Heidi écrit & considérations électriques
Je sais, je sais je vous fais des infidélités.
Et pour ne même pas bosser sur le manuscrit prévu: je me suis trouvé avec une autre histoire en tête, pas moyen de m’en débarrasser, donc j’ai cessé de lutter, j’écris l’autre histoire et j’espère pouvoir me remettre à celle prévu dès que la pirate a été couchée sur papier.
La miss a ses évaluations nationales cette semaine. Il a fallu bosser ce week-end, on a fait dans la continuité de ce qui a été travaillé avec la logo. Créer un texte qui a du sens ( vu que dans les exercices qu’elle aura, elle aura le fait d’imaginer la suite d’une histoire lue)
En pratique, on l’aide à organiser ce qu’elle a à dire avec un carte synoptique:
Elle doit réfléchir et poser des données comme les personnages, le lieu de l’action et l’action qu’elle découpe en début, milieu et fin. Puis armée de ses informations qu’elle a rassemblé sous forme de mots-clés, elle peut construire son texte.
Elle a écrit le plus long texte que je l’avais jamais vu écrire à ce jour, et s’il y avait des erreurs de construction - qu’on a reprises ensemble, même si là pour le coup je vous les ai laissé - on comprenait plutôt bien son histoire.
Heidi a officiellement écrit sa première fanfic’ vu qu’elle a imaginé une histoire de Winx:
Les winx, les mini-fées et les animaux magiques mais leurs amoureux vont au zoo d’Australie. Les winx vont prendre les billets. Les winx vont voir le lion, la lionne et leur lionceau. La lionne était enceinte. Après elles vont voir les girafes, et le girafon. Elles ont bien regardé la taille de Nalo, le girafon. On a vu des éléphants. La maman s’appelle Ellie, et son bébé s’appelle Peach. Après on a vu des kangourous et des koalas dans la même cage.
Après elles ont vu des crocodiles.
Les winx vont au restaurant pour manger. Après manger, les winx vont voir les rhinocéros - la maman et le bébé - après elles vont voir les zèbres, après les tigres, les guépards, les jaguars et enfin les léopards.
Les winx et leurs amoureux sont retournés à l’école.
C’est mon côté maman-gâteau, mais j’avoue que je fonds complètement. Et puis il faut que je profite de me répandre publiquement en admiration devant les productions de ma progéniture, parce que quelque chose me dit que d’ici quelques années elle va me crucifier tout aussi publiquement d’avoir osé lui faire ÇA
Sinon dans les prises de tête de ce lundi matin, y’a le fait que notre consommation d’électricité semble avoir doublé.
De base elle est dramatiquement haute, faut pas se leurrer, en grande partie à cause de notre utilisation de la clim’ qui est de loin le plus gros acteur de notre facture - y’a qu’à voir comme elle baisse quand on est en vacances- mais là… une augmentation pareille on en revenait pas…
On a tout analysé et la seule différence c’est la fontaine.
Donc branle-bat de combat pour déterminer si la fontaine est défectueuse et consomme trop, ou si on a bêtement un modèle dramatiquement énergie-vore
Entre le gymkhana de déterminer les dates d’arrivées de la dite bestiole, le fait que les index ne sont relevés que tous les deux mois par SP services, donc que le mois d’avril était une consommation estimée et non pas la consommation réelle…
Le fait qu’on a changé de marque de fontaine… bref…
Fun hein pour se dérouiller les neurones un lundi matin.
Pour le moment, première étape ils vont nous échanger la fontaine… maintenant il ne me reste plus qu’à dénicher notre compteur électrique pour en noter la progression et pouvoir avoir des chiffres en main quant à une éventuelle diminution, ce qui nous permettra aussi le moment venu de soumettre nos relevés via le site web de SP et non pas d’avoir une estimation ( qui ferait mal de toute façon et ne répondrait pas à notre question de savoir si oui ou non changer la fontaine a résolu nos soucis de sur-consommation )
Affaire à suivre.
Sur ce, les courses du jour m’attendent…
Je vous souhaite un bon début de semaine!
p.s. la photo? Petit point sur l’avancée des travaux: ils ont apparemment fini de bétonner ce qui devrait être la nouvelle rampe d’accès au futur parking… à vue d’oeil… Les paris vont bon train dans le Condo pour savoir QUAND ils auront fini

Le monde selon Heidi
Un petit passage en vitesse…
Hier on a été voir the Avengers avec Superchéri et on a ri du début à la fin… le film est un gros navet hein, mais un navet à mourir de rire
Je crois que j’avais plus autant ri devant un film d’action depuis Die Hard 4.0 ou alors the Expendables.
Dans la série à faire aujourd’hui absolument y’a:
des courses
des courses
des courses
déprimer parce que demain je vais devoir faire les emails pour motiver les parents de la classe à se porter volontaires pour l’animation des stands pour la fête de l’école
soupirer bruyamment parce que les travaux d’en face font un boucan d’enfer ce matin
trouver 25 millions d’excuses pour procrastiner et ne pas avancer dans mon boulot.
Mouais je sais: je suis motivée et guillerette ce matin
Alors pour retrouver le sourire, la dernière d’Heidi:
« Tu sais maman, les femmes enceintes elles pleurent facilement parce qu’elles partagent les émotions du bébé et du coup elles sont plus sensibles, parce que les bébés ils sont trop jeunes pour regarder les choses qui font peur alors elles pleurent beaucoup et elles peuvent plus tout regarder parce qu’elles protègent les bébés! »
J’adore le monde selon Heidi - même si ça fait un poil peur les trucs auxquels elle réfléchit parfois
Non mais sérieusement en l’écoutant expliquer le monde, tu comprends comment on a eu il y a fort longtemps des théories comme les générations spontanées de souris dans le blé, etc.
L’être humain cherche toujours des explications à tout… finalement cette capacité qu’on a de demander « pourquoi » encore et encore, si je devais résumer l’humanité en quelques phrases, je me dis que c’est sa quintessence et que tout part de là.
Oh purée… je philosophe un peu trop pour mon propre bien
- pour ceux qui se demandent l’expression « trop pour mon propre bien » est en train de devenir la phrase du moment à la maison… imaginer Heidi qui soupire « ouiiiii je sais tu vas me dire que je réfléchis trop pour mon propre bien! » à chaque fois que j’essaie de l’arrêter dans une série de questions qui vont trop loin et l’angoissent. -
c’est rude pour mes neurones de si « bon matin »
Du coup je vais tailler dans le vif… et je vous souhaite une bonne journée!
p.s. la photo? C’est juste parce que c’est mon dernier sourire en date Genève-Singapour…
Singapour a acheté plein de Mercedes Citaro en guise de nouveaux bus… Tout comme l’ont fait les TPG il y a de cela quelques années… et du coup de dos, les SMRT ( les SBS moins les couleurs permettent moins de faire l’amalgame) me transportent l’espace d’un instant à Genève.
ça m’amuse beaucoup ces petits riens insignifiants qui font le lien entre mes mondes.

Hier c'était presque la fête des mères…
Je sais pas vous… mais moi j’ai une peine folle à démarrer en ce lundi!
La miss a commencé sa grande panique évaluation nationale… il a fallu faire des heures de révision hier, parce que tu comprends maman je dois TOUT savoir et c’est dur et si je rate je pourrais pas aller au CE2!
Mouais alors chérie… faut remettre l’école au milieu du village: même si tu te bats, même si tu te vois comme ayant de la peine, même si tu fais sans doute moins bien que tes capacités totales compte tenu que personne ne tient compte de tes difficultés, tu ne fais pas partie des élèves pour lesquels l’école se fait du souci que tu échoues… donc tu arrêtes de paniquer bordel!
Malheureusement je pense avoir un peu parlé dans le vide ( après tout mes parents ont jamais réussi à me convaincre non plus). Elle est de retour dans notre chambre pour la nuit… trop de peine à dormir autrement… comme j’aime les évaluations nationales!
Du coup on refait assez régulièrement des séances youtube, ça l’occupe et ça lui vide la tête ( pas sûre ceci dit que ça arrange sa nerditude naissante par contre)
On a notamment fait une comparaison étendue de la dernière chanson qui nous traine en tête - peut-être parce qu’elle a enfin commencé à passer à la radio ici… -
L’original donc… ousque tu te rends compte maman, il est TOUT nu et en plus il est peint sur son corps!
Et la reprise par le cast de Glee sur laquelle on est tombé un peu par hasard, tout ça parce que j’étais en train de faire tourner Glay et qu’Heidi a mélangé les noms et que je me suis empressée de dissiper le malentendu
Fille chérie était très fière d’elle, parce qu’à la première vue elle a chopé un détail qui perso m’était un peu passé à côté: le fait qu’on passe entre les deux versions d’une description d’anciens amoureux à des relations abimées de frères…
- Et inutile de préciser que quand elle arrive à me coiffer au poteau et me faire ELLE l’explication de quelque chose sur le petit ton docte - limite schtroumpf à lunettes - qui semble se transmettre de génération en génération dans cette famille, elle a un poil de peine à passer les embrasures de porte pendant un moment après -
Non mais je l’aime ma fille
Bon bin, c’est pas tout ça, mais il faut que je m’y mette… l’excuse d’avoir de la peine à démarrer ne marche pas éternellement malheureusement!
Je vous souhaite une bonne journée…
p.s. la photo? c’est -enfin- le remplacement des Ipanema trop petits par ceux à sa taille… qui sont étonnamment assortis à son vernis à ongles en ce moment.
p.s. 2 le titre, c’est parce que pour la troisième année consécutive, alors que Singapour fête la fête des mères comme -quasi- tout le monde le second dimanche de mai, Heidi
Hier, donc, pour la 3eme année consécutive, la seule personne qui m’a souhaité bonne fête des mères, c’est Lovely Nounou.

Fausse joie...
Bon bin cette première semaine se termine, Heidi est contente, tout va bien dans le meilleur des mondes du côté d’Amour, Gloire et Cour d’école
Enfin sauf que bientôt c’est les évaluations nationales - apparemment je viens de découvrir que l’éducation nationale a sa version de l’épreuve cantonale - et que du coup progéniture adorée commence à se faire du souci.
l’iPatch est sous cortisone pour ses problèmes de peau… c’est toujours la même fascination de l’emmener chez le véto. On entend souvent qu’un chien ressemble à ses maitres, et je dois admettre qu’emmener l’iPatch chez le véto c’est finalement très similaire aux allers chez le médecin avec Heidi!
Enfin au détail près que les chauffeurs de taxi ne refusent pas de prendre fille chérie…
Non parce que le chien réfugié sous ton siège en salle d’attente qui tremble au point que tu te demandes s’il a pas la version canine de Parkinson, tout ça pour se coucher paisiblement sur la table au stade où la vétérinaire est en train de faire les piqures de rappel des vaccins

- si vous vous demandiez, c’est bien ma jambe… j’ai posé l’iPhone sur le sol pour la faire celle-ci -
Cherchez l’erreur…
Toute ressemblance avec une gamine capable de se mettre dans des états d’angoisse avancés pendant qu’elle anticipe et de finalement trouver que c’est pas si terrible quand elle y est enfin, n’est peut-être pas si fortuite que ça!
Là-dessus je rentre du véto - après un super trajet en taxi à papoter tout le long avec mon chauffeur qui avait accepté le on call parce que de base il a lui-même deux chiens, et que donc on a parlé de ses chiens -
Et ils démontent la grue…

Bon du coup tu te dis que quand même ils sont fous ces singapouriens d’avoir installé l’oiseau de fer pour aussi peu l’utiliser ( non parce qu’elle ne fonctionne qu’un jour sur deux ou 3 depuis son arrivée)
Mais surtout tu te dis BON DEBARRAS!!!!
Heidi rentre à son tour…
Regarde les ouvriers en train de démonter la grue la larme à l’oeil
« décidément c’est une mauvaise journée aujourd’hui, que des mauvaises nouvelles! »
Elle a grosso modo la même tronche de martyre que lors de l’abattage des arbres.
Et deux heures plus tard, quand tu regardes de nouveau, la grue est complètement remontée!!!
Bon bin… fausse alerte…
Il y a probablement du avoir une sombre histoire de réparation ou un truc du genre…
Heidi est aux anges, elle a pas encore perdu SA grue ( elle adoooooore se ficher des frissons à la regarder sous toutes les coutures les ouvriers en particulier quand ils sont en train de marcher sur le bras)
Superchéri et moi, on l’est un peu moins… on y a presque cru!
Sur ce, je file et je vous souhaite un bon week-end!
Bonne journée!!
p.s. juste pour pinailler et illustrer le pourquoi de ma fausse joie en profondeur, je signale que la photo en tête de billet est postérieure à la photo en milieu de billet hein, ils ont descendu tout le bras avant de le remonter!

Tu seras livreuse, maman!
Bon alors j’avance gentiment dans la réécriture du manuscrit… c’est long, long, long…
D’autant plus que sur des journées comme hier c’est pas facile de se plonger dedans:
C’est une petite journée donc tu sais que tu as que la matinée de vraiment libre, mais voilà tu dois mettre les soins pour le chien - qui s’arrache littéralement la peau - au programme, donc tu le baignes avec le produit spécial, tu passes chez le véto pour l’anti-puce et tu tentes de déployer ton charme légendaire pour avoir un rab’ de cortisone SANS amener le chien…
- qui je le rappelle quand t’as pas de voiture à Singapour, te met à la merci des taxis, ce qui peut devenir assez sport selon les jours-
Seulement voilà d’après eux ça ferait déjà 2 ans que le chien a plus eu de cortisone - pas possible que ce soit autant, mais bon en toute honnêteté c’est pas de beaucoup donc on va pas ergoter de toute façon si leurs dossiers disent ça, ma foi je suis coincée - donc mon charme légendaire a piteusement failli et hop ce matin je dois emmener ce crétin de chien chez le véto…
ça c’est pour les réjouissances d’aujourd’hui, mais revenons donc à hier…
Donc, tu te tapes l’aller chez le véto - sans le chien- pour dégainer ton charme légendaire et tu échoues = 1 heure et demi d’envolée, parce que tu as manqué de chance pour les trajets en bus.
Du coup entre le temps perdu et la fatigue, tu te demandes si ça vaut vraiment la peine de t’y remettre avant que la môme arrive et que les vannes de tous ses problèmes existentiels profonds ne s’ouvrent - genre la Grande Dixence un jour de vidange - et tu passes finalement le temps sur les forums à écrire des jolies réponses a des questions utiles ( ah voui parce que si je vais un blog quasi 100% inutile, sur les forums par contre je maintiens ma réputation de mme-je-sais-tout-ou-presque et je ponds des belles réponses - enfin j’essaie- à des questions du genre « je pars en avion avec mon monstre de 2 ans, vais-je survivre? »
C’est con… j’aurais pu dégager quasi une heure à ce moment-là entre les différentes réponses pondues…
Et le reste de ta journée c’est des petits moments volés où ta concentration est pas terrible, mais où tu arrives quand même à avancer un peu.
Frustrant dans l’absolu… enfin jusqu’au moment où finalement ta progéniture vient sur ton épaule - vexée du fait d’avoir du te répéter deux fois sa demande parce que tu étais un poil TROP concentrée - et s’intéresse pour une fois à ce que tu es en train de faire:
« Quoi tu écris un livre? Mais alors tu vas devenir LIVREUSE!!!! »
[ là faut mettre l’incrédulité nécessaire dans le ton de voix ET les yeux comme des soucoupes et me voir moi en train de travailler très fort à retenir mon fou-rire devant son néologisme ET me précipiter sur Facebook pour y entrer sa dernière énormité en date]
« Mais je vais pouvoir lire ton livre? »
Euh non, pas tout de suite, celui-ci il est plutôt pour les adultes, mais après on pourrait en faire un pour les enfants ensemble?
[ là il faut visualiser l’outrage à l’idée que maman puisse faire quelque chose PAS pour les enfants, heureusement que je me suis dépêchée de lui pitcher le livre suivant pour apaiser son ire, sinon j’aurais encore des sifflements dans les oreilles ]
« Ah c’est vrai, j’ai pas fini mon livre de Winx non plus, faut que je m’y remette »
Si si elle a vraiment dit ça, du coup je lui ai signalé que de la Fanfic’ c’était cool pour s’entrainer, mais qu’elle pourrait pas gagner de l’argent avec ( ce qui est son but ultime, c’est fou ce que les enfants apprennent vite à être vénaux sur les bords
« Mais c’est terrible quand tu seras à Kinokuniya, tous les gens ils achèteront tes livres et il n’y en en aura plus! »
Pourquoi c’est terrible?
« Bin parce que tout le monde il voudra tes livres et tu seras RICHE »
Mouais alors chérie sur ce coup-là je veux pas casser ton coup, mais devenir riche en écrivant c’est pas exactement aussi facile que ça, même des gens qui vendent beaucoup de livres y arrivent pas forcément…
Apparemment c’était une dose un peu trop élevée de réalité pour elle, elle a changé de sujet
M’enfin c’est cool de savoir que j’ai déjà ma première fan, et qu’elle me voit déjà sold out en librairie! Un chouette baume à l’égo dans une journée par ailleurs pas très glorieuse.
Sur ce je vous laisse….
J’ai un bouquin à continuer de réécrire en attendant de devoir partir chez le véto
Bonne journée!

p.s. la photo, c’est juste le coucher de soleil d’hier soir, il a fallu que je lâche mon texte pour la trentième fois de la journée pour le regarder parce que tu comprends maman, il est trop magnifique… Quoique sur ce coup-là je peux pas lui donner tort, la lumière était magique, donc je partage
Le syndrome Transformers
Bon bin au programme du jour…
C’est petite journée pour Heidi. Elle est de nouveau partie à l’école ce matin avec le sourire, apparemment les appuis en maths et les longues théories sur le fait qu’à tout y prendre les maths c’était moins compliqué que le français parce que c’était un langage avec moins de règles et pas d’exceptions aux règles ont porté leurs fruits! Du coup elle a eu un compliment de la part de son prof, au vu de sa capacité à multiplier…
et est juste aux anges
C’est le fait de coincer une expédition chez le véto pour acheter des produits anti-puces… il semblerait au vu des démangeaisons intempestives de l’iPatch qu’il mérite au sens littéral qu’on le traite de « sac à puces »
Et c’est l’obligation que je me donne de ne pas passer trop de temps sur le billet du jour… parce que sinon je vais jamais réussir à avancer sur la réécriture de mon manuscrit!
- objectif que je vais essayer de tenir sur les prochains temps, de ne pas passer plus de 20 à 30 minutes sur le billet du jour… ce qui devrait avoir comme effet secondaire des billets plus courts… Je vous ai vu pousser un soupir de soulagement!
Allez, sur ce le sourire du jour et les photos du jour…

Cette capacité - que j’avais pas observée avant d’aller au Japon- de devenir un adulte responsable et de rester en enfance à de larges échelles de la population que partagent clairement les singapouriens et les japonais.
Depuis la résurgence de Transformers, il est plus facile d’observer à Singapour un autocollant Transformers sur une voiture ou un camion que de croiser une Fiat ou une Alfa Romeo ( si vous vous demandez pourquoi je cite ces marques en particulier, demandez à Heidi )
- Depuis que j’ai remarqué le premier de ces autocollants, j’en vois partout….-
Pour ceux ou celles qui auraient jamais vu Transformers, quand un Transformer est transformé en un véhicule anodin, il lui reste néanmoins son blason. Du coup mettre un autocollant Transformers, c’est un peu comme transformer ta simple bagnole en une batmobile l’air de rien
Alors autant les filles et les trucs kawaii - mignon- déjà à HK j’avais repris l’habitude, autant les autocollants Transformers, ça me laisse la même impression qu’une pub qui m’avait hallucinée au Japon quand j’y étais, avec le businessman en costume qui s’extasiait sur Pikachu
Si je devais faire de la psycho de bazar à 2 balles pendant quelques minutes… je dirais que c’est pas forcément un hasard de voir ça dans deux des sociétés les plus normatives que j’ai fréquenté de près, et où les hommes n’ont finalement pas tellement de places pour se rebeller, à part dans des petits espaces comme ça - où alors dans le contenu du tee-shirt…. ( à Singapour le tee-shirt est un moyen d’expression sociale, de rébellion, d’individualisation tout en portant un uniforme, etc. )
Sur ce, je suis arrivée au bout du temps que je m’étais fixée…
Donc je vous souhaite une bonne journée, je m’en vais fermer les portes-fenêtres de mon balcon, parce que les travaux ont démarré et qu’on s’entend plus penser avec le bruit qui rentre dans mon salon!
Et je vous dis à demain

Un an au Japon, épisode XIII
J’espère que vous allez tous bien
Ici la rentrée de fille chérie s’est bien passée, on espère que ça continue jusqu’à la fin de l’année!
Aller c’est parti pour un dernier épisode sur mon année au Japon…
Le temps des adieux
D’une fois de retour des vacances, les souvenirs s’emmêlent un peu beaucoup.
Parce que je n’ai plus rien écrit jusqu’au départ, les pièces du puzzle se trouvent dans les photos, dans tous les petits souvenirs que j’ai amassé, dans le carnet de souvenir rempli par tous mes camarades de classe - même les garçons! - les puri-kura - ces petites photos auto-collantes qui étaient le summum de la mode quand j’y étais - que je faisais à tout bout de champ et collectionnais…
Et vu la quantité d’affaires que j’ai ramené, je vous dis pas la complexité du puzzle - j’arrive d’ailleurs pas à remettre la main sur le dernier film de mon année… celui où il y a une photo de moi devant le Mt. Fuji ( mouais dire Mt- Fujiyama c’est une redondance, dans l’optique ou yama veut dire montagne
) Mais si je retrouve ces photos, je vous les mettrais
Avec le recul je peux le dire, j’étais allègrement atteinte de ce syndrome que j’ai retrouvé et compris une fois adulte lors de mes expatriations: la non-envie absolue de rentrer. Et quelque part ne plus écrire c’était tenter d’échapper au temps qui passe inexorablement.
A l’époque c’était moins clair dans ma tête, déjà parce qu’à 17 ans dur de croire que les adultes qui se sont fendus d’une explication paternaliste sur les phases émotionnelles d’un échange d’étudiant en immersion ( qui sont essentiellement les mêmes phases que pour un expat’ ) puissent avoir raison sur quelque chose qui te concerne. Après tout tu as 17 ans, tu es le maître du monde - ou du moins tu rêves de le devenir- et tu sais tout mieux que tout le monde.
Et puis, indépendamment de cette méfiance de l’adulte, il y a cette réalité qui fait qu’aucune tabelle d’explications sur des phases normales de comportement ne te prépare à le vivre. Et les sentiments que tu ressens sont souvent impossibles à faire rentrer dans cette description stérile et paternaliste qu’on t’a fourni.
Personne ne te parle des nuits et des nuits de cauchemars où ton subconscient invente mille et une méthode pour ne PAS rentrer - j’en ai parlé un peu lors du dernier billet, c’était très violent, et le fait que j’ai failli bien malgré moi être exaucée aidait pas mes conflits de loyauté - Comment se regarder en face quand on rêve la nuit de la mort de ses parents comme échappatoire à une séparation qu’on voit comme insurmontable?
Mais voilà après un an en immersion, j’étais pas pressée de rentrer, au contraire. Je sais que c’est pas le cas de tout le monde. Mais pour moi, rentrer a été un authentique cataclysme, j’avais fait des gros efforts pour me construire une vie, j’avais des amies, mon club d’Aikido, mes petites habitudes, je faisais des progrès de géant en japonais, et même si j’avais des critiques et des moments de blues, j’étais bien dans la vie que je m’étais construite.
Le fait est qu’étant étrangère au Japon, j’avais de base un statut d’ovni, et que ce statut tout en contradiction, où je pouvais sans sourciller passer du fait d’être trop mature pour mon âge, à faire un trip sur Hello Kitty et trouver ça trop mimi, était plus proche d’exprimer l’intégralité de moi - qui ai toujours oscillé entre l’excentricité et la normalité, un peu à vouloir le meilleur de tous les mondes - que ce que je l’avais jamais été.
Le départ c’était une page de ma vie qui se refermait à jamais, parce que même si j’y retournais un jour, j’avais conscience du fait que plus jamais je ne retrouverais cet effet d’immersion.
Dans les souvenirs qui pointent dans ces dernières semaines…
Il y a la neige - qui ne passe pas toutes les années à Okazaki- qui a fait son apparition et qui a encore pas si mal tenu dans le jardin.

Il y a la collection des cartes de voeux de Nouvel An. Les japonais couplent Nouvel An avec Nouvel An Chinois, ce qui fait qu’à Nouvel An on fait tous les rituels pour chasser les mauvais esprits de la maison, et surtout on s’envoie les cartes de voeux. 1999 c’était l’année du lapin - comme 2011 d’ailleurs
- et même si aucune de mes cartes n’a gagné à la loterie organisée par la poste - Les cartes sont numérotées, on les dépose à la poste à l’avance et la poste les distribue pour la nouvelle année puis elle tient une loterie et certaines cartes gagnent des lots. - elles sont toujours précieusement dans mes affaires.
Il y a le résumé de mon année qu’on m’a demandé de faire pour le livre annuel de l’AFS.
J’y ai mis toute mon âme dans ce texte, et c’est la première apparition sur quelque chose de tangible et durable de ma grenouille
C’est un texte que j’ai écrit seule, et qu’essentiellement il n’y a pas eu besoin de corriger. J’avoue par contre, ayant pas beaucoup pratiqué sur la dernière décennie, que je rame pour relire ce que j’avais écrit! 
Il y a la journée que j’ai faite seule à Nagoya, en séchant l’école, à quelques jours de mon départ. J’ai fait l’école buissonnière avec l’accord de mes parents, mais j’avoue qu’avec le recul je suis quand même hallucinée qu’ils m’aient laissé partir SEULE en train pour une journée dans la 3eme plus grande ville du Japon, à la recherche d’un magasin de mangas que j’avais vu de loin lors d’une expédition en famille.
Ceci dit, ils avaient pas tort de me faire confiance, dans l’optique où j’ai fait le shopping que j’avais dit que je ferais et rien d’autre, que je me suis pas perdue et que j’ai tenu mes heures de couvre-feu. Depuis le temps ils avaient pris l’habitude de mon indépendance ( quant à moi, quand on pense aux vapeurs que ça m’avait donné de me retrouver seule à Berne un peu plus d’un 1 an plus tôt, on va dire que j’avais pris confiance en moi) 
- ici dans la famille du frère d’Okasan, et ci-dessous comme en tête de billet, une photo de la fête de l’Aikido… je vous avais dit que j’avais des photos pas politiquement correctes
- 

-avec une copine de classe pour le dernier karaoké auquel j’ai participé-
J’ai eu le coeur brisé d’apprendre que je devrais quitter ma famille avant le Japon, j’aurais aimé rester avec eux jusqu’à la dernière minute. Ma dernière nuit à l’hôtel à Tokyo avant le départ, avec plein d’autres jeunes AFS, je l’ai passée dans ma chambre et ma douleur, tandis que d’autres sortaient faire la foire et profiter de Tokyo by night.
Le vol retour c’était tout un poème… mettez 4 suisses-allemands et une suisse-romande ensemble, et la langue qui nous semblait la plus simple à parler c’était le japonais! Toutes nos familles respectives nous ont accueilli en grande pompe alors que nous entre la fatigue, le décalage horaire et la tristesse… on ne voulait rien de tout ça.
Le retour à la vie suisse a été très rude.
Déjà il a fallu gérer le décalage horaire, et puis il a surtout fallu gérer le décalage culturel.
Je me sentais pas du tout chez moi dans cette Suisse que je retrouvais. J’avais perdu l’habitude d’entendre du français autour de moi, mon langage corporel avait changé: façon de marcher, je faisais des courbettes au téléphone - à vrai dire pas qu’au téléphone - et je regardais clairement différemment mon pays:
à la reprise de l’école je me souviens d’avoir été estomaquée par ces salles immenses et désertes, par le manque de politesse des élèves qui passaient leur temps à intervenir pendant les leçons, par le fait qu’on nous demandait de réfléchir par nous-mêmes au lieu de nous donner un cours à apprendre par coeur, et qu’effectivement quand le prof demandait une réponse, un « je sais pas » allait pas le satisfaire!
A la maison c’était pas plus simple: entre mes frères et soeur qui avaient grandi et étaient plus ceux que j’avais laissé, mes relations avec mes parents dont j’étais plus sûre tous les jours de comprendre les mécanismes et ce que je devais dire… j’étais complètement perdue et malgré une langue commune, je me retrouvais parfois autant perdue à tenter de deviner ce qu’ils voulaient vraiment de moi. Leur douleur quand je parlais d’appeler MA famille pour leur dire que j’étais bien arrivée se heurtait à ma peine d’avoir quitté le Japon et c’était juste irréconciliable.
J’étais prise entre deux feux, entre deux mondes, et je ne savais plus du tout comment tout faire coexister. Ce sentiment que j’avais avant mon départ de ne jamais pouvoir être complètement moi-même avec tout le monde, était de retour puissance 10: je ne me sentais à ma place nulle part.
Au final, après quelques mois - je pense qu’il m’en a fallu presque 6 mois en tout pour faire ce chemin- j’ai fait un choix conscient: j’ai refermé la porte du Japon.
Pour me réintégrer et me projeter dans un avenir en Suisse, il a fallu que je sabre dans le vif. J’ai laissé s’espacer les lettres, perdu les contacts avec beaucoup de monde au Japon… tout simplement parce que continuer c’était m’accrocher à une page de ma vie qui était morte. J’ai cessé d’en parler - j’étais de base assez excentrique sans en rajouter - et placer le Japon- j’ai cessé les contacts. Parce que garder un contact vivace et soutenu m’empêchait de faire un deuil nécessaire.
D’autres ont fait un autre choix que le mien, je sais que sur ma volée au Japon, au moins un a serré les dents le nombre d’années nécessaires pour y retourner dès qu’il était suffisamment avancé dans son université pour obtenir un erasmus.
J’ai fini par me refaire à la Suisse, gommer les traces de la japonaise en moi.
Elle reste présente dans mon amour des sushis, dans le fait que de temps en temps j’ai une crise et j’écoute mes disques, dans le fait que j’aime toujours mes mangas, dans mes expéditions punitives au McDO ( j’ai pas toujours été au régime
) au Japon un menu Big Mac était un moyen de gérer le blues de la Suisse, après mon retour - vu que les sushis c’était pas encore ça juste après mon retour - le Big Mac a changé de camp et est devenu un moyen de gérer la nostalgie du Japon!
La japonaise reste aussi présente dans certains des choix que nous avons fait plus tard: cette année d’échange m’a donné les moyens d’encourager avec le sourire Superchéri quand ses recherches d’un nouveau travail ont ouvert la porte de la mobilité. Quelque part je savais ce qui m’attendais à l’aller et au retour, je l’avais déjà fait, donc je n’avais guère de doute que je pourrais à nouveau y arriver.
Cette année influence aussi la façon dont je gère mes étés, et ce que je tente de transmettre à Heidi, qu’elle arrive à développer un attachement, quelques racines aussi pour ce pays qui est le sien selon son passeport.
Mes japonais?
Ils sont venus en Suisse l’été suivant mon retour, ça a permis de mettre du baume au coeur de mes parents, à défaut de comprendre complètement mon attachement, ils ont pu les voir, passer du temps avec eux et ne plus les voir seulement comme ces gens qui leur avaient un peu volé leur fille. 
Ils n’ont pas de mes nouvelles régulièrement… c’est plutôt au lance-pierre, parce que les contacter c’est souvent ouvrir la porte à une boîte de Pandore, celle de ma douleur d’être partie - mais quand je pense à eux, c’est toujours avec le même amour - ça aussi ça aide pas, parce que malgré les années mes conflits de loyauté restent - mais pour autant que je le sache ils vont bien
Une de mes soeurs est mariée, la plus jeune, tandis que l’autre suit l’autre voie japonaise ouverte à une femme: elle fait carrière. Une femme japonaise a en moyenne plus de liberté qu’un homme: alors que l’homme se doit dès sa sortie de l’université de se mettre au travail sérieusement. Une femme a quelques années ou elle peut vivre comme elle l’entend. Mais quand vient gentiment l’âge de se poser, elle a deux choix: une famille ou une carrière, elle ne va pas pouvoir faire les deux.
Ils ont un chat: Mumu. Ça, ça m’a fait rire pendant des heures de l’apprendre: pendant TOUTE mon année chez eux, je les ai tanné sur le fait qu’avoir un chat c’était chouette etc. et on me répliquait inlassablement que chat et tatami ne font pas bon ménage, etc.
Je pars et ils prennent un chat
En 2009, je suis allée les voir avec Heidi sous le bras, puis mes soeurs sont venues à Hong Kong pour quelques jours. Mais ça ce sera une histoire pour une autre fois peut-être

Voilà je referme cette page sur le Japon… j’espère que vous avez eu autant de plaisir à la lire que j’ai eu à l’écrire!
Bonne journée et à la prochaine pour de nouvelles aventures

Un an au Japon, épisode XII
Côté vie de tous les jours, c’était la rentrée scolaire ce matin, pour la dernière ligne droite de l’année. On espère que les heures passées à faire des maths durant ces vacances auront portés leurs fruits.
En attendant pour moi c’est surtout une chance de reprendre des rythmes de travail plus régulier, au vu de la structure que les horaires d’école imposent à mon quotidien - si seulement j’arrive à me motiver parce que le fond de tendinite que j’ai entre la nuque et les épaules c’est pas terros pour envisager les heures sur le clavier!- je vous livre donc le douzième épisode de la série sur le Japon.
Bonne lecture et bonne journée!
Les deux gros trucs qui se sont passés en décembre...
Comme je le disais en forme de teaser dans l’épisode précédent, mon mois de décembre a plus particulièrement été le théâtre de deux événements.
Le premier mi-décembre a failli avoir des conséquences tragiques.
12月13日
Trainassage au lit ce matin... j’en profite quand je peux... faut dire que tant que c’est devenu mon habitude le matin de ne pas sortir plus que le volume de mon corps nécessaire pour atteindre le bouton d’allumage du chauffage, de me ré-enfourner sous le duvet ( enfin les deux duvets) et attendre que la température de la chambre soit décente pour me lever... Et le dimanche... je fais pas l’effort d’étendre le bras... le plus longtemps possible!!
Journée tranquille... jusqu’en milieu d’après-midi... départ pour la fête de Noël de l’Aikido!! On a de nouveau passé une super fête... Bien rigolé, même si j’ai essentiellement pas bu... moins besoin de mentir comme ça. Ceci dit, ils m’ont laissé y aller... faut donc bien croire qu’ils m’ont cru la première fois...
En début de soirée, une petite frayeur... je rentre... plus de tapis chauffant sous la table sur salon... il a court-circuité... flamme et compagnie... heureusement Aki était juste à côté et a pu tirer la prise tout de suite...
Bon par contre du coup Otosan et Okasan ont peur d’en racheter un... et on se les gèle au salon... même s’ils ont approché le chauffage portable en contrepartie.
12月14日
L’événement du jour... putain j’arrive pas à réaliser... est en fait un événement de la veille... j’ai des frissons rien que d’y penser... d’autant plus que ça a failli être la réalisation d’un rêve que j’ai parfois ces temps...
Aujourd’hui j’ai eu un téléphone de la Suisse... maman voulait me prévenir, pas que je m’inquiète... l’appartement a brûlé... dimanche matin à 7h00 heure suisse... donc presque à la même heure que le tapis du salon a pris feu ici...
La télévision de maman a implosé, elle a été réveillée par les flammes, il a fallu sortir tout le monde de l’appartement, appeler les pompiers depuis chez les voisins. ils ont eu de la chance il n’y a que des dégâts matériels, mais l’appartement est inutilisable, probablement pour plusieurs semaines. Beaucoup de choses vont devoir partir à la poubelle... j’avoue que du coup j’ai la trouille pour mes affaires... que vais-je retrouver en rentrant?
Elle va me redonner des nouvelles sur les prochains temps, mais une chose de sûre... plus d’emails ou moins facilement, vu que l’ordinateur a fait partie des trucs qui ont brûlé.
12月15日
J’ai passé une bonne partie de la journée à ressasser le téléphone d’hier avec ma mère. Le truc qui passe le plus mal, c’est la culpabilité de me dire que j’en ai rêvé... qu’il leur arrive quelque chose et que je reste à tout jamais. C’est un fantasme irréaliste, je le sais, on me laisserait pas rester pour autant...
Mais c’est surtout la réalisation culpabilisante que j’ai bien failli être exaucée. Je me sens du coup comme une merde.... le risque inhérent à souhaiter quelque chose, même inconsciemment, je suppose.
Et oui, le 13 décembre 1998, il s’en est fallu de peu pour que je perde au moins ma maman - voire carrément le reste de ma famille - flippant hein! Ça a été d’autant plus dur de gérer mes envies de ne pas revenir, qui s’exprimaient assez graphiquement la nuit.
L’incendie est une de ces pièces de nos vies respectives - entre ma famille et moi- qui reste complètement disjointe. Ils ont perdu les photos de ce qu’ils ont vécu durant mon année d’absence - c’est heureusement les seules archives photos qu’ils ont perdu- Ils ont vécu des semaines en meublé, je suis la seule à ne pas avoir vécu ces semaines de près, les semaines où ils étaient entassés les uns sur les autres, en mode de camping.
Je vivais dans ma souffrance - celle de partir bientôt -, eux dans la leur, et d’autant plus que la communication était plus compliquée du fait de la perte de l’ordinateur familial, ces dernières semaines avant mon retour, on s’est soudain retrouvés plus que jamais à des années-lumières.
Ma mère se battait avec la régie, les assurances pour faire en sorte que les travaux de rénovation soient effectués le plus rapidement possible...
Elle a mis une énergie impressionnante dans le fait de rétablir ma chambre, un truc que je ne suis pas sûre d’avoir apprécié à sa juste valeur lors de mon retour.
A mon retour mi-février j’étais la seule dont la chambre avait l’air quasi exactement de ce qu’elle était avant, aux murs blancs près, parce qu’évidemment tous mes posters avaient été perdu dans l’histoire!
Le second gros truc de mon mois de décembre est heureusement plus joyeux: c’est nos vacances en famille en Malaisie - plus précisément à Langkawi - puis à Singapour.
12月27日-30日 Langkawi
Des vraies vacances à la japonaise… incluant les séances photos à la sortie de l’avion, et les visites qui s’enchainent!
On avait un programme dense évidemment: ferme de crocodiles, marchés, parc naturel marin - où on avait nourri les fameux requins roses, traduire les requins de récifs à pointe noire, qui proches de la surface à la lumière du soleil ont effectivement une tendance à avoir l’air rose, dans la mêlée il y a un requin qui m’est passé entre les jambes, je dois dire que 14 ans après je m’en souviens encore comme si c’était hier… - 
On courait du matin au soir, d’une activité à l’autre, et j’étais sur les genoux - j’étais pas la seule ceci dit, sauf que le japonais est entrainé: il dort dès qu’il peut dans les transports, ce qui était pas mon cas! - 
Mais dans mes souvenirs les plus intenses, y’a ces moments de stupéfaction absolue des européens que je croisais et qui se demandaient ce que je fichais au milieu de japonais.
Les plantations d’Hévéa: 
la visite de la maison traditionnelle:
Mon moment de trip absolu face au Birchermüesli du buffet petit-déjeuner. Je me suis re-servie trois fois, mes japonais ont vaillamment goûté et m’ont regardé avec la même perplexité empreinte de dégoût que la plupart des occidentaux face à du natto!
C’est ma première rencontre avec des macaques à longue queue - et je vous assure qu’ils étaient nettement plus timides à l’époque que ce qu’ils ne le sont de nos jours- lors de la visite du pregnant maiden lake - qui n’avait pas tous les aménagements actuels -

Et la baignade dans le lac dont j’ai allègrement profité!



C’est le coup de soleil de ma vie pour cause de différence de taille de maillot de bain: 3cm de peau toute blanche, et donc moins protégée de ce soleil des tropiques que je testais pour la première fois, qui a gardé par la suite sa teinte pendant près de 2 ans.
C’est nourrir ces bébés requins pointe noire - à l’époque ça m’avait bien plus fasciné que le snorkeling et observer des poissons-clowns dont je ne savais pas encore que ce que c’était.
Je crois que mon coup de coeur pour Bornéo presque 10 ans plus tard a pris racine dans ce Langkawi aujourd’hui disparu, Bornéo ressemble pas mal au Langkawi que j’avais vu: les marchés bigarrés, beaucoup de maisons traditionnelles, peu de développement encore - par rapport à aujourd’hui - 

12月30日- 1月1日 Singapour...
Un pèle-mêle des deux jours vu qu’écrit après coup...
Comme la Malaisie, je suis la seconde de la famille à visiter le pays... Dad y avait été avant moi en business trip, enfin sauf que lui avait surtout vu l’aéroport en transit!
On arrive à Singapour en business, on a été reclassé... trop la classe, la première fois de ma vie que je vole en business class... y’a quasi de la place pour mettre 2 moi!
Premières impressions de Singapour une métropole mais tellement verte... il fait pas spécialement beau, mais il y a des arbres partout... le mélange de la forêt vierge et de la ville. on a un hôtel pas trop loin de Orchard Road, LA rue de Singapour... les Champs-Elysées ou la rue du Rhône locale.
- au pied de Shaw House, en train justement de profiter d’une pause shopping dans ce qui n’était pas encore un MacCafé, et oui je lis un des livres mentionnés ci-dessous-
On a quelques visites au programme: on visite un grossiste en bijou... je craque complètement sur une paire de boucles d’oreille en or... je négocie finalement de me faire avancer l’argent par Otosan et je le rembourse avec l’argent qui me reste de côté en rentrant au Japon. Un grossiste de sac à main en peau de crocodile. On fait quelques visites en ville, notamment le Merlion... symbole de Singapour et le jardin botanique, qui abrite une des plus belles collections d’orchidées au monde.
Vu la passion d’Okasan pour les fleurs, le National Orchid Garden c’est un arrêt obligatoire, et il faut bien reconnaître que c’est splendide. 



Mais mon moment de paradis à moi... c’est le passage en librairie... la plus grande librairie que j’ai jamais vu... un rayonnage entier de livres à l’eau de rose... ils ont quasi tous mes auteurs préférés complètement en stock... J’achète 3 livres... une orgie!
J’avais jamais un bouquin de cette taille en anglais... qu’à cela ne tienne... je vais les lire et les relire jusqu’à les comprendre... de toute façon après bientôt 11 mois sans un passage dans une vraie librairie... que le fait de pouvoir acheter quelque chose dans une langue que je peux au moins déchiffrer.... c’est juste un orgasme à l’état pur.
En plus... j’obtiens dans les moments shopping des moments de liberté... va savoir pourquoi... je crois que personne ne partage ma soif des rayonnages de bouquins en anglais... je me balade toute seule pendant un moment, on se retrouve à l’hôtel.
Le 31 décembre est tout aussi atypique que l’a été Noël... on est tellement étourdis de fatigue qu’on se branche sur NHK, qu’on se souhaite la nouvelle année à minuit heure du Japon... et qu’on s’effondre pour dormir... il est donc 23h, heure locale.
Un des trucs super marrants avec mon séjour, c’est que j’ai un souvenir précis du Marriott, de Wheelock House et de Shaw House, mais aucun de Ngee Ann City - alors que selon toute vraisemblance j’ai marché devant aussi!
Autre exemple: je me souviens visuellement du télécabine - on le devine en arrière-plan de la photo- qui relie Mt. Faber à Sentosa MAIS j’ai aucun souvenir du Mt. Faber, alors que visiblement j’y étais:
- C’est fou comme Sentosa a changé hein!, ceci dit le papa Merlion était déjà là, dixit Heidi soulagée après avoir étudié la photo!-
Ces 2 jours à Singapour, c’est une part de mon attachement à la cité du Lion, à vivre ici je suis plus proche d’un part de mon passé, un peu comme si une boucle s’était refermée quelque part...
La suite au prochain épisode... l’heure de se dire adieu... 
Tu sais que tu vas trop souvent au...

- Tu connais le plan du zoo par coeur
- Ta fille récite le show par coeur ( pendant que toi, ceci dit, tu arrives à repérer toutes les variations depuis la dernière fois)
- Ta fille - encore elle- s’indigne parce qu’ils ont aucune imagination: leur serpent il s’appelle toujours Maggie que ce soit un python, un python albinos ou un boa constrictor comme aujourd’hui!
- Ta fille te signale que l’autre jour, le monsieur qui fait l’animation du show, il était en train de travailler du côté du zoo!
Mais bon comme chaque sortie est unique, faut pas croire que des petits détails comme ça nous empêcherait pas d’y retourner.
Dans les temps forts du jour - enfin du soir- il y avait:
Le fou-rire dans la cave Naracoorte, parce que le rat qui se grattait frénétiquement nous faisait penser à l’iPatch ( enfin pour rendre à César c’est plutôt l’iPatch qui nous fait penser à un rat avec ses petites pattes souvent pas très poilues… )
Et le moment de fascination absolue devant la vitre des scorpions noirs… qui brillent à l’UV:

Heidi qui sauve les touristes chinois perplexes devant les signes des toilettes du East Lodge, et qui arrivaient pas à savoir lesquels étaient fille, respectivement garçons ( à leur décharge c’est écrit ladies et gents, avec des illustrations africaines)
Elle leur a expliqué très patiemment en mode minimaliste - traduire elle a pointé du doigt - lesquels étaient “ boys, girls” J’avoue que la miss qui part du principe qu’il va falloir parler simple parce qu’à priori l’autre ne parle pas la langue et le niveau d’anglais qu’elle utilise m’a bien fait rire ( sous cape hein)
Les lions dont on a enfin réalisé qu’ils sont des lions d’Asie et non d’Afrique comme au zoo. La miss du coup s’attarde à lire leur panneau et revient me dire “ tu te rends compte maman, les lions d’Asie ils mangent des sangliers comme Obélix!”

Nalo, le bébé girafe, qui était en train de ruminer couché, ce qui m’a valu a valu 5 minutes de
“ Please Nalo come on here”
“ S’il te plait, s’il te plait je t’en prie, lève-toi et viens vers moi”
Et autres variations du genre… bruits pour attirer les chats, couinements de loutre, un peu tout y est passé… sans succès!
Vu qu’on parlait des loutres. Elles miaulaient tout ce qu’elles pouvaient! Au stade où les deux binturongs dont elles partagent l’enclos, les suivaient à la trace

“ Ahhh t’as vu maman, elles font trop de bruit pour qu’ils dorment!”

On a pas été voir les chauve-souris, parce que tu comprends maman, les gens ils crient toujours comme des hystériques, c’est fatiguant ils me font mal aux oreilles!
On a toujours pas vu le Tarsier, même si pendant quelques secondes on y a cru vu qu’il y avait des cafards qui se baladaient dans sa cage, par contre les loris lents étaient bien vigousses, au stade ou fille chérie m’a prié de ne pas m’attarder devant son ilôt: “ tu sais maman, il est venimeux, et là il te regarde un peu trop, ça me fait peur qu’il te saute dessus!”

Ok!
Les gavials indiens sont amoureux: ils se faisaient des câlins!
Quant aux pangolins ils dormaient comme d’habitude, mais comme ils ont refait l’enclos, pour le moment du moins on les voit bien!

La visite a fini en beauté en passant dans l’enclos des biche-souris, où fille chérie a fait une imitation époustouflante de tata Vivi
A chaque “ oh mais t’es trop chou!” je me baissais pour vérifier que c’était bien toujours ma fille que j’avais avec moi et pas ma soeur
Bref…
Comme à chaque vacances on est allé au Night Safari
Bonne journée!

Un an au Japon, épisode XI
Les vacances battent toujours leur plein mais il fait relativement souvent MOCHE - traduire gris et pluvieux mais sans la température qui va avec en Suisse quand on voit ce genre de temps- donc c’est une bonne excuse pour laisser fille chérie s’éclater à
Et de s’époumoner sur Jennifer Lopez dans sa chambre - porte fermée - avec sa meilleure copine: j’ai nommé Lovely Nounou que j’hésite entre à jalouser pour cette relation quasi BFF avec ma fille ou à proposer pour la prochaine vague de béatification justement pour cette relation quasi-BFF avec ma fille.
Et du coup je m’occupe de l’épisode suivant de cette année au Japon…
Séjour éclair à Kyoto
Juste après mon retour d’Iida, je pars avec Okasan pour Kyoto. Je sèche l’école pour ça, vu que techniquement nous y sommes allées un jeudi-vendredi!
Faut croire que j’étais clairement pas la seule à sentir monter la pression du départ!
11月26日-27日
Nous sommes parties Okasan et moi relativement tôt en direction de Kyoto, en train... parait que c’est la galère en voiture. Je soupçonne aussi Okasan de ne toute façon pas vraiment vouloir vérifier ça, elle est nettement moins à l’aise au volant qu’Otosan.
On restera dans une petite auberge dans la vieille ville de Kyoto, dans la lizière du quartier de Gion, où sont les Geiko.
Une petite leçon d’histoire, de vocabulaire et malheureusement - enfin pour certains qui ont toujours cet air exalté quand on parle de Geisha - de remise en question de certaines images d’Epinal s’impose…
Gion ( prononcer Guionne grosso modo) est un quartier qui historiquement s’est développé dans le but d’accueillir les voyageurs et les pèlerins qui se rendaient aux temples. Petit à petit il a évolué pour devenir le plus grand et le plus reconnu des quartiers de Geisha du Japon.
Mais attention, même si leur côté secret, nos regards et fantasmes d’occidentaux et quelques romans bien ficelés ont tendance à nous le faire croire, une Geisha n’est pas une prostituée…
L’association qu’on a tendance à faire en occident, vient selon toute vraisemblance des GI américains, qui évidemment ne voyant pas trop la différence, ont pris l’explication des prostituées se décrivant comme des Geisha girls pour argent comptant ( alors que légalement les Geisha n’avaient pas le droit de se prostituer et vice versa pour les prostituées, les deux métiers étaient strictement séparés et réglementés)
C’est une artiste, une fille qui a passé par des années d’entrainement intensif pour tous les arts - musique traditionnelle, danse, cérémonie du thé, etc. - et à Kyoto on ne parle pas de Geisha…
Il y a les Geikos - enfant de l’art littéralement- qui sont confirmées et portent un costume discret, sans le maquillage blanc qu’on associe nous avec les Geishas - Elles le restent aussi longtemps qu’elles ne veulent pas se marier. Une Geiko se doit d’être célibataire - même si elle est tout à fait libre d’avoir une vie amoureuse - et si elle veut se marier elle doit quitter la profession.
Et leurs apprenties, les Maikos ( prononcer mayuko plutôt). Autrefois elles étaient souvent vendues dans l’enfance aux maisons, aujourd’hui elles commencent leurs apprentissages entre 15 et 18 ans selon les régions du Japon.
On ignore leur nombre exact, on sait juste que c’est une profession devenue rare dans le Japon moderne. La demande a baissé, de même que l’enthousiasme pour une profession ou les sacrifices et les exigences très élevées: être Geiko demande la même discipline et endurance que n’importe quel sport ou art de haut niveau.
Pour en lire plus… wikipedia bien sûr
- les articles en anglais étant bien entendu plus complets et plus précis que ceux en français!
Ils disent merci bizarre ici: Okini...
Mais Gion c’est juste fantastique: on a l’impression, à part pour les hordes de touristes, de quitter le Japon moderne.
Première activité du jour, on a été visité le temple au pavillon d’Or, Kinkaku-ji. 
Et là j’ai vraiment compris pourquoi est-ce qu’Okasan voulait me montrer Kyoto maintenant. L’avalanche de couleurs des feuilles d’automne, au milieu de ces jardins zen... c’est une symphonie... je sais pas comment dire autrement... superbe... Et les jardins zen, tu t’y prends comme tu veux mais impossible de rater une photo là-bas, la difficulté c’est juste de ne pas avoir 36 touristes sur ta photo... parce que du monde il y en a! 


Le pavillon d’Or est beau, mais je dois avouer qu’il me fait pas autant d’effet que le jardin... je ne me lasse pas de ces couleurs!


Okasan m’emmène ensuite dans la forêt de bambous... Mon dieu... les bambous font 50 bons mètres de haut, épais comme des troncs d’arbres, je suis sans voix... J’aurais jamais imaginé qu’un bambou devienne aussi grand! Elle me montre que si sur un lac ou un étang on fait un ricochet... on peut aussi en faire dans une forêt de bambous géants... c’est du plus bel effet.
En cours d’aprem, on retourne dans l’auberge... et la seconde partie de la journée commence... elles me transforment en Maiko... vu que c’est comme ça qu’on dit pour une apprentie geisha.... qui sont d’ailleurs les seules habillées aussi voyantes, extravagantes...

Y’en a bien pour une heure, entre le maquillage et les multiples couches à d’habits à empiler... difficile de me reconnaître à la fin de l’opération! On me sort ensuite devant l’auberge et un petit tour dans la rue avoisinante pour quelques photos en situations... je dois faire de tous petits pas, en rentrant bien les pieds vers l’intérieur... paraît que c’est comme ça qu’on a la bonne démarche!


Après reste plus qu’à reprendre apparence humaine, et on va se promener dans Gion... avec l’espoir secret d’en croiser des vraies de Maiko, en route pour leur soirée de travail... et ce sera chose faite... aperçu furtif au détour d’une rue... seul le souvenir en restera... après tout je me sentais voyeuse de tenter la photo... 

Le lendemain, on est allé à Nara, une ville proche... la toute première capitale fixe du Japon si j’ai bien suivi ce qu’Okasan m’a expliqué. De nouveau des tonnes de touristes, des arbres de mille couleurs ( mais ça comme la veille je m’en lasse pas!)

A part les nuées de cerfs qui vadrouillent librement dans le parc et le temple... le plus impressionnant c’est clairement la statue de Buddha, le daibutsu... il est juste gigantesque... et le temple qui le contient d’autant plus... Ai tenté de faire quelques photos ou on prend la différence de perspective... on verra ce que ça donne.
Sinon j’ai acheté des souvenirs... le plus beau c’est j’ai trouvé un set à saké érotique pour dad’ à défaut des petits verres habituels... Okasan était un peu embarrassée... mais je suis sûre que dad’ sera mort de rire quand il le recevra!

Ensuite on s’est gentiment mises sur le chemin du retour... déjà!
En tout cas c’était un superbe moment... j’adoore Okasan et Otosan de m’avoir permis de faire cette visite!!
On arrive gentiment au mois de décembre, le froid se fait de plus en plus intense.
Mes copines de classe sont juste atterrées par mon manque de résistance au dit-froid ( mes diverses tactiques pour le contrer je vous en parlé dans l’épisode 9, les font rire sans fin), après tout je viens de Suisse!! Ouais peut-être bien que je viens de Suisse!!! Mais on a le chauffage central nous!!
Le départ se fait aussi sentir, et dans cette urgence de TOUT faire, on se retrouve avec mes parents d’accueil à 100%.
Otosan voit soudain mon envie d’accumuler le plus grand nombre possible de CD avant mon départ non plus comme une dépense inutile de mon argent, mais comme une volonté de conserver un lien:
Il a enfin compris mon obsession de rentrer avec un max’ de CD et il m’a proposé une solution qui satisfait ses normes d’économie... Il me fait des copies de tous les disques qu’il emprunte!
C’est bien le Japon ça, d’avoir encore des discothèques... je me souviens vaguement que Dad empruntait des disques quand j’étais toute petite, mais ça fait longtemps qu’on ne trouve plus ce genre de choses en Suisse.
Du coup j’ai l’album de Kiroro... et il m’a promis de me faire tous les autres albums qui m’intéressent dans ceux qu’il emprunte d’ici à mon départ!!!
Entre l’Aïkido - dont je fais aussi la soirée de Noël, faut croire que mes mensonges sur ma non-consommation d’alcool ont porté leur fruits vu que ma famille d’accueil m’a laissé y aller - les visites chez des amies dont Kanako - qui va partir avec l’AFS et que j’ai rencontré pour la première fois au camp d’été et revu plusieurs fois depuis
Les diverses rencontres de Noël de l’AFS avec ma marraine, avec le chapter de Nagoya - fête où l’on tire tous une tronche des mauvais jours. On est tous en train de compter les jours, renvoyer nos affaires excédentaires, le seul réconfort est dans le fait qu’on partage tous la même souffrance.
L’ambiance est un poil surréaliste, je peine à voir l’avent qui se déroule et Noël qui approche. Je prends conscience du fait qu’ici ça ne signifie pas grand chose.
Je peine à garder un journal soutenu, comme si raconter chaque jour qui passe c’est leur donner une consistance plus réelle.
Décembre sera toutefois marqué par deux événements… ce sera le prochain billet!
Bonne fin de journée et à la prochaine! 