Ces fois où

Ces fois où ta procastination te retombe dessus




On est un peu tous comme ça,
Dans cette vie folle où les choses bougent trop vite pour nous,
Nos journée n’ont que 24h, on doit être sur tous les fronts!

Alors on marche au je-vais-gérer-ce-truc-là-qui-est-méga-urgent
Et on laisse le reste pour un autre jour…
En se disant qu’un autre jour on aura, le temps, l’énergie pour s’en occuper.

Quelque part on sait que c’est une erreur,
Mais on n’est pas un Superhéros et seule Wonderwoman aurait réussi à tout assumer.
Bref, un raisonnement bien sain, comme il faut, pour se préserver…

Sauf que parfois la vie te joue un sale tour… et ce truc que tu remettais à demain
Parce que tu avais bien plus de trucs vachement plus urgents dans ta liste…
Devient soudain au centre de tes préoccupations…

Et qu’est-ce que tu regrettes de ne pas avoir trouvé l’énergie de t’en occuper plus tôt,
Non parce que, ça te simplifierait bien la vie-là….



Enfin ce qui est fait est fait, me flageller sur mes manquements ne va pas faire avancer le schmilblick…

Rien de grave je vous rassure, juste une petite tuile qui va se gérer, mais qui va me demander d’être plus rigoureuse sur un de ces trucs moins sympas que beaucoup d’entre nous laissons pourrir au fond d’un tiroir.

A part ça week-end tranquille au programme, Heidi va jouer avec une de ses amies cet aprem.

Bonne journée et bon week-end!

p.s. la photo a été prise au Chinese Garden il y a de cela plus d’un an, c’était pour remettre un poil de zen-attitude!

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Le blues du départ… déjà!

Depuis quelques jours il monte insidieux

Le blues du départ…



Plus de la moitié du séjour s’est écoulée, la rentrée se profile, Heidi recommence à compter les jours et à avoir de la peine à s’endormir le soir…

Au début on le nie, on se dit que c’est pas possible de céder une fois de plus à ce truc qui nous agace fortement, à cette faiblesse de toujours tomber dedans…

Mais en même temps on perd le goût d’écrire sur les bons moments, parce qu’on sait que chacun qui passe est un de plus qui nous rapproche du retour…

On en voudrait presque à ceux qui attendent notre retour… juste parce qu’ils nous attendent.

On fait l’autruche sur les trucs qu’on a à faire, et on est pris d’une hyperactivité frénétique à faire le plus de chose possible pour avoir encore plus profité…

Sauf que deux semaines c’est encore long, qu’on a le temps de s’épuiser à continuer à ce rythme.

Heidi est mal fichue, la fatigue et un petit virus sans doute… il est temps de se calmer, d’admettre qu’on est rongé par le blues de la rentrée, de l’embrasser pour mieux le contrôler - si tant est qu’on puisse.

C’est le côté pervers des longs séjours: on a le temps de vivre, de faire plein de choses, et on aimerait en faire tellement qu’on perd de vue la réalité d’une énergie qui n’est pas extensible à merci…

On voit ce temps qui s’étale devant nous, et on se laisse bercer de l’illusion qu’on aura le temps de faire tout ce qu’on a envie, de voir tout le monde.

Et puis vient le moment de revenir à la réalité, de réaliser que comme chaque année - même si avec les années on y croyait de toute façon plus complètement - on a eu les yeux plus gros que le ventre, et qu’on ne peut pas vivre un séjour de 6 semaines comme un séjour de 2, qu’on doit avoir un rythme de vie plus sage si on veut pas rentrer vidé jusqu’à la moelle.

Qu’on ne peut jamais condenser les 11 mois qu’on manque dans les quelques rencontres qu’on case…

C’est l’heure des choix, des trucs que je renonce à faire cette année, pour me concentrer sur d’autres…

C’est l’heure de retrouver le sourire et me concentrer sur les moments qui sont encore devant moi, de lâcher prise face à la souffrance et la tristesse qui les accompagne… pour n’utiliser que le bonheur comme force

- moment d’hypocrisie absolue avec un faites ce que je dis et pas ce que je fais, vu que je passe mes journées à seriner à fille chérie qu’elle doit justement faire ça, alors que je peine à le faire par ailleurs -

C’est une composante intégrale de cette vie, c’est inévitable, une des raisons avec la fatigue pour laquelle tant de monde rechigne à “rentrer” pour les vacances.

C’est une des raisons pour laquelle je traine toujours mon appareil photo et que je mitraille sans compter… pour immortaliser un peu plus ces moments et les garder vivaces le reste de l’année…

Bon bin…


Maintenant que j’ai bien pleurniché sur mon triste sort, et si on reprenait le cours normal de ces vacances… finir les billets en chantier sur la suite des vacances ( du coup je vais vous flooder un poil parce que je les ai entamé mais pas terminé sur les derniers jours… toutes mes excuses )

Le tout en train d’écouter un vieux Offspring pendant que je tape… ( note que le dernier est pas mal du tout… ) tout ça parce que cet été semble se placer sous le signe de grandes discussions quant à la perméabilité des goûts musicaux entre les générations… faudra que je vous fasse la version condensée des débats d’autant plus qu’il rejoint une question qui se pose beaucoup pour les expats qui débarquent et constatent que le gap des générations qu’on constate généralement en Europe, a tendance à ne pas exister de la même manière en Asie, notamment à Hong Kong où toutes les générations vont s’éclater à écouter la même pop refaite et refaite depuis 30 ans…





Note que depuis à force de commencer à vous parler de ça, j’ai commencé à faire la tournée de trucs encore plus vieux et qui expliquent en partie mon amour d’Offspring ( et que ma fille aime pas par contre, faut dire que dans son cas, l’échange se fait plus dans ma direction - moi qui commence à écouter des trucs qu’elle aime - que le contraire, encore que… elle aime beaucoup de trucs qui datent de bien avant sa naissance, donc c’est pas si vrai que ça, juste que pour quelque chose de “bruyant” elle préfère les rythmes électroniques à ceux d’un hard rock ou de metal, enfin ça dépend pourquoi parce qu’AC/DC est apparemment hors catégorie, elle aime )



Toute mon enfance ces trucs - et toutes mes excuses à Supergranny pour lui avoir imposé la dernière chanson, la prochaine fois c’est promis je mets un Jean-Jacques Goldman pour faire la balance -



Bonne journée Happy

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La fièvre du départ…

Coucou du jeudi…


Bon bin j’ai encore quelques obligations qui m’obligent tant bien que mal à garder un pied dans la réalité singapourienne ( comme le fait que demain c’est le concert et goûter de fin d’année de fille chérie… )

Mais force est de constater qu’à 5 jours du départ, la fièvre monte…

Je fantasme les rayonnages de la Migros*… de tomates qui ont du goût et pas seulement la couleur, de fenouil au kilomètres, de Brocoli qui sente la fraicheur au lieu de cale de bateau, de carotte qu’on peut manger crues et qui n’ont pas un goût savonneux suspect…

de baies estivales, de cerises, d’abricot...

De bonnes salades croquantes qu’on aura pas payé la peau des fesses…

De viande de poulet et de boeuf vraiment bonnes…

De yaourt au soya digne de ce nom parce que ça fait 4 mois que ma culture m’a fait faux bond…


Le beau temps? En option - bon ou mauvais je trouverais son charme à toutes les situations- mais je me rends compte que de TOUT… c’est la nourriture là qui est le chant des sirènes le plus puissant.

En faisant mes courses tout à l’heure, impossible de me concentrer sur les rayons et les choix en face de moi, je salivais de ces fenouils imaginaires et de ces Migros lointaines!


Et le plus drôle?


Une fois en Suisse, les mangosteen, pak choi et autres trucs qu’on trouve qu’ici en tout genre… vont me manquer affreusement!

On est jamais content!
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Bonne fin de journée!


* La Migros pour les non-suisses qui me lisent c’est une des deux chaines alimentaires qui tiennent le marché Suisse, avec la Coop, en gros c’est l’équivalent du Fair Price singapourien Happy

édit: pour donner des nouvelles de mes réparateurs de clim’ ils passeront jeudi prochain Happy
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Page blanche, accident domestique et fièvre du départ

Coucou du mardi!



Bon déjà - avant tout - aujourd’hui c’est l’anniversaire de Supergranny! Alors un joyeux z’anniversaire à ma môman que j’embrasse bien fort sur la toile et sur FB à défaut de pouvoir le faire en vrai - sachant que vu qu’elle travaille toute la journée la version bisou-skype va pas être négociable sur le jour J.

On saute du coq à l’âne…

Dans la rubrique accident domestique-à-la-noix-que-je-songe-sérieusement-à-aller-demander-un-changement-de-nom-à-l’état-civil-pour-me-faire-rebaptiser-madame-catastrophe j’ai réussi à éviter le pire hier…

J’ai réussi à crocher mon alliance dans un plateau du frigo, pendant que je rentrais les courses…

Et j’ai soudain douloureusement compris POURQUOI les personnes qui font un métier manuel n’en portent généralement pas ( je veux dire hormis les préoccupations de type la salir, t’embêter pour la laver) : superbe épanchement de sang, mais plus de peur que de mal, vu que j’ai évité que le doigt enfle trop ( vive les poches de glaces aidées par le fait que j’ai enlevé mon alliance dans la seconde, je l’ai pas encore remise pour le moment, je dois attendre que le bleu se résorbe un peu)

Et j’en suis quitte pour un bleu, quand j’aurais pu - s’il y avait eu plus de force en jeu - par exemple déchirer les ligaments.

Et là ou c’est moins drôle c’est que pour le moment ça fait mal quand je tape trop à l’ordinateur Sad

Bref.

La morale du jour: ranger ses courses est une activité dangereuse!

De ces moments [ attention mode humour politiquement incorrect à prendre au 36eme degré: on] où je me dis que je suis con, je le savais que j’aurais du déranger Lovely Nounou de ce qu’elle était en train de faire pour qu’elle range les courses à ma place

( ce que - pour être totalement honnête- elle a du faire finalement vu que j’étais trop occuper à éviter que mon doigt ne devienne significativement plus large que les autres pour ranger efficacement les courses)

[ mode: off]


Comme dit en titre… je vous ai fait faux bond notamment parce que j’ai une grosse crise de page blanche. Ça commence à faire un moment qu’elle dure, j’en ai déjà parlé dans le billet de vendredi-pas-publié-avant-aujourd’hui-la-honte et c’est frustrant!

Je la combats comme je peux, en écrivant les quelques petites bribes qui me semblent correctes quand elles me viennent - donc si vous croisez dans le bus ou le métro une nana caucasienne sourde et aveugle parce qu’en train de continuer à taper sur son iPhone sur l’email, alors qu’elle a pas débranché la musique et donc est un ovni, voire un danger public en terme de déplacement, c’est probablement moi-

traduire je fais des drafts d’email, que je récupère sur le serveur quand je rentre et que j’intègre au corps du texte… c’est boiteux mais c’est mieux que rien.

Et les rares fois où j’arrive à m’y mettre sur mon ordi, comme il faut à la maison et que je suis sur le point de partir dans une envolée lyrique de 2h qui me permettrait - soyons fous! - de mettre le point final à mon premier-deuxième jet, j’ai Superchéri qui débarque, lit sur mon épaule, et commence à me parler….

Je vous mets l’extrait incriminé pour que vous compreniez bien pourquoi Superchéri s’est senti obligé d’interrompre:

Passage à vide

C’est sous ses mots pudiques que je me cache quand on me demande comment ça va ces temps.

Je les claironne avec un sourire éclatant, rassurant, l’air de dire que ce sera réglé demain.

Mais je mens.

Je leur mens, à mes copines qui me demandent comment ça va vu que ç fait l’air de rien 3 semaines que je trouve des excuses bidon pour annuler le café hebdomadaire, je me mens, parce que je me dis encore et toujours que ça ira mieux demain.

Mon seul répit c’est de prendre encore un autre livre, de vivre quelques heures dans un monde où mes émotions sont générées par les malheurs ou les bonheurs d’autres. personnages de papiers glacés ( enfin d’encre électronique on va pas chipoter pour si peu) dont les vies me font oublier la mienne morne, si morne.

Je suis frustrée.



Donc évidemment Superchéri à lire ça, était tout inquiet - après tout il sait que je souffre d’une forme relativement aiguë de page blanchite ces jours - et a commencé à me tenir la jambe.

Alors maintenant que je suis calmée je comprends tout à fait pourquoi il a pu penser ça, et apprécie le fait qu’il se soit enquis de mon état, mais sur le moment le pauvre, il a pas compris ce qui lui arrivait!

Il s’est fait recevoir vertement, en substance s’il avait pas encore compris que biiiiiip il me faisait biiiiiiiiip à venir lire sur mon épaule, et pas être foutu de comprendre que j’étais en train d’écrire un truc de fiction à propos d’une nana en pleine crise existentielle profonde pendant une partie de l’histoire, et pas de moi…

que c’était super sympa, 5 jours que je me bats pour rentrer dans mon bouquin, mes personnages, et que moralité il m’en sort manu militari pour de mauvaises raisons…

Ah voui parce qu’inutile de préciser que du coup l’élan était coupé, à avoir mon mari qui me demande si c’est si dur que ça et si je déprime à ce point avec ma page blanche, j’ai été tellement vexée qu’impossible de me remettre dans la peau dans mon héroïne en crise sur le reste de la journée

Superchéri a battu assez rapidement en retraite, histoire de se protéger de la furie - oui oui je parle bien de moi, j’aurais eu un truc pas dommage sous la main il se le serait potentiellement reçu en pleine figure- et quelque chose me dit qu’il va éviter dorénavant de tirer des conclusions du genre, s’il s’amuse à lire sur mon épaule à nouveau dans le futur.

Enfin voilà, en attendant c’est page blanche le retour - encore que… j’ai au moins réussi à écrire un billet ce matin, c’est mieux que rien, et la journée ne fait que commencer.

Je crois qu’une des raisons derrière le phénomène, c’est la fièvre de fin d’année scolaire: on est à moins d’un mois du séjour annuel en Suisse.

Le mélange habituel d’anticipation - le plaisir de revoir tout le monde, tous ces petits délices suisses que je vais m’offrir-

et de lassitude face à aux petits tracas qui vont avec - les trucs à organiser, les bagages à faire, la liste des trucs à prendre, la fatigue, le décalage horaire et le fait que le temps est limité et que dire bonjour veut aussi dire au revoir, mouais je fais ma crise de blues à l’idée de dire au-revoir pour un an à tout le monde AVANT même d’être partie!

Mouais je sais je me prends trop la tête parfois! Mais je crois que je ne suis pas la seule à vivre ces retours annuels comme un double séjour…

C’est schizophrénique.

Ça pousse parfois certains à reculer devant le fait de rentrer. Les raisons sont diverses, ça fait trop, trop de tracas, trop de jalousies, trop de poids sur des épaules déjà bien pleines et parfois la nécessité de se simplifier la vie et d’éviter l’obstacle.

Mes étés sont pourtant, ne vous y trompez pas - presque - aussi importants que l’air que je respire à mon équilibre, l’occasion de transmettre plein de choses à ma fille sur son pays de passeport, de voir les lieux et les gens qui nous sont chers, de mettre à jour un peu quand même ma conception du quotidien de mon pays d’origine qui évolue en mon absence.

C’est surtout ces liens qu’on tisse et renoue avec ces personnes qui nous sont chères, mais dont la présence dans le quotidien de nos vies nous manquent d’autant plus quand on rentre.

On peut essayer de s’épuiser à voir et profiter de tout le monde, mais on ne fait que rentrer plus frustrés parce qu’on aurait pu, du faire mieux, et qu’on touche du doigt tout ce dont on passe à côté à vivre à l’autre bout de la planète.

Quelque part, le mensonge de l’expatriation face à l’immigration c’est nous faire vivre dans l’illusion qu’on peut garder le pied dans les deux mondes, alors qu’en pratique même si on se laisse aller à le croire, on perd pied face aux vraies réalités de la vie dans notre pays d’origine.

Parce que ce monde évolue en notre absence, alors que l’image qu’on en a ne change pas.

Et je suis déchirée… chaque année…

Parce que même si j’échangerais pour rien au monde ces moments en famille, avec mes amis, c’est sciemment m’exposer au fait de souffrir:

souffrir du décalage et des remises à niveau entre mes perceptions et les leurs
souffrir de voir ce que j’ai manqué, ce que je manque de leur vie
souffrir de ne pas en profiter autant que j’aimerais, de ne jamais pouvoir réussir à compenser en quelques semaines 11 mois d’absence.
souffrir de les laisser derrière moi pendant un an à nouveau, sachant que la prochaine fois ce sera rebelotte pour toutes les étapes précitées.

Et quand on le dit comme ça, on se dit que je suis maso hein…

Cette ambivalence devient de plus en plus dure à gérer avec le temps, je trouve, parce que les fossés se creusent inexorablement, et que de base dans mon caractère il y a un réflexe de protection qui fait que j’aurais tendance à fermer les portes pour me protéger - ce que j’ai fait avec le Japon d’ailleurs - et que c’est un effort conscient de lutter contre.

D’autant plus que je suis seule dans cette lutte, Superchéri a, c’est pas un secret, lui fermé la porte depuis quelques années, et avance sans regarder en arrière.

Enfin voilà… pour ceux et celles qui m’attendent en Suisse, croyez pas que je regrette de venir une seule seconde, que je me réjouisse par de vous revoir, c’est juste que j’ai déjà le blues de devoir vous quitter… et le sentiment qu’à venir même si ce sera beaucoup de plaisir, ce sera aussi l’occasion de retourner le couteau dans la plaie de l’absence.

Le fait qu’Heidi a l’air elle aussi d’être rentrée dans la fièvre de fin d’année aide pas: elle nous fait des nuits à trous, les endormissements sont longs… je vais devoir me fâcher un grand coup pour redescendre un poil son taux d’angoisse ( version je lui hurle dessus comme une vache et tout l’immeuble en tremble, pas vraiment sympa comme sentiment de me dire qu’être vache et injuste avec ma fille va être ma seule porte de sortie pour la faire redescendre sur terre un chouia )

En attendant du coup c’est le yoyo entre le fait de me plonger dans mes textes et oublier tout le reste, et le fait que non, j’ai plein - trop? - de trucs à faire pour la fin de l’année et qu’il faut sérieusement que je m’y mette!

Ça n’aide pas ma page blanchite Happy


Aller… une bonne journée à vous!

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La nostalgie ça fait mal au portemonnaie...

Coucou du mardi!




Hier je vous ai laissé en vous disant que je partais faire les courses.

Vu que ça a fini par être une de ces fois - celles où on meurt d’envie d’un truc bien de chez nous - je vous présente le résultat:

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Hier j’ai fait ma série annuelle de tartelettes à la rhubarbe

Tout ça avec de la rhubarbe australienne, un poil rachitique sur les bords et surtout hors de prix, et défraichie ( selon les bottes en rayon)

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Bon pour rendre à César j’aurais pu faire pire… je sais pas moi la fraise bio? Mieux: de la fraise japonaise ( c’est les champions du monde des fruits et légumes hors de prix les japonais) !!


Et puis, ensuite, pour enfoncer le clou, j’ai acheté un légume de luxe: de la colrave… une des ces raves qui faisait fréquemment l’apparition en hiver dans nos assiettes en Suisse, parce que disponible en quantité à des prix modiques - légumes de saison et de proximité - et qui me manquent à la longue ( je vous parle même pas des navets introuvables ici)

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Singapour étant Singapour, le royaume où l’expat doit être choyé pour qu’il y soit bien et qu’il reste, c’est rare de ne pas pouvoir satisfaire cette envie culinaire viscérale…

La question c’est plutôt à quel prix…

Alors de temps en temps, j’avoue que je m’accorde la dépense… si je mangeais encore des produits laitiers, je pense que je dirais ça de la plaque de Gruyères occasionnelle que je m’offrirais Happy

En attendant il faudrait sans doute plutôt que je me pose la question de comment faire des tartelettes intéressantes à la mangue, ou au rambutan. Histoire qu’un jour peut-être elles me manquent viscéralement si je me retrouve en Suisse et que je n’ai évidemment plus accès à une bonne matière première…

Sinon bin aujourd’hui deuxième jour d’évaluations nationales pour Heidi, qui m’assure qu’elle ne s’angoisse pas trop, m’a juste piqué une crise de nerfs hier soir parce que je lui disais que les énoncés des évaluations 2012 n’étaient pas déjà en ligne sur internet et que non je pouvais pas aller miraculeusement les trouver, je n’avais accès qu’à celles des années précédentes.

On a reçu notre échange standard question fontaine, il ne me reste plus qu’à trouver notre compteur électrique pour relever les chiffres et savoir exactement combien on aura consommé et pouvoir comparer… je sens que je vais devoir aller pleurnicher chez le management pour savoir, ça va être fun…


Bonne journée!
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Un an au Japon, épisode XIII

Coucou du mardi!


J’espère que vous allez tous bien Happy


Ici la rentrée de fille chérie s’est bien passée, on espère que ça continue jusqu’à la fin de l’année!


Aller c’est parti pour un dernier épisode sur mon année au Japon…


Le temps des adieux



D’une fois de retour des vacances, les souvenirs s’emmêlent un peu beaucoup.

Parce que je n’ai plus rien écrit jusqu’au départ, les pièces du puzzle se trouvent dans les photos, dans tous les petits souvenirs que j’ai amassé, dans le carnet de souvenir rempli par tous mes camarades de classe - même les garçons! - les puri-kura - ces petites photos auto-collantes qui étaient le summum de la mode quand j’y étais - que je faisais à tout bout de champ et collectionnais…

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Et vu la quantité d’affaires que j’ai ramené, je vous dis pas la complexité du puzzle - j’arrive d’ailleurs pas à remettre la main sur le dernier film de mon année… celui où il y a une photo de moi devant le Mt. Fuji ( mouais dire Mt- Fujiyama c’est une redondance, dans l’optique ou yama veut dire montagne Winking ) Mais si je retrouve ces photos, je vous les mettrais Happy


Avec le recul je peux le dire, j’étais allègrement atteinte de ce syndrome que j’ai retrouvé et compris une fois adulte lors de mes expatriations: la non-envie absolue de rentrer. Et quelque part ne plus écrire c’était tenter d’échapper au temps qui passe inexorablement.


A l’époque c’était moins clair dans ma tête, déjà parce qu’à 17 ans dur de croire que les adultes qui se sont fendus d’une explication paternaliste sur les phases émotionnelles d’un échange d’étudiant en immersion ( qui sont essentiellement les mêmes phases que pour un expat’ ) puissent avoir raison sur quelque chose qui te concerne. Après tout tu as 17 ans, tu es le maître du monde - ou du moins tu rêves de le devenir- et tu sais tout mieux que tout le monde.

Et puis, indépendamment de cette méfiance de l’adulte, il y a cette réalité qui fait qu’aucune tabelle d’explications sur des phases normales de comportement ne te prépare à le vivre. Et les sentiments que tu ressens sont souvent impossibles à faire rentrer dans cette description stérile et paternaliste qu’on t’a fourni.

Personne ne te parle des nuits et des nuits de cauchemars où ton subconscient invente mille et une méthode pour ne PAS rentrer - j’en ai parlé un peu lors du dernier billet, c’était très violent, et le fait que j’ai failli bien malgré moi être exaucée aidait pas mes conflits de loyauté - Comment se regarder en face quand on rêve la nuit de la mort de ses parents comme échappatoire à une séparation qu’on voit comme insurmontable?

Mais voilà après un an en immersion, j’étais pas pressée de rentrer, au contraire. Je sais que c’est pas le cas de tout le monde. Mais pour moi, rentrer a été un authentique cataclysme, j’avais fait des gros efforts pour me construire une vie, j’avais des amies, mon club d’Aikido, mes petites habitudes, je faisais des progrès de géant en japonais, et même si j’avais des critiques et des moments de blues, j’étais bien dans la vie que je m’étais construite.

Le fait est qu’étant étrangère au Japon, j’avais de base un statut d’ovni, et que ce statut tout en contradiction, où je pouvais sans sourciller passer du fait d’être trop mature pour mon âge, à faire un trip sur Hello Kitty et trouver ça trop mimi, était plus proche d’exprimer l’intégralité de moi - qui ai toujours oscillé entre l’excentricité et la normalité, un peu à vouloir le meilleur de tous les mondes - que ce que je l’avais jamais été.

Le départ c’était une page de ma vie qui se refermait à jamais, parce que même si j’y retournais un jour, j’avais conscience du fait que plus jamais je ne retrouverais cet effet d’immersion.

Dans les souvenirs qui pointent dans ces dernières semaines…

Il y a la neige - qui ne passe pas toutes les années à Okazaki- qui a fait son apparition et qui a encore pas si mal tenu dans le jardin.

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Il y a la collection des cartes de voeux de Nouvel An. Les japonais couplent Nouvel An avec Nouvel An Chinois, ce qui fait qu’à Nouvel An on fait tous les rituels pour chasser les mauvais esprits de la maison, et surtout on s’envoie les cartes de voeux. 1999 c’était l’année du lapin - comme 2011 d’ailleurs Happy - et même si aucune de mes cartes n’a gagné à la loterie organisée par la poste - Les cartes sont numérotées, on les dépose à la poste à l’avance et la poste les distribue pour la nouvelle année puis elle tient une loterie et certaines cartes gagnent des lots. - elles sont toujours précieusement dans mes affaires.

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Il y a le résumé de mon année qu’on m’a demandé de faire pour le livre annuel de l’AFS.

J’y ai mis toute mon âme dans ce texte, et c’est la première apparition sur quelque chose de tangible et durable de ma grenouille

C’est un texte que j’ai écrit seule, et qu’essentiellement il n’y a pas eu besoin de corriger. J’avoue par contre, ayant pas beaucoup pratiqué sur la dernière décennie, que je rame pour relire ce que j’avais écrit!

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Il y a la journée que j’ai faite seule à Nagoya, en séchant l’école, à quelques jours de mon départ. J’ai fait l’école buissonnière avec l’accord de mes parents, mais j’avoue qu’avec le recul je suis quand même hallucinée qu’ils m’aient laissé partir SEULE en train pour une journée dans la 3eme plus grande ville du Japon, à la recherche d’un magasin de mangas que j’avais vu de loin lors d’une expédition en famille.

Ceci dit, ils avaient pas tort de me faire confiance, dans l’optique où j’ai fait le shopping que j’avais dit que je ferais et rien d’autre, que je me suis pas perdue et que j’ai tenu mes heures de couvre-feu. Depuis le temps ils avaient pris l’habitude de mon indépendance ( quant à moi, quand on pense aux vapeurs que ça m’avait donné de me retrouver seule à Berne un peu plus d’un 1 an plus tôt, on va dire que j’avais pris confiance en moi)


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- ici dans la famille du frère d’Okasan, et ci-dessous comme en tête de billet, une photo de la fête de l’Aikido… je vous avais dit que j’avais des photos pas politiquement correctes Happy -

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-avec une copine de classe pour le dernier karaoké auquel j’ai participé-

J’ai eu le coeur brisé d’apprendre que je devrais quitter ma famille avant le Japon, j’aurais aimé rester avec eux jusqu’à la dernière minute. Ma dernière nuit à l’hôtel à Tokyo avant le départ, avec plein d’autres jeunes AFS, je l’ai passée dans ma chambre et ma douleur, tandis que d’autres sortaient faire la foire et profiter de Tokyo by night.

Le vol retour c’était tout un poème… mettez 4 suisses-allemands et une suisse-romande ensemble, et la langue qui nous semblait la plus simple à parler c’était le japonais! Toutes nos familles respectives nous ont accueilli en grande pompe alors que nous entre la fatigue, le décalage horaire et la tristesse… on ne voulait rien de tout ça.

Le retour à la vie suisse a été très rude.

Déjà il a fallu gérer le décalage horaire, et puis il a surtout fallu gérer le décalage culturel.

Je me sentais pas du tout chez moi dans cette Suisse que je retrouvais. J’avais perdu l’habitude d’entendre du français autour de moi, mon langage corporel avait changé: façon de marcher, je faisais des courbettes au téléphone - à vrai dire pas qu’au téléphone - et je regardais clairement différemment mon pays:

à la reprise de l’école je me souviens d’avoir été estomaquée par ces salles immenses et désertes, par le manque de politesse des élèves qui passaient leur temps à intervenir pendant les leçons, par le fait qu’on nous demandait de réfléchir par nous-mêmes au lieu de nous donner un cours à apprendre par coeur, et qu’effectivement quand le prof demandait une réponse, un « je sais pas » allait pas le satisfaire!

A la maison c’était pas plus simple: entre mes frères et soeur qui avaient grandi et étaient plus ceux que j’avais laissé, mes relations avec mes parents dont j’étais plus sûre tous les jours de comprendre les mécanismes et ce que je devais dire… j’étais complètement perdue et malgré une langue commune, je me retrouvais parfois autant perdue à tenter de deviner ce qu’ils voulaient vraiment de moi. Leur douleur quand je parlais d’appeler MA famille pour leur dire que j’étais bien arrivée se heurtait à ma peine d’avoir quitté le Japon et c’était juste irréconciliable.

J’étais prise entre deux feux, entre deux mondes, et je ne savais plus du tout comment tout faire coexister. Ce sentiment que j’avais avant mon départ de ne jamais pouvoir être complètement moi-même avec tout le monde, était de retour puissance 10: je ne me sentais à ma place nulle part.

Au final, après quelques mois - je pense qu’il m’en a fallu presque 6 mois en tout pour faire ce chemin- j’ai fait un choix conscient: j’ai refermé la porte du Japon.

Pour me réintégrer et me projeter dans un avenir en Suisse, il a fallu que je sabre dans le vif. J’ai laissé s’espacer les lettres, perdu les contacts avec beaucoup de monde au Japon… tout simplement parce que continuer c’était m’accrocher à une page de ma vie qui était morte. J’ai cessé d’en parler - j’étais de base assez excentrique sans en rajouter - et placer le Japon- j’ai cessé les contacts. Parce que garder un contact vivace et soutenu m’empêchait de faire un deuil nécessaire.

D’autres ont fait un autre choix que le mien, je sais que sur ma volée au Japon, au moins un a serré les dents le nombre d’années nécessaires pour y retourner dès qu’il était suffisamment avancé dans son université pour obtenir un erasmus.

J’ai fini par me refaire à la Suisse, gommer les traces de la japonaise en moi.

Elle reste présente dans mon amour des sushis, dans le fait que de temps en temps j’ai une crise et j’écoute mes disques, dans le fait que j’aime toujours mes mangas, dans mes expéditions punitives au McDO ( j’ai pas toujours été au régime Winking ) au Japon un menu Big Mac était un moyen de gérer le blues de la Suisse, après mon retour - vu que les sushis c’était pas encore ça juste après mon retour - le Big Mac a changé de camp et est devenu un moyen de gérer la nostalgie du Japon!

La japonaise reste aussi présente dans certains des choix que nous avons fait plus tard: cette année d’échange m’a donné les moyens d’encourager avec le sourire Superchéri quand ses recherches d’un nouveau travail ont ouvert la porte de la mobilité. Quelque part je savais ce qui m’attendais à l’aller et au retour, je l’avais déjà fait, donc je n’avais guère de doute que je pourrais à nouveau y arriver.

Cette année influence aussi la façon dont je gère mes étés, et ce que je tente de transmettre à Heidi, qu’elle arrive à développer un attachement, quelques racines aussi pour ce pays qui est le sien selon son passeport.

Mes japonais?

Ils sont venus en Suisse l’été suivant mon retour, ça a permis de mettre du baume au coeur de mes parents, à défaut de comprendre complètement mon attachement, ils ont pu les voir, passer du temps avec eux et ne plus les voir seulement comme ces gens qui leur avaient un peu volé leur fille.

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Ils n’ont pas de mes nouvelles régulièrement… c’est plutôt au lance-pierre, parce que les contacter c’est souvent ouvrir la porte à une boîte de Pandore, celle de ma douleur d’être partie - mais quand je pense à eux, c’est toujours avec le même amour - ça aussi ça aide pas, parce que malgré les années mes conflits de loyauté restent - mais pour autant que je le sache ils vont bien Happy

Une de mes soeurs est mariée, la plus jeune, tandis que l’autre suit l’autre voie japonaise ouverte à une femme: elle fait carrière. Une femme japonaise a en moyenne plus de liberté qu’un homme: alors que l’homme se doit dès sa sortie de l’université de se mettre au travail sérieusement. Une femme a quelques années ou elle peut vivre comme elle l’entend. Mais quand vient gentiment l’âge de se poser, elle a deux choix: une famille ou une carrière, elle ne va pas pouvoir faire les deux.

Ils ont un chat: Mumu. Ça, ça m’a fait rire pendant des heures de l’apprendre: pendant TOUTE mon année chez eux, je les ai tanné sur le fait qu’avoir un chat c’était chouette etc. et on me répliquait inlassablement que chat et tatami ne font pas bon ménage, etc.

Je pars et ils prennent un chat Happy

En 2009, je suis allée les voir avec Heidi sous le bras, puis mes soeurs sont venues à Hong Kong pour quelques jours. Mais ça ce sera une histoire pour une autre fois peut-être Happy

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Voilà je referme cette page sur le Japon… j’espère que vous avez eu autant de plaisir à la lire que j’ai eu à l’écrire!

Bonne journée et à la prochaine pour de nouvelles aventures




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20 jours jusqu'aux vacances scolaires

Coucou la compagnie!





Bon bin ici... il fait chaud et je transpire comme ça devrait être interdit!


Ma miss était grognon ce matin: c’est pas juste le vendredi pour elle c'est une grosse journée... Et pour moi, c’est quoi alors?

Elle accumule un peu la fatigue, et peine à se débarrasser des rhumes qu'elle me ramène. Elle est plein dans le second - qu'elle a d'ailleurs passé à Lovely Nounou vu qu'elle m'a demandé des comprimés pour le mal de gorge! - et ça traine, encore et encore.


Au programme du jour: un vendredi habituel...

Enfin je vais juste aller me trouver des lunettes de soleil de pétasse - mouais on soigne son blues comme on peut- et des larmes artificielles... Parce que les lentilles sont de sortie, je teste la théorie selon laquelle un des grands avantages de vivre dans un endroit qui est hypra humide, c’est que contrairement à la Suisse, ici il y a une vraie chance que je supporte mes lentilles.


Mais bon du coup c'est lunettes de soleil obligatoires pour l'extérieur, et comme je n’en ai pas sans correction


L'humeur vous l'aurez compris c'est ça:







Je trouve que j'y réussis plutôt bien!


Bon je file


Bonne journée!

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La rechute…

Bin vouais quoi... 3eme jour des bringues... fallait que je me prenne une seconde vague de déprime...



Coucou la compagnie!




Ici comme le titre l'indique, je tourne en mode je-suis-au-fond-du-trou...

Au stade où je ne me suis pas levée avant midi ( je précise que c’est un peuseul jour de la semaine où je peux faire ça )

C'est con, mais moralement parlant, je résiste mieux nettement mieux à l'extrême fatigue qu'à l'impuissance...

Ça tourne et retourne dans ma tête,

J’ai mal pour ma maman, pour la souffrance qu'elle endure, je me sens tellement con ici à ne rien pouvoir faire, même pas la prendre dans ses bras.

Ça fait un miroir quasi parfait de ce que je disais cet été, quand les médecins me demandaient comment MOI je tenais le coup face à ce qui arrivait à ma maman… et que je répondais que je tenais nettement mieux le coup à le vivre de près, en Suisse, plutôt que de l’autre côté de la planète… parce que là au moins j’étais utile et je pouvais aider et le vivre au plus près.

Depuis mon retour, j'avais pu plus ou moins faire le vide et ne pas y penser trop. J’avais plein de trucs avec la miss, et puis ma maman tenait le coup....

Mais, là, elle souffrait tellement lundi... et je peux RIEN faire...

- c’est marrant mais dans certaines situations, ses parents ça déclenche apparemment les mêmes genres d'instinct mère-poule que nos propres enfants -

Et c’est le pire cauchemar de ma vie d’expat’ qui prend forme et me nargue… fait fleurir toutes les incarnations angoissées de cette impuissance… les accidents, les maladies fulgurantes, tous ces trucs qui peuvent arriver, et où la distance est la réalisation amère que quoi qu’on fasse on sera pas là.


Bon faut tenter de garder la positive attitude: je serais dans cet état d'esprit depuis des mois, s’i n’y avait pas eu cet été en Suisse, que j'avais été ici et de le vivre qu'à moins de 2 semaines de la fin des traitements les plus agressifs c'est plutôt pas mal, non?


Bon du coup - comme y'a pas grand chose d'autre à faire que d'attendre les prochaines nouvelles- et que de toute façon c'est pas mon chemin mais le sien, et que même si j’avais été là-bas je ne pourrais pas le vivre à sa place, je me dis que je vais aller voir si par hasard je trouve du millepertuis à la pharmacie ici - un des rares trucs que je peux tenter de prendre compte tenu de ma drôle-de-myasthénie.


Donc cet aprem au programme quelques courses...



Je vous souhaite une bonne journée... et désolée de me lamenter Sad
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Un peu le blues ce week-end

Coucou la compagnie!



Ici le week-end est un peu dur: j'ai toujours mal à la nuque, ça limite mes mouvements et mes ambitions. Je ne peux pas vraiment augmenter les doses de contre-douleurs, au contraire, là vu que je traite depuis 3 jours faut que je diminue...

C'est le serpent qui se mord la queue, je ne fais rien = je n’ai pas mal mais la musculature diminue, donc je refais plus facilement mal... et je fais quelque chose la douleur remonte...


Hier j'ai dû prendre ma miss dans les bras - et en bonne mère indigne, je dois avouer que sans doute la claque que je lui ai tiré après m'être pris un coup de poing dans le dos a pas dû aider on plus -


Du coup je dors mal... je suis grognon... bref... de la joie de la joie...


Et mon homme qui compte sur moi pour que je lui trouve un programme et de l'enthousiasme.... euh comment dire... je n’y arrive juste pas Sad


Enfin demain est un autre jour... on avance toujours en se disant que ce sera mieux demain... non?



Bonne journée et bon week-end!
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J-1 Vivement que ce soit fait!

Coucou la compagnie!


On est à la veille de la rentrée scolaire...


Il était donc impératif que je trouve ce qui me manque comme fourniture scolaire aujourd'hui - parce que pour le moment j’avais fait chou blanc dans les magasins faciles d’accès - Il me restait 2 magasins sur la liste fournie par l'école... pffffff


Le tout avec une miss ravagée d’angoisse pré-rentrée qui est en mode oh-maman-j'ai-mal et contestations en tout genre...

Là elle est en train de dégueuler sur moi auprès de Lovely Nounou, parce que je suis une méchante qui l'empêche de vivre sa vie comme elle veut ( elle est dans le couloir pour descendre promener l'iPatch, je l’ai un poil obligée, d’où les protestations! )

La mauvaise nouvelle, c'est que j'ai claqué une quantité d'énergie considérable pour finir de rassembler les fournitures scolaires!

C'est de ces aventures, qui t’arrivent souvent en tant qu’expat’ qui connait mal ta ville…

Où tu as 2 magasins qu’on t’a conseillé, mais que tu as jamais été dans le coin et tu te perds...

Tu en as pour une heure à récupérer ta bourde - et heureusement qu'il y a google maps pour t'aider à t'en dépatouiller, parce que tu avais juste plus la moindre idée de où tu te trouvais-

Tu arrives dans le bon centre commercial et rebelotte, tu te perds dans le centre! C’est tellement bien signalé - c’est un de ces vieux centres commerciaux à la malaise, avec des galeries dans tous les sens et aucune indication, ni aucune logique dans la numérotation des échoppes- enfin après 20 minutes à tourner dans les couloirs, le salut:

hop magasin n°1

Tu en as pour quasi une heure à faire tous les rayonnages de magasin n°1! Bin ouais: il est grand, c’est un fouilli complet, et décidément pas organisé en terme de rayon comme ton esprit suisse, donc faut aire méticuleusement toutes les allées pour être sûre de ne rien être en train de louper.

Tu arrives au moment ou tu es sûre, et bien entendu il te manque encore des fournitures - sinon c’est pas drôle- donc te lance donc vaillamment à l'assaut de magasin 2, un étage en dessous, sauf que le rayon qui t'intéresse est en fait au niveau 5 donc 3 niveau plus haut.

Tu te fais les étages à pied, parce que sinon c'est pas drôle hein: les escalators montent pas jusqu'au 5eme! Et l'ascenseur me direz-vous? Ah bin, encore faut-il le trouver!!

Donc tu te refais tout magasin 2, retombe sur les fournitures que tu as déjà - et là tu as des bouffées de haine envers toi-même parce que tant qu’à faire tu aurais pu choisir magasin 2 en magasin 1 et du coup t’épargner une heure d’efforts - et alléluia, tu tombes aussi sur celles qui te manquent!

Morale de l'histoire: si tu avais commencé ta quête par ce magasin-là tu aurais économisé une heure... au moins.... ne pas pleurer…

Ta chtite expédition que tu aurais voulu rapide pour profiter encore de ta journée de congé avec ta môme totalise plus de 4h de temps au total

Heureusement, je suis tombée l’ascenseur en sortant du magasin et en arrivant en bas, sur un taxi tout de suite, parce que j’étais en train de m’effondrer physiquement.


La bonne nouvelle étant que demain matin je vais pouvoir dire à ma miss, qu'elle a toujours deux de ses grandes copines de l’année précédente dans sa classe, j’ai aussi le nom de sa maîtresse, les listes de classe sont en ligne, ça lui ôtera un souci! Déjà qu'elle m'a demandé 3 fois ce soir si j'avais bien pensé à mettre le réveil en route Happy


Bonne journée!
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Entre ma bulle & le mobilehome

Coucou du dimanche...

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Un dimanche entre rires

Parce qu’on a passé une superbe journée sous le soleil du mobile home de Supergranny & Superpapi à admirer le boulot fourni pour le lavabo par Superpapi, et les fleurs qui sont bien sorties depuis notre dernier passage.

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Et larmes

On a profité du dimanche pour fait un skype avec Superchéri


qui est monstre grognon, parce qu'il a appris que son chef direct a eu droit au coup auquel lui a eu droit lui-même il y a 3 ans - il a un nouveau chef qui débarque 1er septembre- donc beaucoup d'incertitudes au travail.


Bref....


Du coup il gueule contre le chien... contre Lovely Nounou qui a eu l'audace de sortir de la maison... et de prendre un moment de libre et qui du coup l'empêche de faire ce qu'il veut comme il veut - mouais c'est surtout pas le moment d'oser lui dire si qu'elle avait été là, il aurait pas fait grand chose pour autant et du coup il aurait chouiné parce qu'elle était dans ses pattes-

Comment dire... heureusement que je visualise des bulles ou je me laisse pas atteindre par tout ça, parce que sinon je serais effondrée en train de pleurer là...

Et soyons réaliste... si j'étais là-bas ce serait pas mieux...


Bonne journée
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Rohh non c'est pas possible!

24h qu'elle avait plus de fièvre, je me réjouissais de reprendre une vie normale...

Et devinez avec quoi elle s'est réveillée ce matin ma miss…

Comment avez-vous deviné??? De la fièvre



Coucou la compagnie!




Bon ici l'épisode 356 748 des jour de notre vie euuh des aventures petit requin dans son panier de crabes.... c'est résolu pour le moment... mais Superchéri va être très très bizy bizy sur les prochains temps voire les prochains mois,


donc suis contente de me barrer pour l’été


Il m'a demandé... « mais tu reviens après hein? » Lui ai répliqué mais bien sûr mon gros béta, note que c'est vrai qu'avec la dernière anecdote d’horreur - celle issue de cet excellent recueil les 1001 raisons de ne jamais être expat’ - qu'on a entendu il a de quoi se poser la question:

Une famille expatriée en Australie, les deux travaillent mais de base ils y sont allés pour lui. Ils rentrent dans leur pays d'origine pour les vacances. Fin des vacances retour à l'aéroport, et au check-in monsieur fait demi-tour, annonce à madame - qui a tous les gamins et les bagages sur les bras - qu'il n'avait pris qu'un aller-simple et qu'il reste et demande le divorce.

Elle a pris quand même l'avion, est restée un an supplémentaire là-bas pour pas traumatiser les gamins qui avaient leur vie et qui avaient pas eu le temps de se préparer au fait de quitter l’Australie, histoire que tout ne se casse pas la figure en même temps.

Non... mais... de toutes ces anecdotes à la noix que j’ai entendu - parce qu’on en entend des histoires de couples ou l’un ou l’autre prend la porte du jour au lendemain- il bat des records ce mec-là!

Bref... j'ai rassuré Superchéri que ne pas reprendre l'avion n'était pas au programme

En attendant bin je suis toujours bloquée à la maison, avec la fièvre de mademoiselle, elle a dû entendre que Superchéri et moi on voulait sortir ce soir...

On va voir comment on s'arrange...


Bonne journée
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1 semaine pile poil

Coucou la compagnie!



Bon bin dans une semaine pile poil la miss et moi on prend l'avion...

Je vous dis pas, j’ai hâte! Il y a l'épisode 325 756 de la saga des jours de notre vie, euh, des aventures d’un petit requin dans un panier de crabes ( Ouiii je me lâche un grand coup! qui a l'air d'être en train de démarrer...

J'ai juste pas l'énergie pour ça, j’ai juste envie de pleurer. Pas envie d’écouter les dernières mésaventures de Superchéri, apparemment une sombre histoire de coup de poignard dans le dos de la part d'une personne dont il ne s'y attendait pas.

Il est furieux, tellement à cran que c’est difficile de savoir s’il est objectif ou s’il est juste en train de ventiler sa frustration. Combien de temps ça va durer…

Et moi j’ai plus envie de l’écouter, plus envie de compatir, plus envie de passer des soirées entières à décortiquer le tout avec lui pour l’aider à toute relativiser.

Juste envie de lui dire que plaquer ces biiiiiip sauf que ça évidemment c’est le seul conseil qu’il a pas envie d’entendre.

On peut le dire du coup: je suis bien contente quelque part de m'éclipser pour l'été, ça va me permettre de prendre un peu de distance face à tout ça...

On va dire que dans une période ou moi je vis avec pas mal de préoccupations existentielles profondes et une période ou nos peurs à lui et moi sont totalement opposées. C’est pas évident, on vit vraiment dans 2 mondes de préoccupations différents. Et dur de ne pas s’éloigner…

J’espère que la pause de l’été va me permettre de me ressourcer, parce que là j’en peux juste plus la pression de sa vie, et je commence à lui en vouloir…

Ça m’inquiète… un peu…


Au programme du jour... euh étrangler ma fille... ah non ça c'est tentant quand l'enfant malade à mourir d'hier, est en train de jouer au ballon de baudruche dans le salon et de réciter par coeur le Tchoupi qu'elle regarde en boucle depuis son réveil ce matin, mais apparemment ça se fait pas...


J'ai mes bringues... donc je suis lasse et de mauvaise... allez... ça ira mieux demain


Bonne journée
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Il fallait comprendre VIII & autre brèves

Coucou du vendredi!



Il ne reste plus qu’une semaine d'école à la miss avant les vacances scolaires!

Ce qui me laisse, encore, un peu de marge encore avant de me prendre une overdose de Night Safari. Il y a un bébé loutre que mademoiselle ma fille veut absolument le voir parce que les loutres et elle c'est une histoire d'amour, enfin comme elle et les serpents, elle et les tigres, elle et les crocodiles, etc.

Nous vivre sous les tropiques?? Noooooon vous croyez que c'est pour ça qu'elle sait pas tenir un chat mais sait tenir un serpent?? ( quand je l'ai vue caresser amoureusement le python la semaine dernière au Night Safari justement j'étais vachement contente que les serpents fassent pas partie des animaux de compagnie autorisés à Singapour... ça évite certaines demandes Laugh )


Mais je digresse... donc le bébé loutre... elle veut évidemment AB-SOLU-MENT le voir, donc samedi dernier, pour couper court au désespoir et la scène qui allait s'en suivre, j’ai eu la grande idée de lui promettre que d'une fois qu'elle était en vacances. On pouvait y aller tous les soirs s'il le fallait jusqu'à ce qu'elle puisse le voir. La promesse est pas tombée dans l'oreille d'une sourde, moi - des fois - je ferais mieux de me taire!


Je suis face à la énième invasion de jouets récupérés… oui avoir une maid, c’est aussi le fait qu’elle va faire régulièrement les poubelles du Condo et qu’elle ramène tout ce qu’elle pense utile, pour le renvoyer aux Philippines lors de son prochain envoi.

Elle me ramène aussi des trucs qui pourraient être utile à l’appartement: j’ai régulièrement des plantes qui apparaissent comme ça.

Jusqu’ici tout va bien vous me direz.

Sauf qu’elle a la gentillesse de prendre fille chérie avec, et que du coup fille chérie AUSSI fait son marché et revient avec tout ce qui l’intéresse. Comme s’il y avait pas assez de bordel dans sa chambre Sad


Mais le plus grand moment de la journée… c’était quand même le gigantesque drame qui a démarré en fin d’aprem, peu avant qu’on parte à la psychomotricité.

Ma miss motordu m'a fait de ses grands moments dont elle a la spécialité:

Elle commence à m'expliquer que sa copine E. lui expliqué que les chevaux mangent des Bambis et que c'est la vérité vraie...

Tu veux dire ils mangent du bambou?

- « Non ils mangent des biches! » soupir exaspéré face à ces adultes qui comprennent rien, à croire qu’ils ont jamais rien appris dans leur vie.

Mais chérie! ils sont végétariens les chevaux, herbivores... tu l'as appris quand tu as étudiés les chevaux... Là c’est le ton patient limite paternaliste de l’adulte qui veut répandre la bonne parole.

-« Mais d'abord E. elle m'a dit ils mangent des biches et des rennes! » Là ça dégénère gentiment, ta fille apprécie pas ton entêtement à ne pas comprendre de QUOI elle parle bordel, c’est pas compliqué, pourtant!


Des rennes, tu veux dire qu'ils mâchouillent leurs rennes?? Celles pour les guider??


-«  Non non... pas les rennes... qu'est-ce qui s'appelle les papas... les cerfs... Ils mangent les biches, les cerfs et les faons!  »


Et là -ENFIN- l’illumination... j'ai trouvé le bug... foin - faon


Ceci dit le lui faire admettre c'est une autre chose. Elle y tient mordicus. Les chevaux ça mange des biches, des cerfs et des faons....


Non mais je l'aime ma fille... elle avait plus été aussi crochée sur une erreur depuis la fois ou elle me tenait bon que malgré le fait qu'elle avait mangé en classe, qu'elle était rentrée à 12h40 ça pouvait pas être vendredi parce que la maitresse avait mis jeudi sur le tableau. La crise de nerfs qu'elle m'avait fait ce jour-là, du coup j’ai sagement laissé tombé le problème du foin-faon, et pour le moment ne vous étonnez pas si les chevaux sont des végétariens qui mangent des Bambis Happy parce que c’était en train de devenir tout aussi mythique.


Dans un tout autre registre, Superchéri a le blues... Un des collègues qu'il aime le plus rentre. Il a été mis face au choix de se localiser ou de rentrer et vu que de toute façon il se voyait pas ici à long terme ( ce qui devient un peu la raison d'accepter de se faire localiser) ... bin ils rentrent lui et sa petite famille.



Bonne journée!
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J'ai 4 tonnes de trucs à faire

et je suis plantée devant mon ordi à faire la tournée des blogs!


Biennnnnnn, ça va faire avancer le schmilblick!



Coucou du lundi la compagnie!




Bon bin ce matin la miss a repris le chemin de l'école. Elle s'est levée tôt - merci un coucher avant 20h hier soir - c'est toujours très très agréable quand la sonnerie du réveil se double instantanément d'un maaaaammmmman c'est l'heure de se réveiller enjoué!

Elle a été accompagnée au bus.... par son papa!!!!!


Alléluia! Après une journée d'hier, où il a eu de long moments ùu il s'est demandé s'il était pas en train de mourir pour de bon cette fois et malgré une nuit à trous -le pauvre il a toujours de la peine à dormir- il était néanmoins suffisamment en forme pour repartir bosser... OUF!


Non parce que je l'aime, mon Superchéri, mais malade à la maison. Je ne suis qu’humaine et au bout d'un moment - comment dire- c’est aussi dur à gérer que lui qui pète les plombs et parle de tous les envoyer péter sur le champ, à chaque soir quand il rentre du travail en période de stress intense. ( cf. la discussion sur le sens de la mesure de Superchéri quand il s’énerve Laugh)

Bon alors reprenons la liste interminable des trucs à faire/ rattraper, et entamons la semaine avec du coeur à l'ouvrage.

Ahhh mince elle est interminable, c'est sans doute pour ça que je suis toujours plantée là à vous écrire!


On va s’y mettre par ordre d’urgences: ce matin la première chose que ma fille m'a dit - juste après m’avoir dit que c’était l’heure de se lever- c’est " maman tu oublies pas d'aller faire des courses aujourd'hui!"

Il fallait comprendre: elle a plus de bacon!

Oui ma chérie c'est promis... j'oublie pas...

Mais LE truc le plus important de la journée, c’est que je me suis occupée de l'organisation de l'opération on détend Superchéri!

Nous sommes donc officiellement inscrits au club des familles indignes: on va scandaleusement retirer fille chérie de l'école la semaine prochaine, destination Langkawi.

But du jeu, calmer les nerfs de monsieur mon mari et lui permettre de tenir les prochains mois...



Bonne fin de journée

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Ce qui devait arriver, arriva…

Superchéri est au fond du lit, tout malade!



Coucou la compagnie!




Bon l'un dans l'autre, étant donné qu'il était en train de frôler très dangereusement le burn-out, c'est pas plus mal qu'il soit tombé malade ça va lui permettre de se reposer!


Depuis ce matin, il se fait cocoler -théière, panadol apporté au lit , soupe aux légumes pour midi -

Il apprécie le geste au point où j'ai droit à plein de compliments selon lesquels je serais une sainte pour le supporter Laugh - Même si je proteste en bonne et dûe forme, ça fait toujours plaisir à entendre-

Ceci dit, au delà du compliment, si on est un poil objectif, je suis loin d'être une sainte, je vois plutôt ça comme le fait que je fais mon boulot, celui du conjoint suiveur.


Le temps que je passe à le cocoler à chaque période de creux a un coût -un coût physique, un coût moral, un coût tout court, parce que du coup je vais me faire un petit plaisir dans les magasins ou sur amazon! ( Ce à quoi ma maman me réplique généralement "mais ma chérie si ton homme se plaint, tu as qu'à lui rappeler généralement que tu achètes essentiellement des livres, c’est moins cher que de collectionner des sacs à mains, des fois je l’adoooooore ma maman Laugh)

Et puis, je me garde de prendre trop de rendez-vous ou autres trucs du genre, histoire de garder le peu de ressort que j'ai pour m'occuper de lui. Un exemple pratique: ce n’est pas cette semaine que je trainerais enfin le chien chez le véto!


En attendant ce matin, la miss est partie sagement à l'école, ce qui veut dire que Superchéri a quelques heures de répit absolu à pouvoir mourir en paix. D'une fois qu'elle sera de retour ce sera plus sport...


Sinon, j’ai de nouveau un stock de chewing-gum ( et comme la fois précédente, j’ai laissé mon nom, le numéro de mon permis de séjour avant de pouvoir repartir avec la boîte... si si!)


Et le nombre abracadabrant de tendinites que j'aligne entre le dos, la nuque et les épaules me chicane un peu d'avoir été trituré hier ( je me suis fait une séance de massage) Mais c'est pas forcément pour le pire, j'ai récupéré un peu de mobilité, va juste falloir prendre 2-3 jours avec le Nurofen ( le seul anti-inflammatoire en vente libre ici Happy )

Et remettre ça d'ici quelques jours pour continuer le travail commencé avec le masseur.


Bon sur ce je vous laisse


Bonne journée
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Dernier jour d'école avant les vacances!

Coucou la compagnie!



Bin voilà c'est notre tour, c’est les vacances scolaires.


Avec la rengaine habituelle de mademoiselle " diiiis on prend l'avion et on va voir grand-mère?"


Euhhh pas cette fois ma chérie, mais les prochaines vacances c'est promis on le fait!


Au moins une chose de sûre, si Supergranny se prend des vestes à la webcam:

« non mais je veux plus te parler là! Maman vient parler à grand-mère! »
« Grand-mère, elle est où tata Vivi, et Grand-papa, et tonton-à-vélo, et tonton fighting? » en guise de seule question


Alors que par ailleurs, si Supergranny a l’outrecuidance de manquer UN rendez-vous hebdomadaire de webcam, elle se fait faire la tête en bonne et due forme!


Quand il s'agit d’aller vacances, c’est elle gagne à tous les coups, les autres sont la cerise sur le gâteau, mais c’est sa grand-mère qu’elle réclame.


Au programme du jour, après l'école pas de logo mais la psychomotricité et le dentiste, ce qui permettra de faire le point sur les dents qui bougent de mademoiselle et vérifier que les douleurs dont elle se plaint ne sont dûes qu'à ça.

Sans compter qu'après si tout va bien du coup elle aura plus trop peur du dentiste, enfin j’espère ( vu qu'elle est toujours paralysée de peur avant de faire quelque chose de nouveau mais qu'ensuite ça va mieux )


Bonne journée


p.s. la photo du jour c’était pendant mes courses, un gecko à l’intérieur d’un panneau en verre, je trouvais fun le gecko vu du dessous Laugh

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Poisson d'avril ou pas?

Coucou la compagnie!



Bon j'hésite, je vous mets un poisson ou pas? Je ne sais pas si j'ai vraiment le coeur à ça...

Je commence à stresser grave pour le rendez-vous de samedi matin avec le neuro.

Je vous avais dit que j'avais eu le choix entre aujourd'hui et samedi pour le dit-rendez-vous? Je ne me voyais vraiment pas avoir rendez-vous un premier avril, allez savoir pourquoi....


En prime hier j’ai longuement écouté ma voisine du dessous, qui avait le moral dans les chaussettes avec ce qui lui arrive et le vit seule: son mari est en voyage et n’a pas pu écourter. ( mouais y'a pire que Superchéri… )


Là, vais aller faire des courses et essayer de me trouver un massage - depuis la ponction lombaire et son anesthésie, mes muscles du bas du dos sont moins toniques et du coup j'ai mal au dos debout. Super pour me motiver à bouger! Je n’arrive pas à récupérer le tonus ( sans doute qu'il y a qu'un peu de natation qui ariverait à faire l'effet... mais avec la crève... pas recommandé d'aller nager).


Bon je vous laisse... je file...

Bonne journée à vous
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Revue de presse III

Coucou du lundi!


C’est la rentrée - et comme j’avais fait préparé toutes ses affaires la veille, ça n’a pas encore été trop la gabegie avec Heidi- ce qui fait que depuis 7h30 ce matin je travaille sur les archives…

Et j’ai fini février!

Quelques courses, mes longueurs de natation sont encore au programme d’aujourd’hui, reprendre la douce litanie des devoirs, écouter les drames d’amour, gloire et cour d’école.


J’en profite aussi pour jeter un oeil aux votations en Suisse…


Le prix unique du livre qui passe à la trappe - quelque part c’est pas plus mal- quelque chose me dit que cette loi aurait été dépassée le temps de rentrer en vigueur, et rien n’est pire qu’une loi qui ne répond plus aux besoins qu’on a, vu le temps qu’il faut pour faire bouger certaines choses en Suisse. Même si je comprends l’idée de protéger le réseau de distribution en place et d’empêcher la concurrence inégale entre les grandes chaines et les petites enseignes, le débat a déjà changé.

De nos jours c’est plus tellement les enseignes suisses contre les libraires, c’est la Suisse contre la France, un prix complètement scandaleux pour le livre par le simple fait qu’il est vendu en Suisse, et qui pousse de plus en plus de gens à acheter sur Amazon en France de toute façon.

Et le livre électronique va encore venir secouer tout ça.


L’initiative sur les résidences secondaires en Suisse, acceptée ras-les-pâquerettes.



Hier c’était aussi le triste premier anniversaire du tsunami qui a ravagé le Japon et l’accident nucléaire de Fukushima. Des dizaines de milliers de morts, et des conséquences au quotidien pour des dizaines de milliers de japonais.

Dans un quasi-silence médiatiques des milliers d’ouvriers continuent chaque jour à travailler sur le site de Fukushima pour sécuriser et décontaminer le site. Ces hommes y laisseront probablement leur santé à terme.

Et dans un Japon où la presse est muselée par les entreprises du nucléaire - qui sont les plus gros annonçeurs des journaux, et tiennent donc les journaux par l’argent- où la dépendance au nucléaire est la plus forte au monde, ma foi pas grand monde ne parle pour ces gens-là.

Le comité d’investigation qui a été formé pour enquêter sur les agissements de TEPCO a publié son rapport, il est accablant pour la compagnie. Mais si les médias étrangers en ont parlé, au Japon vu le manque d’indépendance des médias, tout ou presque a été étouffé.

Les gens ne savent pas.

Toujours la même ambivalence pour moi…

Tout ce qui touche le Japon me brise le coeur, avec la même force que si j’en étais partie hier. C’est tellement fort, que j’occulte, que j’évite d’y penser. Mon Japon reste une petite fenêtre sur mon passé, qu’il ne faut pas trop ouvrir, sous peine de souffrir et de s’y perdre.

Dur du coup de vous en parler.

Assez dur d’expliquer cette identification qui fait qu’on part dans un endroit, qu’on s’y installe dans des proportions ou on est prêt à larguer les amarres pour toujours…

A force de faire un effort pour comprendre et s’adapter, on trouve une place dans cette société d’accueil, un sentiment passionnel à la hauteur de toute l’énergie qu’on y a mis.

Et quand on doit laisser ça derrière nous, à chaque fois ça devient plus dur.

Rentrer du Japon, ça m’a déchirée en deux, j’y ai vécu des choses tellement intenses que je compte ce que j’y ai vécu presque pour la moitié de l’adulte que je suis. Mais cette moitié est intouchable, presque taboue - parce qu’elle blessait des proches, ou créait de la confusion, me rendant un poil inadaptée- impossible à expliquer…

et du coup elle vit cachée - moins maintenant que je vis une vie d’expat’ mais quand même- parce qu’il a bien fallu la dissimuler pour retrouver ma place à 18 ans en Suisse, et les sentiments qui y sont attachés sont bien à l’abri d’une boîte à souvenirs que j’évite de trop manipuler.


Bonne journée!

p.s. la photo du jour… c’est la photo de ma classe… Happy
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Le premier mois de 2010 est poutzé!

Coucou du dernier week-end de janvier 2010 donc!



On nous le dit, on nous le répète, on se dit pas nous, nous on est plus fort que ça, et puis les réalités de l’expatriation nous rattrapent.

Et si! Nous aussi!

Personne n’échappe à la pression d’une expatriation sur un couple.

Gros clash hier soir:

Superchéri est crevé, a encore pas mal à faire, se remet en question pour certains trucs et au passage remet en question beaucoup d'autres trucs.

La discussion commence comme un simple brainstorming, jusqu’à ce qu’au détour d’une phrase, il ait le mauvais goût de me dire « mais si j'étais seul… trop de pression de votre part… »

Communication break-down majeur!

J’ai monté les tours illico, et il s'est fait rentrer dans le cadre serré. Pèle-mêle, il s’est fait rappeler que la raison pour laquelle j'étais ici, c'était lui et qu'il trouve que la solution à bosser comme un dingue, c'est de fuir pour de bon ses charges de famille plutôt que de gérer la culpabilité et l'équilibre, il risque de finir d'être exaucé au delà de toutes ses espérances!

Parce que faut pas qu'il croit une seule seconde que je resterais seule à Singapour. Si c'est fini entre nous, je prends mes cliques et mes clacs et je rentre en suisse, avec la gamine et le chien sous le bras, compenser l'absence de père par la présence d'une famille...

Comment dire... ça l'a calmé vite fait!


On en a profité pour parler longuement, le sentiment d’injustice de sa part face au peu que je peux faire ces temps et à la nécessiter de me ménager.


Le rappel douloureux, que même si on est des « vétérans » de l’expatriation, on se fait toujours prendre comme des bleus dans les turpitudes d’une vie demandante.


Ça a fait du bien de tout dire… tant pour lui que pour moi… récifs évités pour cette fois.


Au programme du week-end:


Superchéri est au boulot.


Moi je me suis tapé le médecin... j'ai enfin pu faire la récolte de selles de la miss... donc amené le tout... et fait des courses pour ce midi et ce soir le tout avec la miss qui est toute guillerette depuis qu'elle a dit à son père qu'elle est très fâchée avec lui parce qu'il est jamais là - bon le fait que grand-maman a expliqué que grand-papa, lui, amenait jamais ses enfants à l'école, alors que son papa à elle le fait, ça a aussi aidé à faire passer la pilule!
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On compte les jours…

Coucou la compagnie!



Comment allez-vous? La forme pour ce premier week-end de 2010 ? Comme dirait la miss y ga des neiges chez vous? ( question posée ce matin à laquelle je devais avoir la réponse instantanément comme si j’avais le don d’ubiquité et je savais quel temps il faisait en Suisse, et oui pour ceux qui se poseraient la question, un gros coup sur la tête c'est pas bon pour les progrès fait en logo )


Bon bin ici les vacances touchent à leur fin...


Superchéri va donc aller au boulot, il parait que c'est le prix à payer pour pouvoir se barrer en week-end dans quelques jours ( Ce qui fait qu’on peut se poser la question de la pertinence d’un système qui fait que pour s’accorder un jour de congé, on travaille toutes les heures qu’on aurait travaillé durant la dite-journée à l’avance histoire d’être à jour dans son travail et que du coup on part encore plus crevé que ce qu’on aurait pu l’être)

On va dire que ces jours, la perspective de nous évader en solo 3 jours pour la première fois depuis 20 mois ( mouais on a calculé avec horreur que Hanoï ça faisait déjà 20 mois ) nous fait avancer...


La miss donne le tour de sa commotion, son visage a repris des proportions normales- quasi- grâce au gel anti-bleu à l'arnica, elle est juste très jaune sous l'oeil mais sinon c'est plus ou moins bon...

Pour le reste, la logo va très probablement s'arracher les cheveux, parce que puréééée le nombre de confusion, de trucs qu'elle dit ne pas comprendre a augmenté...

mais bon ça va se résorber petit à petit...

Une bonne chose c’est que son comportement redevient quasi normal... notion de danger ( edit: je retire ce que j'ai dit cette nouille vient d'acculer le chien dans un coin pour lui montrer une boite playmobil dont il avait peur!!! on y est pas encore), côté soupe au lait à l'exception des nuits qui sont plus angoissées -2 vrais réveils en moyenne- ça je m'attends pas à ce que ça cesse avant d'avoir pu voir l'ostéo... 5 semaines à tenir

Le seul point chaud reste la gestion des croûtes qui commencent à se détacher sur les bords, tout à l'heure j'y suis allée aux ciseaux pour couper les bouts et éviter qu'elle arrache accidentellement toute la croûte dont le milieu pas encore cicatrisé.


Sur ce... bin 10h20 qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui?????


Bonne journée la compagnie!
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une nouvelle semaine commence

Coucou la compagnie!!


Comment va?

Je sais pas pour vous, mais ici la semaine démarre sur les chapeaux de roues...

Aujourd'hui j'additionne la miss malade, donc médecin, j'appelle dès que le cabinet ouvre à 9.00, la livraison d'Ikea, et donc les rangements qui vont avec...

Des courses qu'il faut absolument faire parce que le frigo est vide... enfin de nourriture à préparer quoi

Vivement ce soir que je retourne me coucher!

Enfin Superchéri est rentré tout content de son week-end, avec un tee-shirt disant en thai et en anglais " No I don't want a f***g tuk tuk ( moyen de transport favori du touriste lambda), suit, massage thank you" parait que ça résume bien le fait de se balader en ville.

Il a aussi émis quelques remarques sur le fait que c'était un peu la cata la Thaïlande... que les plus belles belles de nuit avaient toutes des pommes d'adam

Inutile de dire qu'avec leur planning... j'aurais pas été tentée d'y aller!

Et effectivement Superchéri avait l'air bien mieux détendu que je ne l'avais vu depuis des semaines, donc mission réussie, il a bien fait de partir en week-end avec ses collègues - même si j’avoue que moi je l’avais un peu saumâtre de base pour son absence.

En plus la miss ( ah ces enfants Laugh ) a instantanément pardonné à son père son absence... quand elle a trouvé ce matin...

un sac à main Hello Kitty, un étui à lunettes et une casquette... également Hello Kitty...

Séquence "je t'aime, merci beaucoup" vous savez en technicolor, traveling panorama et musique sirupeuse...

Mouais... aller savoir pourquoi, moi qui ai essuyé sa colère pendant 2 jours, je suis presque un peu déçue qu'elle lui pardonne si facilement Moui je sais c'est petit!

J'ai jamais dit qu'être moi protégeait des vicissitudes du genre humain hein

Bon vais aller me mettre à mon programme moi...


Vous souhaite une bonne journée et un bon début de semaine
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A éditer mes archives, je cogite bis…

Coucou de la St-Valentin!




Bon bin ici je vais devoir m’offrir des fleurs si j’en veux, vu que mon chinois est toujours en Chine. Son retour approche, il sera de retour ce week-end.

En attendant c’est mignon: on voyait plein de jeunes couples hier avec des bouquets de fleurs, à se sourire et se lancer des petits regards en coin, au lieu d’être chacun sur son iTruc à jouer ou updater son statut FB!

Ah oui parce qu’ici c’est courant: tu as un couple, voire une famille dans le bus, chacun sur son smartphone, son iPad sa PSP ou sa DS, et à vrai dire tu ne te rends compte qu’ils voyageaient ensemble que parce qu’ils se lèvent ensemble et recommencent à parler au moment de sortir du bus.

Je tiens - histoire d’être 100% honnête- à préciser qu’il nous arrive d’être quelque peu contaminés par ce trait singapourien ( je ne l’ai jamais vu ailleurs, les Hongkongais ne le font pas) à une variable près, même si on est chacun sur notre iPhone c’est pour wikipédier des infos qui nous permettent de remettre de l’eau au moulin de notre conversation… Oh la belle excuse!

Côté progression des archives, j’ai fini de mettre en ligne septembre 2009 et la moitié du mois d’octobre.

Le retour vers le passé est fascinant.


Mais qu’est-ce que j’édite et qu’est-ce que je remets tel quel?


L’occasion de continuer à cogiter…


Alors je dirais que je remets quasi tel quel 80% de ce que j’avais mis originellement comme billets sur les forums.

Je change les petits noms de Superchéri et d’Heidi, de Lovely Nounou principalement pour des questions de continuité.

Je corrige un peu la syntaxe: il y avait des périodes où dire que j’abuse des « … » est un euphémisme.

J’étoffe un peu parfois les textes, parce qu’ils manquent de clarté, ou parce qu’avec le recul je corrige ou je précise certaines observations.

Et puis j’avoue que j’enlève quelques passages notamment quand je faisais quelques envolées lyriques sur le boulot de Superchéri, ou Superchéri lui-même. Ça faisait du bien sur le moment, et c’était encore relativement « privé » dans le cadre d’un forum avec inscription obligatoire, mais 3 ans plus tard, ça a perdu une part de son sens, et puis ce qu’on a dit sur le coup de la colère n’a pas forcément sa place en public.

Parce que oui, quand on va, on vient de s’expatrier, ou alors qu’on rentre, des coups de gueule il y en a… je sais que pour pas mal de monde qui reste au pays, quand on parle de partir en expatriation c’est l’image d’Epinal

la maison immense payée par la boîte, le personnel de maison, l’école privée, et les compensations qui coulent à flots.

Mais la réalité c’est que cette image d’Epinal-là, si elle existe toujours, est un poil dépassée, c’est de loin plus la majeure partie des expatriations.

Il y a des gros écarts entre les expatriés, selon les pays d’une part - partir à Singapour ce n’est plus vu comme nécessitant des compensations, la vie n’y est pas dure, dans d’autres pays, aux philippines par exemple, par contre les questions de sécurité obligent à offrir des primes de risque - et selon l’employeur.

Beaucoup d’employeurs n’offrent plus aucune participation à la scolarité, aux dernières nouvelles près de 50% des familles au Lycée Français paient eux-mêmes les frais d’écolage. C’était inimaginable il y a quelques années encore, dans une communauté française où la tradition de l’expatriation avec prise en charge de beaucoup de frais était très vivace.

Pour certaines de ces familles qui souvent gagnent trop pour avoir droit à une aide de l’état français - quand ils sont français parce que pour nous de toute façon c’est pour notre pomme- mettre 2 à 3 enfants à l’école c’est une charge financière qui complique les fins de mois au point de pousser certains à prendre le chemin du retour.

La majorité des expatriés ne sont plus forcément des cadres bien installés, mais des jeunes en train de construire une carrière. Des gens qui viennent d’eux-mêmes, avec des contrats locaux.

Et comme tu as voulu venir tu assumes! Tous les coups sont permis: on t’explique que 100 sont prêts à prendre ta place si tu faillis, qu’ils t’ont fait la faveur de te prendre toi plutôt que l’un des 100 autres donc maintenant il faut que tu leur prouves qu’ils ont pas fait une bêtise en te prenant toi.

L’expatriation c’est aussi ça, pas juste le glamour d’une vie au soleil - ou sous la neige si on est parti en Suède- à regarder d’un air amusé les habitudes des autochtones.

La pression au travail, et puis il y a la pression sur le couple. Entre les horaires de travail, les différences de timing dans l’adaptation au nouveau pays entre monsieur et madame, dont les vies sont souvent très différentes - ce qui a pour conséquence qu’on a pas nos blues au même moment- et acrobatiques, un grand écart perpétuel souvent dans l’incertitude de ce qu’on devient dans quelques mois , il y a de quoi mettre de l’eau dans le gaz des couples les plus solides.


En presque 6 ans - depuis le tout début de notre parcours d’expat’ et des formalités de départ pour Hong Kong ou 10 ans si on compte nos aller-retours intra-Suisse- on a essuyé notre quota de tempêtes. Certaines ont été très violentes.

Et même si sur le moment me lâcher un grand coup et casser du sucre sur le dos de mon mari ou de son employeur auprès de quelques amis et connaissances a fait du bien et a joué son rôle soupape de sécurité… les remettre 3 ans après, c’est dans le meilleur des cas vide de sens, dans le pire c’est mettre de l’essence sur un feu qu’on pensait éteint.


Arrrrggggh je viens de voir l’heure….


Dans ces moments je sais pourquoi j’ai toujours pas fini un texte de ma vie: vu ma capacité à prendre de vue le reste du monde quand je bosse sur ce que j’écris, si j’écrivais autant que je voulais je serait probablement bien en peine d’assumer le reste de ma vie, trop occupée à écrire pour manger, dormir etc. !


Je file et je vous souhaite une bonne journée!


p.s. la photo du jour… c’est la minute sourire d’il y a quelques jours… au milieu d’un bus rempli de personnes vissées sur leurs smartphones, cette dame qui tricotait. J’ai trouvé raccord avec la première partie du billet sur la St-Valentin


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petit week-end

Coucou du dimanche...



on lézarde depuis ce matin...


La miss va bien... à part un petit fond de rhume, mais je pense que l'épuisement y était pour beaucoup dans sa maladie...

Hier elle était toute contente de voir sa marraine mais s’était endormie en voiture...

On était complètement hallucinées avec sa marraine... puis de retour à la maison, je comprends mieux... ma miss semblait toute mal fichue...

Donc on a annulé le mobilhome du jour, après un samedi tranquille, et pour le reste tant pis ça attendra lundi grrrrrr...

Du coup moi j'essaie de prendre mon calendrier en main ... et de voir comment je m'organise pour tout faire jouer... ça va être sport...

La dernière idée en tête de la miss c'est de vouloir absolument voir ou elle est née... ( en plus elle est née dans un hôpital illustre hein... le même que les jumelles suisses les plus célèbres du moment)

Donc on va s'occuper de voir comment mettre ça au programme...

Sinon bin y'a bien des choses qui sont en train de tourner dans ma petite tête... mon homme me manque... on peut dire que ce retour en Suisse est pas le plus simple que je puisse faire...

Je serais pas venue maintenant si ce n'était pour ma miss... et à vrai dire... par moment je dois quand même bien lutter contre l'envie de faire demi-tour à vitesse grand V

Sans ma miss... l'envie de prendre l'avion retour serait irrésistible.... j'ai une envie d'être chez moi là en ce moment... z'avez juste pas idée...

Même si par ailleurs je me réjouis de vous voir et tout et tout hein... mais voilà... cette année... le séjour en suisse tombe au mauvais moment pour plein de trucs... j'aimerais mieux être en train de continuer mon installation plutôt que de me plonger dans la contemplation de mon passé qui s'enfuit pour de bon...
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concert de fin d'année

Jeudi chorale et compagnie!



Coucou...



Je reviens juste du concert de fin d’année des CP ( 1P pour les suisses Winking )

Un très bel exercice... sachant qu’il y a 7 classes, ce qui se traduit par une chorale de 175 enfants... l’amphithéâtre peine à accueillir les parents et les enfants... quant à l’exercice pirouette de faire coordonner tout ce petit monde sachant qu’ils ont essentiellement jamais répété en groupe... chapeau bas...

Bon évidemment moi je me suis retrouvée le coeur serré.... parce que ma miss s’est décomposée quand on a fait une ovation pour le prof de musique, qui quitte Singapour cette année, et qui a fait la dernière chanson en pleurant...

Qui pleurait toujours 10 minutes plus tard quand la salle enfin vide elle était en train de repartir vers sa classe...

Du coup moi je me retrouve toute chamboulée pour ma grande sensible ( au stade ou j’ai quand même bravé l’interdit de rentrer de la cour d’école pour un dernier calin volé... ) et je me réjouis de la retrouver ce soir...

Enfin je me réjouis... je me réjouis.. c’est ambivalent... parce que ces temps, avec l’angoisse de la séparation de fin d’année qui monte, les au-revoirs la miss devient une boule d’angoisse qui vit dans son monde.

Elle est sans arrêt dans la lune et comprend plus la moitié de ce qu’on lui dit... devient incapable de suivre une liste d’instructions...

Ce matin j’ai eu droit à l’engueulade parce que je devais pas la réveiller avant samedi....

Ensuite je la laisse avec l’instruction de s’habiller... je la retrouve en tee-shirt... non parce que le short elle en a pas de propre.... euh bin tu remets celui qui est là qui est celui d’hier... non impossible de prendre l’initiative tant que je le lui avais pas ordonné....

Droit derrière elle s’assied et regarde dans le vague... faut TOUT lui répéter au minimum 5 pour obtenir une réponse... et lui courir derrière pour tout...

Y’avait un arbre en travers du trottoir sur le chemin... elle est restée buggée devant en me disant «  mais je fais comment moi pour passer? » bin tu le contourne ma chérie...


C’est une suite sans fin de trucs du genre ces jours... et c’est pas fini... encore 15 bons jours avant la fin de l’année scolaire...

Ma seule consolation c’est que je suis pas la seule... hier email de la directrice du primaire... qui rappelait l’importance des heures de coucher et des temps de repos parce que les enfants sont trop nerveux et que les risques d’accidents augmentent...


Vivement les vacances!


Sinon bin préparatifs d’anniversaire au programme du jour.


Et puis j’avais plein de trucs drôles que je voulais vous raconter... mais j’ai tellement le coeur brisé par la dernière image de ma miss en sanglots... que ça tombe un peu à plat... je sais pas trop comment faire le lien...

Je vous souhaite une bonne journée!





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comptes à rebours

Coucou du mercredi...


Les countdowns ( euh ça se dit comment en français ça déjà?) s’accumulent...

J-1 pour le concert et goûter à l’école
J-3 pour le faux-anniversaire de la miss
J-7 avant l’arrivée du parrain de la miss pour une semaine de visite
J-15 avant la fin de l’année scolaire
J-15 avant le départ de la miss et Superchéri à Taiwan ( et donc ma semaine de vacances à moi
J-21 avant le départ en Suisse...

J’en ai encore plusieurs de ces décomptes... certains sont plaisants... d’autres moins...

La constante c’est ce même sentiment surréel de vivre dans plusieurs dimensions en même temps... le quotidien au jour le jour... les petites tracasseries de la miss... dont je vous parle pas mal...

parce que c’est concret.... peu angoissant... que ça bouffe malgré tout une grosse part de mon quota énergie dans une journée... que j’aime bien en rire malgré tout...

Non parce que les crises de panique de mademoiselle angel qui me part en sanglots dans le taxi parce que tu comprends elle va avoir un truc du genre jeux aquatiques et elle va devoir plonger chercher des trucs au fond de la piscine mais elle ose pas... alors que par ailleurs elle a pas de date, pas d’instructions dans son cahier de liaison - qui signalerait l’imminence de l’événement- et que de toute façon elle nage et plonge dans la piscine de la maison mince de mine!!!

J’en ai au kilomètre en ce moment et faut les prendre avec humour...

Comme les incidents diplomatiques graves à la table du repas du soir... ousque Superchéri dit que tel truc l’inquiète... et que la miss hijacke - comment ça c’est de nouveau un syndrome JCVD?!... rohhh vous êtes peignettes... elle détourne - complètement la conversation en apparence...

Vi elle part sur un « la maitresse aussi elle s’inquiète »

Superchéri voit pas le rapport... tente de poser des questions pour savoir de quoi la maitresse s’inquiète et se fait recevoir vertement, c’est inscrit sur le front de fille chérie en lettres fluo « non mais il est bouché mon père.... il comprend rien du tout! »

Non chérie... il est pas bouché... sur le coup c’est toi qui était pas claire... mais on va dire que c’était l’occasion de constater une fois de plus que d’égalité entre père et mère il n’y a point dans cette maison...

Je peux dire et faire des choses qui si Superchéri ne pense même qu’à les dire ou faire... ça devient un incident diplomatique grave limite déclaration de guerre... alors que moi j’aurais eu au grand maximum un roulement d’yeux «  pfff décidément ma mère c’est un drôle d’oiseau! »

Et tout ça c’est paradoxalement la pointe de sérénité dans notre monde de fous...

Y’a aussi le visage de notre vie où chaque personne qu’on voit-revoit ces temps... le premier sujet de conversation c’est «  tu restes? ou tu pars? » avec ses variantes et ses corollaires... tu en as encore pour combien de temps de contrat? tu rentres pour les vacances? combien de temps?

Pas facile avec les années de ne pas soigneusement s’enfermer dans une bulle, de cesser toute tentative de nouveaux contacts vu que toute façon d’ici 2 ans à tout casser soit toi soit ta nouvelle amie partira...

Si je dois faire le bilan de 2 ans de Singapour c’est bien ça le gros point noir... fini le temps de la facilité comme à Genève ou HK ou j’avais pu bêtement me reposer sur la miss pour retisser un réseau social... et je dois bien avouer qu’après 2 ans... il est proportionnellement plus maigre...

La difficulté de vivre dans le quotidien et se projetant dans plusieurs avenirs contradictoires, à une période ou on y croit mais ou le nombre d’incertitudes est plus grand que jamais.









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