nombre variait selon le nom de l’animal qu’ils disaient, enfin pour couronner le tout un jeu auquel j’ai rien compris... et une partie de “feuille, caillou, ciseaux”, sauf que là... le temps qu’on me traduise ce qui se passait... c’était déjà fini.

Beuh, j’avais un autre truc dont je voulais parler mais blanc total....

On va donc passer au sujet suivant: le bain. Donc bain collectif, c’était une expérience marrante... chuis de loin pas la plus timide et la plus complexée... Et puis je suis une des rares à avoir tenté le baquet d’eau froide à la fin pour revigorer.
Sinon après le bain, aller-retour dans la chambre des profs pour obtenir de la glace pour mon genou droit... malgré les contre-douleurs il est à la limite de la tendinite.

Sinon faudra pas que j’oublie de dire à papa dans le prochain email, qu’à la télé il y a quelques minutes de ça, j’ai vu une pub pour Unisys.

Bon sur ce.. bonne nuit!

29 mai

De retour à la maison, presque à regret... je crois que je m’étais plus autant amusée en course d’école depuis très très longtemps!

Bon alors résumé de la journée.... bin le matin j’avais pas faim, ça a étonné tout le monde ( déjà que dès que je pousse un soupir j’ai en moyenne 6 personnes pour me demander si tout va bien) Ensuite on est parti en retard, parce que le car numéro deux s’est crashé... comme il y a laissé son pare-brise, ils ont pallié à ça en répartissant les élèves de la classe en question dans les autres cars. Départ donc à 8h20 au lieu de 8 heures.

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Direction Kurashiki et le musée d’art européen Ohara.... venir au Japon pour voir mon premier Hodler, alors qu’il en y a un au musée d’art et d’histoire à 300 mètres de chez moi... apprécions l’ironie! Il y avait également un nymphéa, une meule de foin de Monet, un Modigliani, etc.... j’ai pas tout retenu... mais une chose de sûre je me sentais en terrain connu!

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Après shopping break... avec la cargaison du jour de cartes postales, etc... et une petite excentricité.... une photo de Grey... ( j’en profite d’ailleurs pour signaler que “séduction” est remontée d’une place dans le hit de music station, mais soul love en est sortie.. G.A. ma vieille... tu devrais avoir honte... en attendant sois devant la télé demain à 11h!)

Après ça, Tivoli Park, affilié à l’original en Hollande, j’ai fait presque toutes les attractions, en tout cas toutes les plus flippantes!


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Moralité de tout ça, je suis ruinée... ( je dirais même plus) mais c’était super... j’ai acheté et j’offrirais à papa le petit verre à grapa le plus globe-trotter qu’il aura jamais: importé de Hollande au Japon pour être renvoyé en Suisse!
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Ah puis je me souviens de ce que je voulais raconter hier: à Hiroshima, j’ai trouvé un bistrot ( C’était le terme), le bistrot Aimée dont la devanture affichait “ Voullez-vous quelleque chose”... un instant j’ai hésité à rentrer pour signaler l’erreur!

Sinon bin après le Tivoli Park... on est parti en bus jusqu’à la gare d’Okayama pour reprendre le shinkansen... que d’abord à côté... le TGV fait figure d’escargot... dans l’aventure j’aurais vu Osaka et Kyoto... même si je n’en ai vu que la gare

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Un an au Japon, épisode II

Coucou du mercredi



Du côté de la miss on attend toujours les nouvelles des résultats de la prise de sang.

Du coup là elle est sur le canapé à poursuivre son marathon il était une fois… les amériques. Je m’en vais avoir des questions sur l’esclavage moi ( celles sur les guerres d’indépendance américaine c’est déjà fait)

Bref, rien de nouveau sous le soleil, si ce n’est que j’ai trouvé un remède simple au fait d’être en train d’écrire dans le salon à côté de ma progéniture qui me parle régulièrement: j’ai un casque sur les oreilles Happy

Je vous laisse à la suite de ma chronique japonaise. J’ai le texte retranscrit du journal originel ouvert en parallèle du blog, et je fais un espèce d’aller-retour entre mon point de vue de l’époque sur ce que je vivais, et celui d’avec 14 ans de recul. Quand je vous mets de l’italique, c’est que j’ai fait du copier-coller pur des entrées du journal de bord Happy



Les premières semaines…



Je suis partie le 19 mars 1998, pour avoir un peu de temps pour m’acclimater avant la rentrée scolaire. Au Japon, différents systèmes de découpe des années cohabitent sans que personne n’y voit le moindre souci.

L’année civile est celle de la majeure partie du monde, sauf qu’en lieu et place des 1998, etc. on utilise de préférence les années de règnes de l’empereur. Avec un peu de gymnastique - et le fait que je suis née la même année que ma soeur d’accueil, je commence à dire que je suis née en showa 56 au lieu de dire 1981.

Le sigle du zodiaque chinois démarre non pas à nouvel an chinois, mais au 1er janvier ( ce qui fait que contrairement aux chinois pour lesquels nouvel an civil est un non-événement, les japonais fêtent en grande pompe le 1er janvier. On chasse les démons, on renouvelle plein de choses, on fait les grands nettoyages, et on distribue les petites enveloppes… note que ça il m’a fallu arriver à 10 ans plus tard et mon second nouvel an chinois en Chine pour comprendre vraiment les implications des choses qu’on a fait à notre retour de voyage lors du passage en 1999 )

Par contre l’année scolaire et l’année fiscale restent coupées à fin mars/ début avril



- ça c’était la maison de mes parents d’accueil-


Mes premières semaines, c’était donc les grandes vacances, pas si longues que ça, mais comme c’est un changement d’année scolaire c’est les vacances les plus libres des enfants. Du coup mes soeurs d’accueil prenaient avant tout soin de leur vie sociale.

Mes parents d’accueil travaillaient les deux. Et fonctionnaire au Japon ne veut pas dire que tu vas pas rentrer à 21h30 du travail.

Ma grand-mère d’accueil ne parle pas un mot d’anglais, je ne parle pas un mot de japonais.

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Inutile de dire que les journées sont longues. très très longues.

Je suis analphabète - pour le rat de bibliothèque que je suis c’est une immense souffrance de ne RIEN pouvoir lire - je suis incapable de communiquer hormis mes besoins vitaux pour lesquelles on parle à grand coup de dictionnaire interposé.

Moi qui était super autonome à la maison, je suis bloquée à la maison, à part les week-ends ou mes parents d’accueil font des visites avec moi. On a trop peur que je me perde, qu’il m’arrive quelque chose.



Tu te sens un peu comme un explorateur du vieux temps au milieu d’une tribu étrange du fin fond du monde, propulsé là-bas sans monde d’emploi. Tu tentes de comprendre ce qui se fait, et ce qui ne se fait pas.

Parce qu’avec le niveau d’anglais des membres de ma famille d’accueil qui le parlent, même quand ils m’expliquent quelque chose en anglais, c’est un jeu de devinettes.

Je m’ennuie tellement que j’en arrive à étudier, je commence à apprendre les deux alphabets - hiragana et katakana- je sèche par contre complètement sur le discours que je suis sensée faire pour la rentrée scolaire ( m’avoir dans l’école est apparemment un grand événement - c’est drôle s’il y a eu des étudiants AFS dans mon collège en Suisse, ça par contre je l’ai jamais remarqué- choc des cultures quand tu nous tiens. )






Il y a quand même quelques trucs qui avancent: j’ai un uniforme, un vélo, il ne me manque que les yeux bridés, un nez plus plat - moi qui avait tendance à trouver mon nez gros avant, là j’ai gagné le jackpot- ma couleur de cheveux fait sensation ( même si blond ça aurait été mieux) drôle de se dire ça, quand moi je rêve de leur sublime noir.

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J’irais à l’école en vélo - j’en ai pour environ 30 minutes de trajet. Une bonne partie le long du canal aux cerisiers - lesquels cerisiers sont en fleur. C’est juste magnifique ( la photo d’hier c’est justement pendant le carnaval organisé pour la floraison des cerisiers).



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8 avril, la rentrée scolaire, et je suis l’attraction du jour. Tout le monde veut apprendre le français, tout le monde vient me parler. Je suis un peu perplexe, je me demande combien de temps ça va durer.


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On est 44 en classe, rangés par ordre alphabétique, les garçons d’abord puis les filles, et moi tout au fond de la liste vu que je n’ai pas de nom en idéogramme, juste des katakana. Du coup ça m’arrange bien: j’ai la place tout au fond de la classe, celle pour laquelle on se bat en Suisse, du coup tant que j’ai l’air concentrée je peux faire plus ou moins ce que je veux.

On m’a supprimé certains cours, pour que j’aille à la bibliothèque faire des cours de japonais avec des professeurs volontaires.

Il y a eu apparemment un drame sur la couleur de mon uniforme de sport: j’en ai eu un vert, sauf qu’apparemment c’est pas la bonne couleur pour mon année et ma soeur d’accueil a fait un tel scandale qu’ils ont recommandé un bleu. Ça j’avoue que j’ai pas compris du tout sur le moment.

J’écris, j’écris des lettres interminables - si si mes parents recevront des pavés de 10 pages recto-verso- j’écris des histoires - c’est les premières fois que je finis des histoires, même si avec le recul question qualité d’écriture elles ne valent pas grand chose- je guette le courrier dans l’espoir de recevoir quelque chose.

J’observe, j’observe ce qui se passe autour de moi et j’essaie de comprendre, d’apprendre. Un peu à la manière d’un petit enfant quand il grandit, et qu’il tente de comprendre les règles de la société dans lequel il grandit.

Il y a internet dans ma famille d’accueil. Ils ont l’ISDN - quelqu’un se rappelle encore de ce que c’est? La seconde ligne juste pour le modem de l’ordinateur- mais internet c’est cher. J’ai reçu le droit d’écrire -hors ligne s’il vous plait, pour pas que ce soit trop cher- une heure d’email par semaine- ce qui aura comme effet pour les uns comme pour les autres d’un exercice de style étonnant ou je lis les réponses à mes email une semaine après.

Comme parfois mes emails - contrairement aux lettres- étaient écrits sous le coup de l’émotion, ça a pas toujours été facile à digérer pour mes parents.

Je ne téléphonerais en Suisse - en PCV - que pour les anniversaires et quelques occasions spéciales.


27 avril, j’ai 17 ans. Je suis au Japon depuis un peu plus d’un mois. C’est étonnant, c’est à la fois interminable - l’impression de ne jamais avoir vécu autre chose - et à la fois super rapide.

Happy Birthday to me!!!! Mon dieu, qu’est-ce que ça m’a fait plaisir de recevoir toutes ces petites attentions. Gâteau maison à la maison, et à l’école le tableau des communications portait un gigantesque message de célébration. Dire qu’il m’a fallu partir à l’autre bout du monde pour pouvoir être un jour populaire. C’est drôle mais Genève ne me manque pas. Quand je rêve du départ, je pense à la peine que ça va me causer de laisser ma vie d’ici... même si ma famille me manque. Dans le fond, je me sens ici comme je ne m’étais jamais sentie auparavant. Vais-je revenir? Comme c’est parti, il y a une bonne probabilité!


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5 mai, on termine la Golden Week - une semaine avec 3 jours fériés - et je me suis découverte une nouvelle passion: la pop japonaise, tout particulièrement le groupe Glay.

J’écoute leur dernier single en boucle, je me suis approprié en douce le lecteur CD portable qui trainait dans le salon - ma chambre est séparée grâce à des panneaux de papier japonais du salon-






Aujourd’hui de nouveau shopping, avec Naoko, la plus jeune de mes soeurs d’accueil. J’ai acheté des fourres pour mes papiers volants et j’ai craqué sur quelques auto-collants de Glay. Mon Dieu ce que le Japon peut être le pays rêvé pour une fan... tu trouves de tout, des bons vieux magasines... à la serviette de bain!!!!

Je sens que je vais assumer de fanatiser un peu!


Et je travaille petit à petit à recopier, puis traduire les parole de la chanson.


15 mai - parce qu’être fan de Glay mène à tout, y compris à étoffer ma vie sociale, je me suis intégrée au groupe de copines de ma classe qui sont aussi fans - ce qui fait que d’autres filles qui sont plus fans d’autres groupes sont évidemment moins mes copines. On peut pas tout avoir!

Je mange avec elles à midi - sauf que je passe plus mes repas à tenter de suivre leurs conversations qu’à intervenir- et comme je fais des progrès dans ma compréhension - c’est étonnant comme à force d’observer on re-apprend à déduire ce qui se passe en partie grâce à des choses comme le language non verbal - j’ai entendu qu’elles parlaient d’un concert de Glay. Et je leur ai demandé de me prendre un billet:

J’ai un billet pour leur concert de cet été!!!!!!!!!!!

Oh purée j’en reviens toujours pas.... c’est trop délire... j’y crois pas... c’est hyper-top-méga-génial... c’est un rêve... c’est... enfin bref, je plane complètement ( et pourtant promis-juré je n’ai pas fumé la moquette... enfin le tatami!)

Avec les copines de classe nous avons une place dans le 18eme bloc... ce qui est pas mal du tout à mon avis... vu que ce sera un concert gigantesque... 55 000 personnes... Mais c’est vraiment les japonais ça... de faire des places numérotées pour un concert de 55 000 personnes en plein air.

Faudra pas que j’oublie de re-re-re-remercier Taeko, vu que c’est elle qui m’a pris le billet. Et maintenant il me reste 3 mois pour acheter tous les CDs qui me manquent et apprendre par coeur toutes les chansons que je ne connais pas encore! Jusqu’ici tout va bien!

Tiens, ça me fait penser à la discussion philosophique profonde qu’on a eu avec Aki-chan ( ma soeur d’accueil NdT) hier... on a argumenté pendant près d’une heure pour déterminer quel membre de Glay était le plus grand... et lequel était le plus petit... On était d’accord pour plus grand, mais pour le plus petit, on est pas certaines... faut dire que ces messieurs ne nous facilitent pas la vie: ils mettent régulièrement des talons!

Inutile de dire que j’ai redoublé d’effort pour traduire leurs chansons.

J’y passais une bonne partie de mes heures à la bibliothèque, à la plus grande perplexité du staff de l’école.

Une élève qui au lieu de faire sagement les leçons d’un livre de japonais, les unes après les autres, s’attaquait à traduire les chansons - d’amour- d’un groupe de J-Pop ils avaient pas encore vu. Toute personne qui passait dans la bibliothèque était une victime potentielle pour m’indiquer la prononciation des idéogrammes - et que je puisse ainsi aller les chercher dans le dictionnaire - ainsi que le sens d’écriture.

Faut dire que de toute façon quand mes professeurs de japonais volontaires daignaient venir - ils avaient souvent des changements de cours, ou trop de retard dans leurs corrections - de toute façon ils avaient plus envie de papoter pendant une heure sur la Suisse, ou de me donner un coup de main dans mes traductions de Glay que de faire des leçons pures et dures de toute façon.

Ça il m’a fallu longtemps pour le comprendre, à l’époque j’avoue que j’étais plutôt féroce face au phénomène, déçue de ne pas avoir un prof à la Suisse qui me motive et me fasse avancer systématiquement. Incapable de comprendre qu’outre les différences de méthodes d’enseignements, il y avait avant tout une envie de ne pas se mettre une pression supplémentaire et que sous couvert de m’enseigner quelque chose, ils cherchaient surtout un moment de répit.

Oups vu l’heure, la suite ce sera au prochain épisode Happy


Bonne journée!


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Un an au Japon, épisode I

Coucou du mardi!



On prend les mêmes et on recommence à la maison.

Quand on sait que dans moins de 3 semaines mademoiselle est en vacances scolaires… ça donne presque envie de pleurer.

Je bosse quand moi? Mouais je sais je me lamente… mais on va dire que c’est la première fois que je suis exposée à ce point-là à l’effet secondaire du phénomène bosser à la maison quand on a son enfant malade à la maison et que ça dure. Et on peut dire que pour le moment j’ai de loin pas l’impression de passer l’épreuve haut la main Sad

Parce que ce matin soit, elle m’a pas mis Winx Club, mais il était une fois, mais du coup j’ai le commentaire au fur et à mesure des épisodes «  oh tu as vu les hommes des cavernes ils utilisent la peau des mammouths pour faire des habits, oh tu as vu quand quelqu’un il meurt ils le mettent dans un trou »

Purée vivement qu’elle soit guérie et retourne à l’école!

Comment dire pas terrible pour rester concentrée dans mon sujet. D’autant plus que sur l’édition des archives, j’arrive sur les chapitres les plus sensibles de 2010 - qui on peut l’admettre à posteriori, a été une annus horribilis dans le plein sens du terme - et que de la concentration j’en ai besoin, vu que certains textes ont besoin de plus d’édition que d’habitude. Je remue des choses qui me donne parfois de laisser le tout dans le passé, plutôt que de chercher comment en parler.

-Et que du coup la distraction de fille chérie qui prend bien de la place au salon, est d’autant plus pénible à ignorer! -


Bon! Assez pleurniché!

Je vous avais promis une série sur le Japon… La voilà!

Je sais pas trop combien de temps elle va s’étaler, on verra Happy

Donc la mère meri au Japon, c’est une aventure qui s’est étalée de mars 1998 à février 1999. Je suis partie en échange d’étudiant avec l’AFS.

L’AFS- pour american field service- est une organisation sans but lucratif qui depuis la fin de la seconde guerre mondiale propose des échanges d’étudiants en immersion, au départ entre les USA et l’Europe et maintenant un peu partout dans le monde, parce que le groupe d’infirmiers vétérans américains - qui ont fait les deux guerres mondiales- sont partis du principe qu’en apprenant à nous connaître en profondeur, nous n’en arriverions plus jamais à cet immense gâchis qu’ont été les deux grandes guerres.

Donc le but est simple: on part quasi un an, entre l’âge de 15 et 18 ans, en immersion dans une famille d’accueil. La famille est bénévole. On va à l’école locale, on vit autant que possible la vie d’un enfant du pays.

Bon alors l’AFS c’est posé, maintenant, faut planter le décor de la mère meri à 16 ans.

J’étais une ado hyper-raisonnable.

Mes conneries les plus graves, ça a été sécher les cours et aller réfléchir au sens de la vie dans les parcs à l’autre bout de la ville - histoire de ne pas me faire prendre quoi! Non parce que vu que j’avais subtilement contrefait l’écriture de ma mère pour expliquer que j’étais malade, mieux valait que je me fasse pas prendre -

Moins glamour, les chantages au suicide pour la nouvelle veste Chevignon - si si, j’ai osé faire ça, mais cette fois-là ma mère ayant ouvert la fenêtre et m’ayant dit avec un grand sourire «  bin vas-y saute ma chérie! ! » c’est un peu parti en eau-de-boudin Happy -

J’étais une nerd sans-amie qui était plus heureuse à trainer à la récréation avec dans la bibliothèque avec le bibliothécaire et quelques autres à refaire le monde et échanger sur nos lectures du moment, qu’à discuter copains, clope et derniers habits à la mode.

Je faisais des efforts pourtant pour passer inaperçue: je travaillais pas - pas fait mes devoirs une seule fois en 3 ans de cycle ou presque- des fois, je m’incrustais aux soirées et je m’emmerdais royalement à regarder les autres boire et fumer. Je me mettais aux modes vestimentaires du moment, mais toujours avec un temps de retard et du coup le remède était presque encore pire que le mal.

J’admirais énormément une amie qui elle semblait hermétique à tout ça et restait elle-même quoi qu’il arrive.

Bref, on peut dire que mes années d’adolescence ont pas été les plus simples de ma vie.

Là dessus. j’arrive au Collège ( Lycée pour les françaises qui me lisent, Gymnase pour les suisses-romandes pas genevoises Happy )

Et j’ai une grosse crise d’identité, je sais pas trop ce que je me veux, je m’ennuie mortellement en classe - si si- je hais ma prof d’allemand et du coup mes notes en allemand plongent

( déjà qu’elles étaient pas glorieuses - un effort calculé pour ne PAS être trop bonne partout, sur toutes mes années de secondaire j’ai toujours eu 2 branches au ras-les-pâquerettes avec un art consommé, les langues étaient un coupable idéal, dans l’optique ou ne pas travailler pour apprendre le vocabulaire était un moyen simple de faire baisser mes moyennes.)

Mais bon pour les faire remonter, il aurait peut-être fallu que je fasse l’effort d’apprendre mon vocabulaire, c’est juste que faire mes devoirs c’était toujours contre ma religion et que comme je pouvais pas voir ma prof en peinture, c’est sûr que j’allais pas me décarcasser Happy

Du coup ma maman commence à me harceler - si si, en tout cas c’est comme ça que je le ressentais à l’époque- pour que je fasse un échange d’étudiant. Les mois d’été en Allemagne ce serait excellent pour me faire dépasser ce petit blocage idiot qui faisait que je ne m’exprimais pas en allemand. A la limite tu pourrais aller en Angleterre aussi, vu que tu veux tellement apprendre l’anglais, ma chérie.

Moi je voulais pas! Je voulais rester dans mon petit univers, à décortiquer semaine par semaine le programme TV pour savoir quelle série TV je devais absolument voir sinon mon monde cesserait de tourner, et quand j’ai vu l’annonce pour la réunion d’information pour l’AFS en début de ma seconde année de Collège ( à Genève c’est sur 4 ans Winking ) j’ai décidé d’y aller pour amasser les arguments pour décourager définitivement ma mère et faire en sorte qu’elle cesse de m’en parler une bonne fois pour toute.

Dire que c’est pas exactement ce qui s’est passé au final est un euphémisme.

Vu que deux heures plus tard je suis rentrée à la maison, et j’ai dit à ma mère: «  maman c’est décidé je pars au Japon un an! »


Encore aujourd’hui je sais pas expliquer pourquoi le Japon. J’ai jamais été spécialement accro au Japon avant cela - je faisais pas partie des accros au manga par exemple. Le sushi était pas encore devenu un aliment mondialement connu. Je sais juste que pendant la présentation, une jeune fille partie en Malaisie m’a donné des frissons et une contagieuse envie de vivre les mêmes émotions, et que l’énonciation de la liste des pays possibles a déclenché un flash de certitude. Quand ils ont dit Japon, je me suis dit «  c’est là que je veux aller! »

Et la réunion terminée, dans les 5 minutes à pieds de trajet pour rentrer chez moi, j’ai monté près de 2 heures d’argumentaire pour persuader mes parents de me dire oui.

Ils m’ont demandé 24h de réflexion et ont dit oui, à condition bien sûr que je fasse seule toutes les démarches.


Et moi, qui était la reine de la procrastination, j’ai tout fait…


Y compris mon premier aller-retour à Berne - en solitaire- pour aller demander mon visa étudiant à l’ambassade du Japon - Je vous dis pas le stress, perdue au milieu de la suisse-allemande - de ces moments ou je regrettais mon manque d’enthousiasme pour mes cours d’allemand- à une époque où tu avais pas encore Google Maps qui tournait en temps réel sur ton smartphone et te rassure sur le fait que tu es toujours dans la bonne direction.

J’ai bossé pour l’école pour la première fois de ma vie. En effet, j’ai appris que si j’avais des bonnes moyennes, je pourrais réintégrer ma classe à mon retour - donc sauter une année de Collège l’air de rien- et comme j’avais pas spécialement envie de passer un an de plus au Collège, je me suis motivée.

Et en mars 1998, j’ai pris mon premier vol long courrier, au départ de Zurich, direction le Japon. Nous étions 5 suisses à partir au Japon. à Helsinki on a retrouvé les français - les départs et arrivées des AFSeurs sont autant que possible coordonnées, et on arrivait presque tous en même temps à destination. Un vol de nuit où je n’ai pas fermé l’oeil - et le temps est long à une époque ou question films le choix c’était 2 films pour tout le monde via les écrans épars dans l’avion-

On a eu droit à un camp d’introduction de 2 jours, très utile pour les personnes qui comme moi avaient pas ouvert le joli bouquin de langue fourni par l’AFS Japon, à Nagoya avant de rejoindre ma famille d’accueil.

Pendant un an, j’allais vivre dans une famille de la classe moyenne japonaise. Ils ont une jolie maison dans la « petite » ville d’Okazaki, travaillent les deux, grâce à la présence à la maison de la grand-mère paternelle qui gère la maison.

Ils ont deux filles, l’ainée a mon âge, la cadette le même âge que tonton-fighting. Ils accueillent quelqu’un à l’insistance de leur fille aînée, qui aurait bien aimé partir, mais c’est vu refuser la permission, et qui du coup les a persuader d’accueillir quelqu’un comme solution de repli.

Pendant un an… ils seront MA famille.

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C’est un peu dur à expliquer, mais quelque part, même si j’y suis allée avec mes gros sabots de suisse qui était jamais sortie de son pays ou presque, avec les certitudes d’une jeune de 16 ans, et mon identité; le fait est que plongée dans un monde ou j’étais analphabète, incapable de m’exprimer, où tout était quand même vachement différent.

Ils ont été presque aussi essentiels dans mon année que mes vrais parents, dans le développement de la personne qui a émergé de cette année en immersion.

Ça peut paraître injuste de le dire comme ça, les proportions de temps sont radicalement différentes, mes parents m’ont accompagné à une période ou j’étais véritablement dépendante d’eux. Et pourtant, lost in translation à Okazaki, loin des miens, j’ai développé une affection intense pour mes japonais, à l’échelle des sentiments de cette année-là.

Mais au fait qu’est-ce-que j’y ai fait au Japon? La suite au prochain épisode Winking


Je vous souhaite une bonne journée!



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Revue de presse III

Coucou du lundi!


C’est la rentrée - et comme j’avais fait préparé toutes ses affaires la veille, ça n’a pas encore été trop la gabegie avec Heidi- ce qui fait que depuis 7h30 ce matin je travaille sur les archives…

Et j’ai fini février!

Quelques courses, mes longueurs de natation sont encore au programme d’aujourd’hui, reprendre la douce litanie des devoirs, écouter les drames d’amour, gloire et cour d’école.


J’en profite aussi pour jeter un oeil aux votations en Suisse…


Le prix unique du livre qui passe à la trappe - quelque part c’est pas plus mal- quelque chose me dit que cette loi aurait été dépassée le temps de rentrer en vigueur, et rien n’est pire qu’une loi qui ne répond plus aux besoins qu’on a, vu le temps qu’il faut pour faire bouger certaines choses en Suisse. Même si je comprends l’idée de protéger le réseau de distribution en place et d’empêcher la concurrence inégale entre les grandes chaines et les petites enseignes, le débat a déjà changé.

De nos jours c’est plus tellement les enseignes suisses contre les libraires, c’est la Suisse contre la France, un prix complètement scandaleux pour le livre par le simple fait qu’il est vendu en Suisse, et qui pousse de plus en plus de gens à acheter sur Amazon en France de toute façon.

Et le livre électronique va encore venir secouer tout ça.


L’initiative sur les résidences secondaires en Suisse, acceptée ras-les-pâquerettes.



Hier c’était aussi le triste premier anniversaire du tsunami qui a ravagé le Japon et l’accident nucléaire de Fukushima. Des dizaines de milliers de morts, et des conséquences au quotidien pour des dizaines de milliers de japonais.

Dans un quasi-silence médiatiques des milliers d’ouvriers continuent chaque jour à travailler sur le site de Fukushima pour sécuriser et décontaminer le site. Ces hommes y laisseront probablement leur santé à terme.

Et dans un Japon où la presse est muselée par les entreprises du nucléaire - qui sont les plus gros annonçeurs des journaux, et tiennent donc les journaux par l’argent- où la dépendance au nucléaire est la plus forte au monde, ma foi pas grand monde ne parle pour ces gens-là.

Le comité d’investigation qui a été formé pour enquêter sur les agissements de TEPCO a publié son rapport, il est accablant pour la compagnie. Mais si les médias étrangers en ont parlé, au Japon vu le manque d’indépendance des médias, tout ou presque a été étouffé.

Les gens ne savent pas.

Toujours la même ambivalence pour moi…

Tout ce qui touche le Japon me brise le coeur, avec la même force que si j’en étais partie hier. C’est tellement fort, que j’occulte, que j’évite d’y penser. Mon Japon reste une petite fenêtre sur mon passé, qu’il ne faut pas trop ouvrir, sous peine de souffrir et de s’y perdre.

Dur du coup de vous en parler.

Assez dur d’expliquer cette identification qui fait qu’on part dans un endroit, qu’on s’y installe dans des proportions ou on est prêt à larguer les amarres pour toujours…

A force de faire un effort pour comprendre et s’adapter, on trouve une place dans cette société d’accueil, un sentiment passionnel à la hauteur de toute l’énergie qu’on y a mis.

Et quand on doit laisser ça derrière nous, à chaque fois ça devient plus dur.

Rentrer du Japon, ça m’a déchirée en deux, j’y ai vécu des choses tellement intenses que je compte ce que j’y ai vécu presque pour la moitié de l’adulte que je suis. Mais cette moitié est intouchable, presque taboue - parce qu’elle blessait des proches, ou créait de la confusion, me rendant un poil inadaptée- impossible à expliquer…

et du coup elle vit cachée - moins maintenant que je vis une vie d’expat’ mais quand même- parce qu’il a bien fallu la dissimuler pour retrouver ma place à 18 ans en Suisse, et les sentiments qui y sont attachés sont bien à l’abri d’une boîte à souvenirs que j’évite de trop manipuler.


Bonne journée!

p.s. la photo du jour… c’est la photo de ma classe… Happy
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Voyages dans le temps

Coucou du jeudi!
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Je vous l’avais promis depuis tellement longtemps qu’avouez-le vous aviez perdu espoir que je vous en parle…


Nos vacances de Noël version on fait les touristes-avec-plein-d’enfants à Singapour.


Je crois qu’à part le fait que je cours tout le temps après le temps - si si, j’ai de nouveau des trucs que je devrais être en train de faire au lieu de vous écrire, mais comme c’est une petite journée aujourd’hui ma foi on prend les choses comme elles viennent-

Y’avait le fait que j’ai noté après coup une coïncidence troublante, de celles qui font monter des vagues énormes de nostalgie:


Ça c’est une photo qui date du 1 janvier 1999:


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Alors vouais je sais c’est un scan de la photo, laquelle est un poil dégradée, mais comme de toute façon je n’ai pas les négatifs de cette photo-ci, je serais bien en peine de faire mieux. Pour ceux qui avaient un doute, en arrière-plan c’est le Merlion, à son ancien emplacement ( vu que maintenant il est de l’autre côté du pont encore plus en arrière-plan, à 120 mètres de l’emplacement d’origine et ce depuis 2002)

Purée vous le croyez vous que sur cette photo j’avais tout juste 17 ans… moi non plus!

Et celles-ci datent du 1 janvier 2012:

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C’était pas exactement prévu… mais j’avoue que de réaliser qu’à 13 ans d’intervalle je trouve rien de mieux que d’aller faire la même chose de ma journée- ou presque, parce que le Flyer qu’on a aussi fait ce jour-là n’existait pas en 1999-

C’est comme quand je réalise que j’ai pris la même photo sans m’en rappeler - ça m’est arrivé lors du séjour éclair au Japon en 2009, des cadrages-déclics sans réfléchir et après coup en voyant la photo je réalise que la même chose avait attiré mon oeil 10 ans plus tôt, et que sans m’en rendre compte j’ai pris la même photo à 10 ans d’intervalle.


Les photos du Flyer par contre - que j’accumule petit à petit, vu que je fais le Flyer avec toutes nos visites, c’est comme le Peak Victoria à Hong Kong c’est un peu un passage obligé- c’est sciemment que je fais quasi les mêmes photos…

Vu la vitesse à laquelle ils développent le quartier, c’est un bon moyen de mesurer l’évolution, et la vitesse à laquelle Singapour change…


D’octobre 2009 et notre premier tour de grande roue, au 1 janvier 2012, c’est notre 6eme voyage à Heidi et moi - si je sais toujours compter- dont deux fois de nuit. Le Marina Bay Sands est complètement terminé, les jardins attenants en bonne voie d’être ouverts, les immeubles alentours sont inaugurés pour une bonne part, même si ça continue toujours à construire furieusement.

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Ouuuuuuups… vraiment vraiment plus le temps, il va falloir vous contenter de cette mise en bouche pour aujourd’hui, mais je n’ai que trop trainé, et mes courses ne vont pas se faire toutes seules - les vilaines!-

Je vous souhaite donc une bonne journée et vous dit à demain pour la plongée dans le very-best-of des visites traditionnelles à Singapour quand on visite avec des jeunes enfants!






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